Notes de match

Les notes de Lakers – Spurs : Anthony Davis s’est mis en mode Batman, un peu comme le logo formé par ses sourcils

Batman

Toute ressemblance avec le monosourcil d’un joueur NBA est purement fortuite.

Source image : YouTube

Une saison NBA ce sont des matchs, des mecs qui les regardent et qui en parlent, mais aussi des mecs qui les regardent et qui les notent. Vengeance probable après une jeunesse passée à collectionner les zéros, et occasion rêvée en tout cas de lâcher de la punchline au kilo. Cette saison encore la Team Notes vous ravira donc de son imagination sans faille, en essayant tout de même de parler un tout petit peu de basket. Chiche ?

Depuis le début de saison, on se dit que si les Lakers avaient eu cette équipe en 2012, ça aurait été le feu, mais force est de constater que c’est pas mal non plus en 2021 (et puis Sekou Doumbouya n’aurait pas pu intégrer la ligue à 12 ans). Les Spurs, quant à eux, filent de plus en plus de cheveux blancs à Gregg Popovich qui n’en manque pourtant pas. Dans une opposition qui, sur le papier, sentait bon les années 2000-2010, on a finalement vu Anthony Davis les Lakers l’emporter,  et si les Angelinos ont globalement fait la course en tête ils ont comme d’habitude joué à se faire peur face aux Texans car c’est sûr : les Lakers sont le genre de personnes qui se barrent avant la fin du générique quand ils vont voir un Marvel au cinéma. Finalement, la clutchitude des anciens et la fougue de THT revenant de blessure ont permis aux pourpre et or d’empocher un succès important, toujours sans LeBron, face à une jeune escouade des Spurs qui n’a rien lâché. Et de toute façon, LeBron ou pas, les absents ont toujours tort et on doit noter les présents. Alors à l’abordage moussaillons.

Les stats maison du match entre une équipe de basket et une rangée de poils c’est juste ici

# Los Angeles Lakers

Anthony Davis (9) : il a porté toute la Californie sur ses épaules en première mi-temps, enfermant tour à tour chacun de ses défenseurs dans une salle de torture comme Rio dans la Casa de Papel et les a buriné au marteau-piqueur. Moins en vue en seconde mi-temps car souvent trappé, il a su s’adapter et se mettre en mode Batman. Qu’on se le dise, Gotham City avait des airs de Los Angeles ce soir.

Carmelo Anthony (6) : vous connaissez sûrement « Hoodie Melo », mais les plus anciens ont connu « Cornrows Melo » à sa sortie de Syracuse. Avec des années, des kilos et des tatouages en plus mais de la vitesse en moins, Melo s’est rappelé par intermittences au bon souvenir de ses belles années. Plus totalement pareil, mais pas si différent non plus, Carmelo Anthony est un DLC.

Talen Horton-Tucker (7) : de retour de blessure, il a su être détonnant aux moments importants sans être parfait. Le moteur aurait pu exploser de fatigue, mais Horton-Tucker a été l’étincelle qui a permis aux Lakers de garder la tête froide dans le money-time. Plutôt TNT que THT du coup.

Avery Bradley (4) : toujours de la défense de berger allemand mais aucune réussite aux tirs, il faut peut-être attendre que ses bras de lait tombent pour laisser place aux bras définitifs.

Russell Westbrook (5) : d’habitude quand il terrorise les cercles, c’est quand il écrase des gros tomars dessus, pas quand il est à deux doigts de se disloquer l’épaule en se prenant un giga scotch double-face par Michel Arceau. De nombreuses pertes de balles mais une belle réussite derrière l’arc.

Malik Monk (6,5) : quand il était plus jeune, il regardait avec attention les célébrations de Kent Bazemore sur le banc des Warriors. Il en était fan, du coup, le meilleur joueur du monde pour de nombreux français ayant découvert la NBA lors du Global Game en 2020 à Paris entend bien le faire reprendre le rythme cette année.

Rajon Rondo (5) : aucun point marqué, mais des offrandes bien senties pour ses coéquipiers. Et si c’était lui, le pêcheur qui a fourni la bouffe à Teheiura en scred sur Koh Lanta ?

Wayne Ellington (7) : cinq banderilles primées, sans jamais poser le moindre dribble. Oui, Wayne Ellington doit être un énorme campeur sur Call Of Duty.

Dwight Howard (5) : il ressemble de plus en plus à un personnage créé sur 2K par un gamin de 12 ans, mais ses minutes sont aujourd’hui précieuses chez les gens du Lac.

# San Antonio Spurs

Drew Eubanks (2) : il a servi de nonosse à Anthony Davis et a vécu un véritable calvaire. Il avait déjà les mêmes cernes que Bastien avant le début du match, et celles-ci n’ont fait que s’amplifier au fil de la partie. -1 pour avoir fait le malin devant THT mais baissé les yeux devant AD et Melo.

Doug McDermott (4) : si vous faites mal votre boulot, votre patron se sépare de vous normalement ? Doug McDermott est payé pour rentrer ses tirs, il ne les a pas suffisamment rentrés aujourd’hui. L’escroc du jour dans le système économique américain.

Keldon Johnson (7) : a maintenu en vie toute son escouade grâce à ses tirs lointains. Keldon Johnson n’a jamais eu froid aux yeux sur ce match et le membre de la dernière Team USA a été très solide. Débordant d’énergie, on dirait qu’il boit du Sans Plomb 95 au réveil, mais vu son prix, il a dû se rabattre sur un bon vieux Red Bull.

Derrick White (3) : il est l’un de ceux par qui le succès des Spurs doit passer dans les prochaines années, mais il a autant reculé face à ses responsabilités que sa hairline sur son crâne. Un cruel différentiel de -22 pour l’inspecteur. A chacune de ses décisions, un étudiant en doctorat se suicidait.

Dejounte Murray (7,5) : auteur d’un triple-double, il a été au four et au moulin pour que ses Spurs ne prennent pas l’eau. On se demande tout de même si le cintre qu’il a avalé ne le gêne pas à certains moments, mais il a plus que tenu tête à Russell Westbrook ce soir.

Devin Vassell (6,5) : un bon petit début de match, mais c’est surtout en deuxième mi-temps que le Devin s’est chauffé le crâne. A coups de shoots du parking bien sentis, il a remis ses potes dans le game. Le SAM de la soirée, dans un moment où tout le monde jouait bourré chez les Spurs.

Thaddeus Young (6,5) : 17 points et 9 rebonds pour le type au blaze de Dieu grec. Et bonne année 2007 à tous. Sur ce on vous laisse, on va s’ambiancer sur Ayo Technology de 50 cent avec notre iPod Shuffle. Oui, celui qui n’avait pas d’écran à l’époque.

Lonnie Walker IV (4,5) : trop peu en vue au cours de ce match, Lonnie Walker quatrième du nom a visiblement confondu l’heure de la sieste avec l’heure du match. Dis donc, ça reste sur le bide cette soupe de potiron et cette tisane non ?

Bryn Forbes (3) : depuis ce match, on sait donc qu’on peut décoller les pieds du sol sans dribbler, et ne pas se voir siffler de marcher. Toi aussi, apprends les règles avec Bryn Forbes (ou plutôt l’absence de règles).

Keita Bates-Diop (5) : un échec longue distance en 3 minutes, ne le faites jamais jouer à Fortnite.

Et voilà, les Lakers ont failli nous offrir une nouvelle coulante cette saison, mais malgré de vaillants Spurs, toujours privés de Jakob Poeltl, en protocole COVID, c’est bien Los Angeles qui repart avec la victoire, dans le sillage d’Anthony Davis, qui est encore plus dur à escalader que la Dune du Pilat lorsqu’il est chaud comme ça, parce que oui, c’est désagréable le sable brûlant.

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