Blazers

Le cauchemar de Damian Lillard continue : 10/27 au tir et 3/12 du parking, Portland perd à Cleveland et le patron construit 2 HLM

Damian Lillard

Bon alors, j’vous met de la moquette ou du parquet madame ?

Source image : montage TrashTalk

Troisième match de suite en déplacement ? Troisième défaite de suite pour Portland. Alors qu’on espérait un réveil des Blazers à Cleveland, surtout compte tenu de l’immonde performance de Damian Lillard et compagnie ce lundi à Philadelphie, le leader et sa franchise se sont inclinés une fois de plus. Score final, 107 à 104 pour les Cavs, et un All-Star qui continue à envoyer de la brique à tout bout de champ.

Mais que se passe-t-il avec Damian Lillard ? C’est une des questions les plus chaudes de la NBA sur ce début de saison, et la soirée de ce mercredi n’a pas aidé à changer de conversation pour la journée à venir. Sur un début de campagne largement en-dessous de ses standards, et à la tête de Blazers qui sont plus inquiétants que rassurants, Lillard alterne entre le frustrant et l’inquiétant, entre l’anormal et le honteux. On en parlait en détail dans l’Apéro du jour, Portland enchaîne les performances déprimantes et ce n’est clairement pas le chef à bord qui rassure ses troupes. Après un horrible 5/20 au tir dans la défaite des siens à Charlotte, Dame devait rassurer son peuple en assurant à Philadelphie. Résultat des courses, Tyrese Maxey sur le short et un affreux 7/20 au tir, dans une nouvelle défaite cette fois face aux Sixers. Normalement, en s’exprimant publiquement sur sa mauvaise passe et en se déplaçant à Cleveland, on pouvait s’attendre à du mieux. Tout était aligné pour une belle perf, ou au moins une victoire collective de Portland, histoire de redemander un peu de respect à la planète basket.

Au final ?

Zéro pointé, ni l’un ni l’autre.

Défaite dégueulasse des Blazers, et match affreux de Lillard.

Avant d’en mettre une couche (de ciment bien sûr) sur notre ami horloger et ses potes du bâtiment, il convient de rendre à César ce qui lui appartient. Les Cavs n’ont pas attendu que Portland pisse en touche, ce sont bien Jarrett Allen et ses boys qui sont allés chercher cette victoire dans un money-time bouillant. Le pivot à l’afro spectaculaire a confirmé son excellent début de saison (24 points et 17 rebonds), tabassant le fantomatique Jusuf Nurkic qui lui n’est pas dans le BTP mais plutôt dans le département de la corrida sur ces deux premières semaines de compétition. Allen a pu compter sur le taf solide de la paire Sexton – Garland (40 points combinés à plus de 60% de réussite au tir), ainsi que l’apport d’un trio sympatoche en sortie de banc, Windler – Osman – Rubio. Les deux premiers ont planté leurs tirs à distance (7/10), et si le vétéran espagnol n’était pas du tout en réussite au tir il a apporté son vice habituel, provoquant passages en force et distribuant de fabuleux caviars pour ses potes. C’était une victoire collective des Cavs, qui pourtant voyaient Evan Mobley fumer par le nez et les oreilles avec 40 minutes de jeu et de longues séquences types pour un rookie. Trop léger, trop crevé, cela n’a pas empêché le phénomène de se faire remarquer dans le money-time avec un énorme contre sur Lillard, mais sa perf n’était pas transcendante. C’est plutôt Cleveland au global, sans Markkanen ni Love en protocole Covid, qui a montré ses muscles dans le match en menant et sans laisser Portland repasser devant. Une belle win, qui ponctue aussi le beau démarrage de Jean-Baptiste Bickerstaff et ses hommes.

Mais en face… par où commencer ? On a envie de dire que de tous les joueurs sur le parquet, les deux seuls qui ont rassuré s’appellaient Anfernee Simons et Norman Powell. Et rien que de l’écrire, désolé pour ce moment de délicatesse, mais ça fait mal au cul. Oubliez les stats de Lillard et McCollum au scoring, leur impact réel a été très loin de ce total cumulé par les deux soi-disant leaders de la franchise (47). Simons a poussé sa franchise en seconde mi-temps pour garder le contact avec Cleveland, et Powell se démenait comme il pouvait pour apporter énergie et impact. Pour des garçons comme Sexton et Garland ? L’occasion était trop belle pour ne pas briller. Comment ne pas soupirer en voyant Collin réaliser qu’il a McCollum sur lui en défense, l’emmenant en balade en plein money-time pour scorer un lay-up décisif ? Tout le monde sentait que ça allait arriver, et n’importe quel coach aurait demandé à foncer sur CJ. C’est ce qui s’est passé, les grigris de l’arrière n’étant d’aucune utilité pour combler le déficit dans sa propre moitié de terrain. Ce n’est pourtant pas comme si McCollum se la touchait sur ce début de saison, lui qui envoie du bois en attendant que son collègue rappeur s’y mette. Mais dans les faits, le meilleur back-court n’était pas côté Portland hier soir, pas le plus efficace et impactant.

Et c’est là qu’on en vient à Lillard, qui a envoyé du parpaing sur parpaing à ne plus quoi savoir en faire. Quasiment 30 tirs tentés, on applaudit l’agressivité, et encore heureux vu que Tyrese Maxey l’avait exposé publiquement l’avant-veille. Mais dans les choix ? Dans le niveau des tirs ratés ? Et dans les décisions prises ? C’est là que Damian est vraiment inquiétant en ce moment, on ne reconnaît pas l’homme qui est sur le parquet sur ce début de saison. Une pénétration de fin de match sur Mobley à la vitesse d’un déambulateur, évidemment contrée par le longiligne intérieur des Cavs. Des tirs à trois-points beaucoup trop courts en transition, même pas des fonds d’arceau qui donnent de l’espoir, la balle ricoche à l’avant et fonce dans le public. Tout semble à l’envers, tout semble inversé en ce moment. Même après un ou deux tirs qui nous permettent d’y croire, le lay-up suivant ne touche même pas l’arceau. Et quand il y a 3 points de retard avec une dernière possession à jouer ? On sait tous à qui donner la balle, mais on est tous en soupir quand on voit l’action se dérouler. C’est un shoot bien contesté par Jarrett Allen, mais un shoot qui ne ressemble pas à ceux que Lillard a envoyé depuis tellement d’années en NBA. Résultat de la soirée ? Damian n’a rassuré personne, ni ses coéquipiers, ni ses fans, ni les observateurs de la Ligue, ni les mécaniciens qui gèrent la solidité des panneaux. On est encore et toujours à la recherche de Lillard, un All-Star qui a encore contre-performé cette nuit en NBA.

Alors oui, c’est sûr, Damian Lillard n’est pas le seul à faire perdre Portland. Jusuf Nurkic est fantomatique, certains choix de Chauncey Billups sont critiquables, et CJ McCollum est aussi brillant en attaque que poreux en défense. Cependant, tout passe encore et toujours par Damian Lillard, qui est très très loin de ses standards actuellement. Pas que statistiquement, même dans l’approche donc mentalement. Où est le tueur qui a fait vibrer la planète NBA depuis près de 10 ans ? Impossible de répondre, et cela devient vraiment inquiétant…

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