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Giannis Antetokounmpo n’est pas du genre à prendre la grosse tête : « Je ne suis pas le meilleur joueur du monde, c’est toujours LeBron »

Giannis Antetokounmpo 19 juillet 2021

Pourtant, il a de sérieux arguments le bonhomme…

Source image : YouTube

Champion NBA pour la première fois de sa carrière il y a quelques mois et MVP des Finales après une série monstrueuse, Giannis Antetokounmpo a tous les arguments nécessaires pour dominer le débat à la table des meilleurs joueurs du monde. Mais le Freak pense qu’il y a encore du monde devant lui…

Hier, ESPN a sorti son Top 100 annuel des meilleurs joueurs NBA, et Giannis Antetokounmpo a terminé à la deuxième place, juste derrière Kevin Durant et devant des mecs comme LeBron James, Luka Doncic et Stephen Curry. Une place contestée par certains, comme Kendrick Perkins et Jalen Rose par exemple, visiblement scandalisés par le fait que le MVP des Finales 2021 ne soit pas tout en haut de la liste après ses immenses exploits en Playoffs. Un argument qui s’entend, mais Giannis lui-même ne se met pas numéro un dans la hiérarchie des top players de la planète. En fait, il estime qu’un certain nombre de phénomènes peuvent être considérés comme le meilleur joueur du monde avant lui. Voici ce qu’il a déclaré dans une interview avec COSMOTE TV en Grèce, via Eurohoops.

« J’aime bien être le chasseur. Je ne suis pas le meilleur joueur du monde. Je vous le dis, je ne le suis pas ! KD, LeBron, Kawhi, Luka, Curry, AD, le sont peut-être. Mais pas moi. Je continue de chasser les plus grands. LeBron est toujours le meilleur joueur du monde. »

Réelle humilité ou manigance personnelle pour garder ce feu intérieur qui lui permet de continuer son incroyable ascension ? Sans doute un peu des deux. On connaît Giannis, il n’a jamais été du genre à se la raconter et à s’autoproclamer « meilleur joueur du monde ». On parle quand même d’un double MVP qui a dit un jour, « ne me considérez pas comme le MVP tant que je n’ai pas gagné le titre ». Maintenant qu’il possède sa bague, il pourrait se lâcher mais non, ce n’est pas dans le style du bonhomme. Il sait d’où il vient, il sait aussi ce qui fait sa force et quel est le moteur de son succès. Alors il veut continuer à trouver des moyens pour repousser ses limites, pour monter encore plus haut, pour avoir cette motivation qui le guide chaque jour.

« M’appeler MVP, champion, meilleur joueur du monde, c’est quelque chose qui peut me freiner. Et je ne veux pas être freiné par quoi que ce soit. Je veux aller vers l’avant et progresser. C’est pourquoi je ne m’entraîne pas avec les autres joueurs. Je ne veux pas être copain-copain avec eux. Parce que si on fait ça, si on boit un café ensemble, est-ce que je peux utiliser mon coude contre toi ? Est-ce que je peux te contrer ou te dunker dessus ? Je ne peux pas car je suis authentique. Si j’aime quelqu’un, je l’aime aussi sur le parquet. J’ai vraiment conscience de ça et je ne veux pas me mettre dans cette position. »

Dans une ère où les stars ont pris l’habitude de se regrouper pour tenter de gagner le titre, Giannis Antetokounmpo est un phénomène à part. Il a prolongé à Milwaukee avec le supermax sans même tester le marché de la Free Agency, restant ainsi dans un petit marché malgré deux échecs consécutifs en Playoffs. Au lieu d’aller regarder ailleurs, il a continué dans la franchise où il a été drafté, il a cru dans le projet des Bucks, et a ramené avec le plus grand des panaches un second titre à Milwaukee un demi-siècle après Kareem Abdul-Jabbar. Un run légendaire qui fait de Giannis une incroyable success story, et qui le démarque encore plus de la concurrence. Moins célébré par ses pairs que d’autres superstars US, que ce soit sur Twitter quand il réalise des actions all-time ou d’une manière plus globale, Antetokounmpo a conscience qu’il fait un peu bande à part.

« Je ne sais pas pourquoi [je suis moins célébré, ndlr.]. Peut-être parce que je ne viens pas du même système. Mais c’est le cas aussi de Luka Doncic, le magicien. Vraiment, je ne sais pas. Peut-être à cause de mon jeu, qui est peu orthodoxe, peut-être qu’ils ne l’aiment pas. »

Peu importe au final, et peu importe les classements, Giannis Antetokounmpo va démarrer la saison 2021-22 avec le statut de champion NBA et de MVP des Finales en titre. Et ça, c’est juste incontestable. Le Greek Freak a prouvé qu’il n’était pas juste un monstre physique, il a prouvé qu’il pouvait mener son équipe au sommet et voudra désormais le confirmer. S’il y arrive une nouvelle fois, ça sera difficile de mettre beaucoup de gens au-dessus de lui. Encore plus après ça

Source texte : Eurohoops

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