Lakers

Le mieux chez les Lakers, c’est de ne plus y jouer : Kyle Kuzma, Montrezl Harrell, Dennis Schroder et Alex Caruso, tous brillent loin de Los Angeles

Map 2

La carte des anciens mauvais devenus bons.

source image : montage TrashTalk

Que l’été fut chaud dans la City of Angels. Après un exercice 2020-21 foireux à souhait, les Lakers ont réagi durant l’intersaison en organisant un grand vide-greniers sur Hollywood Boulevard. Oubliés les Kyle Kuzma, Montrezl Harrell, Kentavious Caldwell-Pope, Dennis Schroder, Alex Caruso… et comme il n’est pas certain que LeBron organise une réunion de la 74ème promo des Lakers, c’est parti pour prendre de leurs nouvelles.

Un peu de fraîcheur dans ce papier. Sans aucune mention dédiée à Russell Westbrook, Carmelo Anthony ou Anthony Davis, l’on s’intéresse à ceux qui ont tapé le chemin inverse en se faisant la malle de Los Angeles l’été dernier. Pour beaucoup, ce départ fut bien senti avec une première dizaine de matchs réussie sous leurs nouvelles couleurs. Le trio des anciens parti à Washington en est d’ailleurs le premier exemple. Avec un bilan de 9 victoires pour 3 défaites et le trône de la Conférence Est, Kyle Kuzma, Montrezl Harrell et Kentavious Caldwell-Pope n’ont absolument rien à envier aux role players restés squatter les vieux All-Stars en Californie. Le premier nommé, vingt-septième choix de la Draft 2017 et trop rapidement placé sous le feu des projos, tient sa revanche avec un début d’exercice à 15 points, 9,2 rebonds et 1,9 assist à 43% dont 38% from nowhere. C’est propre et ça gobe plus de rebonds qu’à l’accoutumée, même si le Kuz est toujours un petit zouave sur Instagram. Il a la chance de toujours évoluer aux côtés de Montrezl Harrell cette saison, un bovin bodybuildé et dénué de talent qui claque 18,3 puntos et 9 rebonds par rencontre. Dernier mousquetaire de ce trio de fleurets, Kentavious Caldwell-Pope galère offensivement mais apporte tout ce que les Wizards souhaitaient en obtenir, à savoir de la défense épicétout. « Vous n’avez pas honte, de donner écho à un homme qui a fait de la prison ? », nous demandera Nico. Quand il apporte de si bonnes choses, pas vraiment.

Parti dans l’optique de se relancer loin du barouf angelinos, Dennis Schroder commence à montrer de belles choses avec quatre dernières perfs de haut niveau. Une sortie à 38 points sur les Daims de Janice Hanté Dokoumepo, samedi dernier, lui a même octroyé le droit d’avoir un maillot propre à chaque nouveau match. Un luxe dont il n’avait plus profité depuis maintenant 182 jours, date à laquelle LeBron lui a retiré ce droit et fait couper l’eau chaude de sa baraque. Peut-être Dennis Schroder est-il en train de se creuser – comme à l’époque Thunder – un vrai trou dans le Massachussetts, oscillant entre le cinq majeur et la sortie de banc. Toute proportion gardée, la forme est en tout cas la même pour Alex Caruso qui, malgré un dernier 2/11 au tir face aux Clippers, y est pour beaucoup dans l’énergie Bulls. Son 8/3/4 de moyenne est très correct, mais ce sont surtout ses 2,5 interceptions qui font de lui le troisième meilleur voleur de cuir de NBA, juste derrière Marcus Smart et Chris Paul. Même si parfois étourdi, encore, Andre Drummond est quant à lui le quatrième rebondeur de la Ligue. Envoyé couper du bois sur le banc de Philly à l’intersaison, il fait pour l’instant le taf sans parvenir à se régler offensivement. On en place une pour Markieff Morris qui joue pas trop mal avec le Heat, même si sa vidéo qui a le plus tourné est celle où il mange une épaule de charolaise dans la nuque.

Devontae Cacok (agent libre), Jared Dudley (assistant coach des Mavericks), Kostas Antetokounmpo (ASVEL), Marc Gasol (entre Barcelone et les restos de jambon ibérique), Wesley Matthews (agent libre), Alfonzo McKinnie (agent libre) et Ben McLemore (Portland Trail Blazers), on ne vous oublie pas (qui est Devontae Cacok ?).

Ils se portent bien, pour la plupart, et reprennent des couleurs loin d’un horizon morose, parfois néfaste de par son statut et ses ambitions. Tous ont retrouvé une cohérence que l’on ne cherchait plus sur certaines séquences des pourprés édition 2020-21. Même à Washington, c’est dire. 

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