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DeMar DeRozan, The Lord of the Fourth : DMDR règne sur les 4e quarts cette saison, et c’est tout Chicago qui en profite

demar derozan

DeMar dans les quatrièmes quart-temps cette année ? 7,9 points de moyenne à 60,9% au tir.

Source image : NBA League Pass

De passage dans sa ville natale de Los Angeles en ce moment, DeMar DeRozan a continué sur sa très grosse dynamique du début de saison en sortant une nouvelle masterclass contre les Clippers dimanche. 35 points au total, dont neuf dans le dernier quart, bref une grosse perf’ à la DMDR version 2021-22. Avant une opposition contre l’autre équipe de L.A. ce lundi, à savoir les Lakers, on a justement eu envie de revenir plus précisément sur les exploits en fin de match de DeRozan cette saison. Car c’est du lourd.

“Il était présent à chaque match. Ce soir, c’était l’un des matchs où j’aurais bien aimé qu’il soit là.” En février dernier, le père de DeMar DeRozan perdait la vie après un long combat contre la maladie. Dimanche soir, DeMar lui a rendu le plus beau des hommages sur le parquet du Staples Center. Pour la première fois, l’arrière originaire de Compton a joué un match NBA à Los Angeles sans la présence de son papa, et il a tout simplement régalé avec un festival de shoots mi-distance et un quatrième quart-temps encore une fois très très propre. 35 points au total donc, dont 21 rien qu’en première mi-temps, et neuf supplémentaires dans l’ultime période pour aider les Bulls à briser la belle série des Clippers en compagnie de son copain Zach LaVine. Comme pas mal d’équipes avant eux, Paul George et ses copains ont pris la sauce contre un DeMar tout simplement en mission cette année. Un DeMar décisif, qui prend ses responsabilités dans le money time et qui représente l’une des grandes raisons qui expliquent pourquoi les Bulls sont aujourd’hui sur le podium de la Conférence Est, avec un bilan de neuf victoires pour quatre défaites.

Les quatrièmes quart-temps de DeMar DeRozan cette saison

  • @ Pistons : 7 points à 3/5 au tir dont 1/1 du parking (victoire +6)
  • vs Pelicans : 5 points à 2/3 au tir et 1/1 aux lancers-francs (victoire +16)
  • vs Pistons : 2 points à 1/4 au tir (victoire +15)
  • @ Raptors : 11 points à 3/5 au tir et 5/5 aux lancers-francs (victoire +3)
  • vs Knicks : 7 points à 2/5 au tir et 3/3 aux lancers-francs (défaite -1)
  • vs Jazz : 8 points à 4/7 au tir (victoire +8)
  • @ Celtics : 10 points à 3/3 au tir dont 1/1 du parking et 3/4 aux lancers-francs (victoire +14)
  • @ Sixers : 12 points à 5/7 au tir et 2/2 aux lancers-francs (défaite -5)
  • vs Sixers : 9 points à 3/4 au tir dont 1/1 du parking et 2/3 aux lancers-francs (défaite -9)
  • vs Nets : 10 points à 4/6 au tir dont 1/1 du parking et 1/2 aux lancers-francs (victoire +23)
  • vs Mavericks : 6 points à 2/7 au tir et 2/2 aux lancers-francs (victoire +10)
  • @ Warriors : 7 points à 3/4 au tir dont 1/1 du parking (défaite -26)
  • @ Clippers : 9 points à 4/4 au tir et 1/1 aux lancers-francs (victoire +10)

7,9 de moyenne dans les quatrièmes quart-temps cette saison pour DMDR, à 39/64 au tir soit un pourcentage de réussite de… 60,9%. Si vous connaissez un mec qui fait mieux en ce début de saison, balancez-nous son blaze car nous on n’a pas. Aujourd’hui, quand il faut donner le ballon à un mec dans le dernier quart pour porter une équipe vers la win, il n’y a pas beaucoup d’options qui sont plus efficaces que celle nommée DeMar DeRozan. On ne dit pas que DMDR vaut un Kevin Durant ou un Stephen Curry dans la hiérarchie actuelle des attaquants NBA, mais sur jeu placé, quand le jeu ralentit et qu’il faut inscrire deux points face à des défenses resserrées, DeRozan coche toutes les cases d’un closer. Son jeu mi-distance est plus que jamais une merveille, il connaît parfaitement ses spots, et il a quasiment tout ce qu’il faut dans son répertoire offensif pour aller chercher un panier quand il veut, que ce soit dans le périmètre ou sur la ligne des lancers-francs. Le tout sans donner l’impression de forcer, le tout en dégainant rarement du parking, même s’il plante plus de 3-points cette saison (11/30 cette année) que les précedentes. Bref c’est du pur bonheur pour des Bulls qui peuvent s’appuyer sur l’expérience et le talent de leur numéro 11 pour arracher les victoires. Et quand il est particulièrement chaud, cela ouvre évidemment d’autres opportunités car il arrive – et c’est logique – que DMDR se prenne des prises à deux qui l’obligent à lâcher la gonfle. Le problème pour les défenses adverses, c’est que doubler DeMar quand il y a du Zach LaVine ou du Lonzo Ball à côté, c’est pas toujours le bon plan non plus. Tout ça pour dire que les Taureaux sont bien relous à jouer et ce n’est pas un hasard si on parle de la deuxième meilleure équipe au scoring de la NBA dans les quatrièmes quart-temps cette saison (28,1 points selon teamrankings.com).

“DeMar, c’est le genre de gars que vous adorez avoir dans votre équipe, car il veut juste gagner et jouer au basket. Il vient, il fait son boulot, il marque ses 20 ou 30 points, puis passe au match suivant. Je l’adore. […] Il n’est pas égoïste, il suit le flow de l’équipe, et ça c’est rare en NBA parmi les meilleurs joueurs.”

– Son coéquipier Alex Caruso, récemment sur le podcast de J.J. Redick

DeMar DeRozan connaît une sorte de renaissance chez les Bulls cette saison. Non pas qu’il avait disparu de la circulation du côté de San Antonio, où il a continué à planter sa vingtaine de points tous les soirs, mais il est aujourd’hui dans un projet et une équipe qui semble bien mieux lui convenir et ça se voit à travers ses perfs. Les Taureaux ont une grosse team sur le papier, ils ont des ambitions élevées, et tout le monde tire dans le même sens pour tenter de redonner à Chicago une vraie équipe de basket. Aux côtés de Zach LaVine et de Lonzo Ball (sans oublier Nikola Vucevic, out actuellement), DeRozan est comme un poisson dans l’eau alors qu’on avait quelques doutes sur la capacité des Bulls à jouer ensemble avec tout ce beau monde sous le même maillot. Sauf que DeMar est là, dans un rôle de professional scorer (sixième meilleur marqueur NBA avec plus de 26 points de moyenne) qui aide son équipe à gagner, et qui espère retrouver les Playoffs pour y faire du bruit après deux années d’absence. L’avenir nous dira jusqu’où ces Bulls-là peuvent monter mais de là-haut, Papa DeRozan peut être fier de son fils.

DeMar DeRozan réalise un pur début de saison et ça valait bien quelques louanges après le scepticisme qu’on a parfois pu montrer concernant les Bulls avant la reprise. Reste maintenant à continuer sur cette voie et confirmer les promesses montrées depuis un mois. 

Source stats : Basket-Reference, teamrankings.com

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