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Les Wizards sont numéro 1 de la Conférence Est : 10ème victoire en 13 matchs, et encore une fois sans compter sur Bradley Beal

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La hargne et le collectif, voilà ce qui transpire à Washington sur ce début de saison.

Source image : nba league pass

Celle-là, fallait la placer sans trembler du menton avant le début de la nouvelle saison. Et si je vous dit qu’au bout d’un mois de compétition, les Wizards sont les leaders de la Conférence Est et qu’ils viennent de remporter leur 10ème match en 13 rencontres, ainsi que leur troisième match cette année sans Bradley Beal ? Vous pouvez vous mettre autant de claques que vous voulez, nous sommes bien dans la même réalité.

Il va falloir qu’on parle de Wes Unseld Jr un de ces jours ? Il va falloir qu’on parle de Wes Unseld Jr un de ces jours.

Nouvel entraîneur à Washington après avoir pris la place du légendaire Scott Brooks, pas la plus simple des missions quand ton prédécesseur a étalé ses excréments sur tous les playbooks de la région, Unseld (ou WUJ) nous laissait forcément dans l’intrigue. Qui est ce nouveau coach principal en NBA ? De quel héritage vient-il et quel basket va-t-il pratiquer ? Au bout de quatre semaines de saison régulière, on commence à avoir un début de réponse. Disciple de Mike Malone du côté de Denver, Wes a adopté pas mal de sets du Colorado pour les importer dans le Capitole, et on peut dire que les effets sont immédiats. Première chose, en ce qui concerne le match de ce lundi soir et donc le contexte dans lequel il s’est joué : next man up. Comme à Denver, où il a toujours fallu compter sur la somme des individualités plutôt que de tout foutre sur le dos d’une giga-star, Washington base sa réussite sur plusieurs éléments dont la profondeur d’un effectif aussi talentueux qu’expérimenté. Par exemple, ce lundi, en jouant encore une fois sans Rui Hachimura, Thomas Bryant et Bradley Beal qui a perdu sa grand-mère récemment,  les Wizards n’ont pas tremblé et ont su appuyer là où cela faisait mal, quand ça doit faire mal. Pas d’excuse recherchée, on va mettre les bonnes personnes sur le coup s’il le faut. Un trio d’ex-Lakers avec Kentavious Caldwell-Pope, Kyle Kuzma et Montrezl Harrell qui ont encore été bons cette nuit (KK maladroit mais clutch, KCP impeccable en défense, Trez qui fait du Trez), un Spencer Dinwiddie toujours aussi à l’aise (27-5-9), et s’il faut envoyer quelqu’un comme Aaron Holiday au charbon pour assurer dans le cinq majeur, qu’il assure et ne dépasse pas son rôle. C’était, en partie, la recette de ce lundi, mais pas seulement.

Une grosse défense, voilà ce qui peut aussi faire la différence. Quand hier soir les shoots ne rentrent pas, comme sur ce second quart-temps de l’horreur qui voit Washington planter 16 points en 12 minutes, il faut trouver une alternative. D’où l’envoi de Deni Avdija sur Brandon Ingram (9/23 au tir), les lectures de KCP avec un ou deux efforts de Harrell sur Valanciunas, et une gueulante bien timée au vestiaire. Après la balade de la première période (58 points), New Orleans ne va planter que 42 pions en seconde période et donc finir la rencontre avec une bouteille d’oxygène dans le dos. Le run mémorable de fin de match va voir Washington totalement renverser la partie, et avec la défense au centre des préoccupations. N’importe quelle attaque des Pelicans va devenir un enfer, solidifiant un peu plus la belle 4ème place des Wizards au classement des équipes les plus efficaces de toute la NBA dans leur propre moitié de terrain cette saison. Et c’est là, probablement, que se joue le plus l’arrivée d’un homme comme Wes Unseld Jr, qui aurait tout à fait pu abandonner un match aussi chiant. Quand t’as New Orleans qui prend ses aises, tes vétérans qui traînent des pieds et un retard de près de 20 points, tu peux plier les gaules. Et bien pas avec WUJ. Washington s’est donné une chance de l’emporter et a réussi à le faire dans 6 dernières minutes complètement démentielles au Capitole, les Pelicans se demandant contre quelle somme d’argent un panier pourrait être acheté. Prenez tous ces éléments, mettez-les dans la même marmite, ajoutez le fait que ce succès est le troisième de Washington sans Bradley Beal (en 3 matchs joués cette saison) et vous avez typiquement le genre d’équipe où le groupe vit bien, les solutions pour l’emporter se multiplient, et la dangerosité est immense car l’équipe ne dépend pas de sa superstar. Clairement, Washington fait kiffer et va devoir continuer à confirmer sur cette fin de mois de novembre, notamment sur ces 4 prochains matchs puisque le calendrier propose un drôle de combo : Charlotte, Miami, Miami encore puis… Charlotte. Si le leader à l’Est fait bien son travail, il pourrait tout à fait y avoir une place conservée à l’approche de Thanksgiving. Et ça, comme cadeau pour Bilou et ses fans, c’est la plus belle chose qu’on puisse imaginer.

Washington déroule, Washington séduit, Washington défend dur et Washington ne lâche rien. Encore une victoire pour la bande à Wes Unseld Jr, un coach qui commence déjà à envoyer un message à la planète basket : on est pas venus jusqu’à la capitale pour laisser Bradley Beal faire ses pirouettes de la défaite tout seul. L’effet est, pour le moment, aussi immédiat que beau à voir.

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