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Al McCoy, la voix des Suns depuis… 50 ans : un demi-siècle à s’égosiller pour sa franchise de cœur, et toujours pas d’extinction de voix

al mccoy

Un visage inconnu mais une voix célèbre à travers tout l’Arizona.

Source : YouTube

Al McCoy. Le nom ne vous dit sûrement rien mais la voix est connue par toute la Suns Nation et l’Arizona depuis cinq décennies. The Voice of The Suns s’apprête ainsi à vivre sa… cinquantième (!!!) campagne en tant que commentateur radio dans l’Arizona, un record de longévité qui force le respect.

Les finales NBA 1976, dont notamment le match 5 surnommé le « Game of The Century« , les finales 1993 absolument folles opposant Sir Charles Barkley et sa majesté Jojo, le run incroyable et surprise de la bande à Devin Booker et Chris Paul l’année dernière, mais aussi les années Steve Nash, Jason Kidd et Tom Chambers… Tant de moments et périodes historiques de la NBA et en particulier des Suns qui ont donc été vécues de l’intérieur par le vénérable Al McCoy. Alors que la franchise a été créée en 1968, le commentateur a fait ses débuts dans les studios radio de l’Arizona le 27 septembre 1972. McCoy va donc être pour la cinquantième saison de suite aux commentaires des matchs à domicile de la franchise au soleil, une longévité inégalée. En presque cinq décennies de bons et loyaux services, le broadcaster n’a d’ailleurs raté qu’un seul petit match, renvoyant alors les Karl Malone et autres A.C. Green à la salle pour s’endurcir encore un petit coup et surpassant largement le mythique Chick Hearn et ses 41 saisons au micro des Lakers.

De « Zing go the strings« , à « Heartbreak Hotel » en passant par son fameux « Shazam« , l’homme au micro ensoleillé se démarque depuis toujours par son style à la fois unique, quelque peu déjanté et marqué par une objectivité rare chez les commentateurs d’une seule franchise, n’hésitant pas à critiquer les joueurs des Suns décevants sur un match sans leur chercher des excuses à la noix. Cette impartialité vient notamment du fait que notre bonhomme aux 88 printemps nous vient non pas du désert de l’Arizona mais des terres agricoles de l’Iowa, ou il s’est découvert sa vocation en suivant les matchs de base-ball à la radio, sport avec lequel il a d’ailleurs fait ses débuts en tant que commentateur des Phoenix Giants avant de se consacrer au panier-ballon et à l’institution de Jerry Colangelo. Pour le remercier comme il se doit, le proprio Robert Sarver l’a d’ailleurs déjà intronisé au Ring of Honor, l’antichambre du Hall of Fame des Suns. Une juste récompense pour un homme de l’ombre mais à la voix de lumière et au travail ô combien important et cruellement sous-estimé. Quand on voit l’émulation que sont capables de générer des bonhommes comme Eric Collins, on se doit de rendre hommage à ces commentateurs dont les voix résonnent au final autant dans oreilles que les belles actions des joueurs illuminent nos mirettes.

Est-ce qu’on reconnaîtrait Al McCoy si on le croisait demain dans la rue ? Non. Pourrions-nous reconnaître sa voix s’il nous adressait la parole ? Non plus. Mais se devait-on respecter et rendre hommage à la carrière de cet homme d’une seule franchise et à la fidélité et la longévité sans pareil ? Absolument que oui.

Source texte : azcentral

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