Spurs

Luka Samanic coupé par les Spurs : il a du talent, il y avait la place, mais Luka a réussi l’exploit de se griller tout seul

Luka Samanic

Tous mes Luka sont des bad-bad-boys.

source : TrashTalk

Quand une franchise en vient à dégager un joueur sous contrat garanti, c’est réellement qu’il n’a pas poussé mémé dans les orties de l’effort. Quid de Luka Samanic, alors ? Il semblerait que le joueur croate vienne de se faire couper par les Spurs, avec comme principal motif un sujet devenu d’ordre public : sa grosse flemme. On s’assoit, on se fait griller des ribs et on débrief.

Parfois, il faut rendre à l’Oncle Sam ce qui appartient à l’Oncle Sam, et il est rarissime d’inverser les rôles à ce point. Qu’est-ce que cela signifie ? Que vieux comme jeunes, notre habitude première est d’attribuer l’éthique de travail parfaite aux joueurs issus du système sportif européen, et plus particulièrement aux produits de l’Est. Mais ce dimanche, lors de la rencontre opposant les Spurs au Magic, Cole Anthony a profité d’une vieille passe de Joshua Primo pour se jeter sur le cuir et filer en contre-attaque. Une action protéinée pleine de grinta qui aurait pu/dû s’échouer contre les mains de Luka Samanic, alors dernier rempart du Magic et prêt à gêner le possible lay-up de Cole Anthony. Seulement, à mi-chemin, le Croate a stoppé sa course et accepté l’idée d’encaisser le panier. Ce genre de décision est souvent plus compliquée à assumer devant Gregg Popovich, et lorsque l’on a appris que Luka Samanic venait de se faire couper par les Spurs, le lien avec cette séquence fut facile à faire. Ce soir-là, le garçon n’a même pas atteint les 4 minutes de jeu et s’est permis une flemme comme aucun Spurs ne doit se permettre sous les ordres de Pop, même après 46 minutes sur le parquet. Parce que mesurer 2m10 et réfuter l’idée de sécher les 188 centimètres de Cole Anthony, c’est un peu du foutage de tronche.

Talentueux, cela ne fait presque aucun doute tant Luc c’est ma niche a perforé les défenses de G League sous le maillot des Spurs d’Austin. S’il tournait à 15 points et 8 rebonds de moyenne dans l’antichambre de la NBA lors de son année rookie, ses seules 6 rencontres de la saison dernière ont enfanté 21,8 points, 11,3 rebonds et 2,2 assists à 44% au tir dont 30% du parking. Oui, une ligne statistique de patron de cartel qui n’a pourtant rien donné à l’étage supérieur. Il faut dire que quand le pourcentage à 3-points version NBA du bonhomme passe de 38% à 28% en l’espace d’une saison, c’est qu’il y a rarement eu la dose de taf nécessaire en sous-marin. Voilà pourquoi à l’issue de sa saison sophomore et à l’aube d’un exercice qui aurait pu être le bon, les Spurs ont décidé de ne pas reconduire Luka Samanic, pourtant encore dans son contrat rookie. Une triste fin pour l’ailier-fort de 21 ans qui va sans doute se remettre en chasse d’une nouvelle franchise, auquel cas l’écurie concernée devra mieux le cerner que l’ont fait les Texans. Affaire à suivre.

La flemme est la première barrière qui sépare l’homme de la réussite, mais une fois vaincue, alors votre potentiel a le champ libre pour s’exalter. Une phrase un peu bateau que l’on pourrait aisément caler en description d’une photo de profil Facebook, mais que ne repostera sûrement pas Luka Samanic.

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