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Robert Sarver dans la tourmente : accusations de racisme, sexisme et harcèlement sexuel pour le proprio des Suns…?

Robert Sarver

Robert Sarver au cœur de la tempête.

Source image : Youtube / ESPN

Robert Sarver fait décidément beaucoup parler de lui ces jours-ci. Moqué pour sa gestion de la prolongation de Deandre Ayton, le dirigeant de Phoenix se retrouve cette fois accusé de racisme, de sexisme et de harcèlement sexuel, et là ça ne rigole plus du tout.

C’est une affaire qui risque de faire beaucoup de bruit dans les prochaines heures et un homme se retrouve au cœur du cyclone : le propriétaire des Suns, Robert Sarver. On sort aujourd’hui du contexte sportif pour aller sur un volet beaucoup plus personnel et sensible, pas de Woj’ Bomb au menu pour enflammer la poudre mais un simple et glacial communiqué des Suns sorti pendant la nuit. Dans celui-ci, la franchise explique avoir eu l’information selon laquelle un média (spoiler, ESPN) envisagerait de dévoiler des « allégations infondées » à l’encontre de la franchise des Suns et de son proprio, Robert Sarver. La franchise explique également « avoir toutes les preuves et les témoignages pour contredire les accusations, enjoignant le public à ne pas croire aux mensonges qui pourraient être révélés ».

Ok… mais de quoi parle-t-on au juste ? Selon Jordan Schultz, journaliste lié à… ESPN, la NBA serait en possession d’un dossier complet sur les agissements du proprio des Suns à savoir : racisme, sexisme et harcèlement sexuel. Woh…

Au cœur de la tempête face à ces révélations, Robert Sarver a décidé de prendre la parole dans un long communiqué. Sans surprise, le dirigeant nie tout en bloc.

« Je suis totalement choqué par certaines des allégations faites par ESPN à mon égard ou à propos des Phoenix Suns et Mercury. Alors que je ne sais pas comment répondre à certaines des vagues suggestions faites par des voix anonymes, je peux certainement vous dire que certaines des allégations que je trouve complètement répugnantes, que ce soit sur moi ou l’environnement de travail des Suns/Mercury, ne sont jamais, jamais arrivées. »

« D’abord et avant tout, je rejette toute insinuation de racisme personnel ou organisationnel ou de discrimination sexuelle. Je méprise le langage qui manque de respect à toute personne, indépendamment de sa race, de son sexe, de ses préférences ou de ses choix. Un tel langage n’a pas sa place dans les affaires ou à la maison dans ce que je considère comme les familles Suns et Mercury. Je suis fier de notre bilan en matière de diversité et d’inclusion dans les deux équipes, que ce soit sur le terrain ou au sein du front office. »

« Je ne sais pas comment prouver que quelque chose ne s’est pas produit et il est difficile d’effacer ou d’oublier les hideuses accusations une fois qu’elles ont été faites. Même les allusions au racisme ou au sexisme dans notre culture actuelle sont toxiques et dommageables et ne devraient pas être soulevées à la légère. Je nie catégoriquement toute suggestion selon laquelle j’aurais utilisé un langage désobligeant lié à la race ou au sexe. J’aime à penser que mes actions et mes antécédents publics en matière de race, de sexe ou de discrimination de toute sorte, tout au long d’une vie d’entreprise et de service communautaire, répondront de manière adéquate à toutes les questions que l’on pourrait se poser sur mon engagement en faveur de l’égalité et de l’équité. »

Alors que les preuves sont désormais attendues, impossible de ne pas faire de lien avec une autre affaire tristement célèbre : le cas Donald Sterling. Propriétaire des Clippers depuis 1981, le milliardaire avait lui aussi été la cible de graves accusations en 2014. Suspecté de racisme et rapidement mis en cause au travers de preuves audio irréfutables, il avait été suspendu à vie par la Ligue et contraint de vendre ses parts dans la franchise. Si, évidemment, on n’en est pas encore là pour Sarver, il sera difficile pour l’exubérant proprio des Cactus de tenir bon si les allégations devaient se vérifier. Si cela devait arriver, la NBA, forte de la jurisprudence Sterling, appliquera sans aucun doute la tolérance zéro et on pourrait alors assister à une deuxième vente forcée en moins de dix ans. Entre l’échec des négociations contractuelles avec Deandre Ayton, les tensions qui en ont découlé, et cette nouvelle affaire, les coups durs s’enchainent pour Robert Sarver. Reste plus qu’à espérer que cette histoire ne viendra pas perturber l’équipe, laquelle se serait sans doute bien passée d’une telle publicité en ce début de saison.

La bombe est tombée et c’est un « Sarvergate » qui se profile sous nos yeux. Accusé de racisme, de sexisme et de harcèlement sexuel, le proprio des Suns joue très gros et on attend désormais de connaître l’issue du dossier. Les prochaines semaines s’annoncent tendues dans l’Arizona. 

Source texte : Suns / Jordan Schultz

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