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Yogi Ferrell prêt à faire vibrer le Panathinaikos et toute l’Europe : après la Yogi Mania en 2017, place à la Yogi Pana ?

Yogi Ferrell 15 octobre 2021

« Si Matthieu Valbuena y est arrivé alors pourquoi pas moi ».

Source image : YouTube

L’info était un peu tombée aux oubliettes en début de semaine, parce que très clairement on a quand même d’autres chats à fouetter. Puis cette signature, celle de Yogi Ferrell au Panathinaikos, nous a replongé quatre ans en arrière quand la puce atomique avait enflammé tout Dallas de son talent et de son adresse. Yogi Ferrell peut-il faire son trou à Athènes ? Matthieu Valbuena l’a bien fait, alors pourquoi pas.

La parallèle est tout trouvé, avec la signature du tout petit bonhomme en Grèce. Petit Vélo chez les rouges de l’Olympiakos, petit Yugi-Oh (1m83) chez les Verts du Pana, et deux catalyseurs de jeu et de l’attention sur un terrain. Au-delà des comparaisons foireuses avec un sport que je ne connais pas (plus) du tout ? Disons que la signature lundi de Yogi avec l’institution hellène nous renvoie à quelques belles heures de la Ligue, en 2017, quand petit Yogi transformait un contrat de dix jours en CDD de quatre ans en NBA.

Souvenez-vous. Fin janvier 2017, Deron Williams, J.J. Barea et Devin Harris sont out, Luka Doncic n’a que 12 ans et Dirk Nowitzki n’est pas meneur, alors les Mavs cherchent un plan G pour assurer la mène et jettent leur dévolu sur un joueur passé sous le radar depuis ses débuts : Yogi Ferrell. De galère en galère le petiot a enfin trouvé une occasion de faire le beau et la conclusion de ce deal hasardeux sera incroyable puisqu’en quatre matchs le garçon envoie des perfs hallucinantes, avec comme feu d’artifice un match à 32 pions à 9/11 face à Portland, une stat à l’époque synonyme de record pour un rookie. Une dinguerie dans la lignée de la story Jeremy Lin cinq ans plus tôt, et suite à ce coup de chaud imprévisible Yoyo signera pour deux ans à Dallas alors que Mark Cuban décide d’appeler son yorkshire Yogi (ça on en sait rien). La suite ? Un trophée de rookie du mois, un ou deux coups de chaud la saison suivante et deux années à Sacramento, le pauvre, avant de voir sa carrière prendre du plomb dans l’aile depuis deux ans, comme quoi toutes les belles histoires ont une fin.

Aujourd’hui le meneur de jeu refait donc surface en rejoignant l’un des clubs les plus historiques du Vieux Continent, bien que moins dominant ces dernières années, et tout comme Mike James, Mario Hezonja, Emmanuel Mudiay ou encore OJ Mayo il s’inscrit cette saison dans la longue liste des anciens NBAers venus chercher bonheur en EuroLeague, et semble déterminé à faire du sale dans le Péloponnèse :

Je connais cette merveilleuse ville, son histoire aussi, et je voulais en faire partie. J’en ai parlé à mon agent et on a décidé de tenter l’aventure. Je savais que le Pana était une équipe de top niveau, que l’EuroLeague est le meilleur championnat d’Europe et c’est pour ça que je suis là. Je ferai tout ce dont l’équipe a besoin. Je peux scorer, je peux passer, je peux défendre dur, tout ce dont l’équipe aura besoin pour gagner des titres. je suis venu pour gagner l’EuroLeague car partout où je joues, je le fais pour gagner.

Le décor est planté, mais attention tout de même à ce que Yogi ne se soit pas trompé… de cinq ans, tant le Pana a aujourd’hui pris quelques mètres de retard sur la concurrence en Europe. Toujours une institution évidemment, mais plus cette bête féroce des années 2000 et 2010 lorsque les meilleurs joueurs européens se battaient pour faire partie du projet.

Nouvelle aventure en tout cas pour le meneur de poche, qui pourrait faire reverdir la fanbase du Pana grâce à sa grinta et son hustle. Pile poil le genre de mec qui peut faire l’unanimité en Grèce, alors focus très vite sur les premières perfs du Yogue en Europe, pour une – nouvelle – très belle histoire à raconter ?

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