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New York ressort ses barbelés : victoire des Knicks 92-84 contre Indiana, ça c’est de la bonne win verrouillée à la Tom Thibodeau !

On l’attendait, on voulait la revoir, elle a pointé son nez au meilleur moment ce lundi soir. Disparue depuis quelques temps, la redoutable défense des Knicks a refait son apparition dans le match contre Indiana cette nuit, et c’est tout New York qui a pu souffler un coup : un succès 92-84 à l’ancienne, avec un gros rempart bleu-blanc-orange et un soutien du collectif complet.

Le sujet faisait limite peur, et on en avait parlé avec un peu d’effroi.

Après nous avoir habitué à des masterclass défensives l’an dernier, les Knicks n’y étaient pas du tout dans leur propre moitié de terrain sur ce tout nouveau début de saison. Manque d’automatisme ? Peut-être. Nouvelles têtes à incorporer ? Oui, peut-être aussi. Mais quelles que soient les raisons, les chiffres étaient là, sans appel. La 25ème meilleure défense de toute la NBA, et un 5 majeur honteusement poreux, de quoi faire suer un Tom Thibodeau peu habitué à ce genre de désintérêt général. Le coach de New York en parlait d’ailleurs avant la rencontre de ce lundi soir, du fait que tout le monde devait s’y remettre. Chacun devait trouver un moyen de fournir un effort supplémentaire, car l’efficacité de l’équipe passerait par l’addition de tous ces engagements, et il y avait une belle opportunité à saisir face aux Pacers de Rick Carlisle. En plus, ce n’est pas comme si Indiana, tout torse bombé, avait battu les Knicks à la maison quelques jours plus tôt (111-98) avec un Myles Turner de gala. On laisse la rivalité historique de côté, pas de Reggie Miller ou de John Starks ici mais bien deux effectifs ayant besoin d’une belle win. Celle de cette nuit ira finalement dans le camp des bockers, évoluant à domicile devant un public aussi inquiet que survolté.

Inquiet ? Oui, car le cinq majeur a encore été bof-bof, alternant entre le bien (début de match de Kemba), le moins bien (3 lancers provoqués au total) et l’imblairable (en gros tout le reste). Quand même quelque chose d’assez troublant, après tout le tabassage médiatique qu’il y a eu cet été, de voir ce cinq de départ autant galérer ensemble. Des ajustements à faire par la suite ? Oui, c’est sûr. Et il a encore fallu en réaliser, quand Indiana prenait plus de 10 points d’avance et l’ambiance n’était pas tip-top au Madison Square Garden. Cependant, quand on dit public inquiet, on le suit immédiatement avec le mot survolté. Lorsqu’il a fallu faire la différence, c’est le banc des Knicks qui a pris le match et en a fait une affaire personnelle, derrière les efforts de D-Rose, Immanuel Quickley, Obi Toppin et Taj Gibson pour ne pas citer Alec Burks. Voyant ce cinq de départ autant galérer, il fallait bien que la survie de New York vienne de quelque part. Ce sont donc Quickley et Rose qui vont faire lever la foule, pendant que Taj va boxer comme un diable ce grand Domantas Sabonis taillé dans du titane. Deux gros dunks de Toppin, une énorme défense de groupe, et voilà comment vous arrivez à faire passer la pilule, celle d’un cinq majeur sous-performant. Heureusement, Thibs et ses assistants ont tout de même pu compter sur une flèche assassine de RJ Barrett ou quelques drives autoritaires de Julius Randle, mais si peu et si loin de l’apport projeté… Comme on dit dans le jargon, l’important c’est les trois points donc New York a fait le boulot, en se rappelant de ses fondamentaux identitaires.

10 points encaissés dans le dernier quart, seulement 2 paniers autorisés car le reste c’est du lancer, l’enfer a été déchaîné sur Malcolm Brogdon qui a enchaîné les mauvaises décisions lorsque LeVert et Turner ne se mélangeaient pas les pinceaux. C’est con, mais ça passera par là pour New York, qui a certes réalisé des progrès et des ajouts en attaque mais reste une équipe combattive et qui devra faire la différence avant tout dans sa propre moitié de terrain. Cela s’est vu quand il a fallu calmer les Bulls, freiner les Bucks ou terminer les Sixers. On arrête les conneries et on sort la boîte à claques. C’est ce qui s’est produit cette nuit, à voir si cela tiendra sur les soirées à venir.

Derrière l’excellent apport du banc (44 à 13 pour les Knicks) et une défense collective nettement plus sérieuse que ces derniers temps, New York retrouve le sourire et une victoire « à sa manière ». Non, même si c’est agréable aux yeux, ce ne sont pas des victoires avec des scores fleuves qui sentiront l’odeur du MSG. C’est le grind, le muscle, la défense et les efforts en plus qui feront vibrer les fans et lever le niveau réel de cette équipe. On demande confirmation, avec deux matchs à emporter sans négocier face à Orlando puis Houston.

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