Timberwolves

Les Wolves voudront surfer sur leur belle fin de saison dernière : on y croyait presque jusqu’à hier, mais tentons de trouver du positif

Ptit loup a la plage 15/09/21

Les Loups vont-ils garder la vague de la saison dernière ?

Source image : Quebec Loisirs

La saison 2020-21 des Timberwolves fut une nouvelle fois décevante. Toutefois, sur la deuxième partie de l’exercice, quelques promesses et des rayons de soleil ont pointé le bout de leur nez dans le froid glacial du Minnesota. Entre des jeunes qui ont montré leur potentiel et un groupe qui a commencé à se former, cela annonce t-il enfin une jolie saison à venir ? Espérons juste que ce sera plus fun sur le terrain qu’en dehors.

Certes, Minnesota a terminé la saison passée dans les bas-fonds de la Conférence Ouest avec un triste bilan de 23 victoires pour 49 défaites. Mais, si l’on porte notre regard sur la fin de saison et les derniers mois de compétition des Wolves… tout n’était pas à jeter, loin de là. Avec un nouveau coach débarqué fin février, Chris Finch, les Loups se sont bien repris après le All-Star Game. Une fois les nombreux blessés revenus de l’infirmerie, avec les jeunes qui avaient commencé à prendre leurs marques, la saison fut ainsi de bien meilleure facture. D’ailleurs, elle s’est conclue à l’équilibre avec onze victoires et autant de défaites sur les quarante derniers jours de régulière. Les Wolves sont donc montés en puissance, mais un peu tardivement. Cette tendance va-t-elle se prolonger cette saison pour offrir aux sept fans des Wolves dans le monde une année respectable ? Avec des vedettes au niveau et un collectif qui se met en place, les Wolves pourraient bien surfer sur leur fin de saison et offrir quelque chose de très intéressant.

Les vedettes

Lorsque l’on pense à la Wolves Nation, parmi les satisfactions de la fin de saison, on pense tout de suite à Anthony Edwards. Après des débuts corrects mais timides dans la Grande Ligue, ANT-MAN a terminé en boulet de canon. Dans la course pour le trophée de Rookie of The Year, le numéro 1 de la draft de 2020 a sorti une saison très solide. 19,3 points, 4,7 rebonds et 2,9 passes, mais surtout une impression assez indescriptible. Sa fin de saison se résume entre cartons au scoring et première place des Top 10 de chaque nuit, pour des perfs toujours plus incroyables. Alors oui, on a eu du déchet, mais Anthony Edwards balle en main, c’est déjà la garantie qu’il se passe quelque chose. Premier pas destructeur, instinct de killer, on tient là un grand méchant loup, un vrai. De très bonne augure pour la suite quand on sait qu’il n’entamera prochainement que sa deuxième saison en NBA. S’il continue de progresser à cette vitesse, attention car il pourrait devenir un vrai crack et son duo avec un gros chat devenir très intéressant.

Effectivement, Karl-Anthony Towns, une fois débarrassé de ses blessures, fut encore une fois une évidente satisfaction : 24,8 points, 10,8 rebonds et 4,5 passes sur les 50 matchs joués, encore des stats de grand malade qui prouvent que Charles-Antoine est l’un des tous meilleurs pivots NBA quand il le souhaite. S’il montre une attitude de leader et qu’il fait le taf sur le terrain toute l’année, Towns pourrait cette fois-ci mener sa meute de loups plus loin qu’une simple bonne fin de saison. On attendra un focus et une agressivité dès octobre et s’il pouvait offrir un peu de sa constance à son bro D-Lo ce ne serait pas mal. En effet, D’Angelo a carrément vu ANT-MAN lui passer devant dans la hiérarchie compte tenu de ses difficultés passagères. Arrivé comme numéro 2, voir en tant que co-leader, le meneur  a perdu en importance en cumulant blessures et performances en demi-teinte. Même sur la fin de saison, il a montré trop d’inconstance et sur le parquet, sa relation avec KAT peut clairement être améliorée. Certes, ils n’ont pas beaucoup joué ensemble, mais on espère voir mieux cette saison. Septième saison en NBA pour les deux compères, il va falloir commencer à montrer qu’ils sont de grands joueurs capables de gagner ensemble.

Le collectif

La réussite des Wolves de saison n’est pas seulement venue de ses joueurs stars. Chris Finch a aussi réussi à monter un vrai collectif où chaque joueur commençait à connaître son rôle. Vétérans, jeunes à potentiel, role players, chacun avait une place et il faudra réussir à recréer cette situation. Evoquons tout d’abord rapidement le rôle de papi vétéran. Ricky Rubio est parti, débarque à sa place Patrick Beverley et son gros caractère. S’il peut être très utile pour donner de l’expérience aux jeunes et apporter sa hargne de la victoire, son niveau de jeu affiché la saison dernière chez les Clippers – à part en Playoffs – pose question. Est-il encore un joueur de basket NBA ? Et surtout, avec sa tête de mule, cela va-t-il bien se passer dans le vestiaire des Wolves ?

Concernant les jeunes à potentiel, outre Anthony Edwards dont on a parlé un peu plus haut, d’autres ont également eu des minutes pour se montrer. On pense ici à Jaden McDaniels avec ses longs crayons à papier à la place des membres. Longueur, mobilité, todo bene, et s’il arrive à confirmer on parierait bien sur un petit spot de titulaire en 4 très rapidement. Naz Reid en back-up de Towns a aussi montré de belles choses avec de jolies perfs et une protection de cercle intéressante et, enfin, Josh Okogie termine son contrat rookie et semble avoir trouvé son rôle de pitbull défensif sur les lignes arrières et il faudra qu’il continue à apporter son agressivité en sortie de banc pour confirmer son statut de bon role player.

Transition toute faite vers ces joueurs de complément, si importants dans la réussite d’une équipe. Malik Beasley a montré par moments de superbes choses en défense et au scoring sur les postes extérieurs. En 37 matchs la saison dernière, il était tout de même le deuxième marqueur de l’équipe avec 19,6 points de moyenne. Agressivité, belle réussite à 3-points, et même capable de se créer un peu son shoot, sa palette s’est bien élargie. Si cette saison il fait preuve d’un peu plus de régularité, Malik Beasley pourrait devenir le 3 and D parfait souhaité par toutes les équipes. Dans ce style débarque également Taurean Prince pour les postes 3-4. Baladé entre Brooklyn et Cleveland ces derniers mois, un peu de stabilité de ne lui fera pas de mal. On se rappelle des belles séquences qu’il a proposées à Atlanta et cela pourrait convenir parfaitement à Minnesota.

Les promesses de la fin de saison laissent donc entrevoir de beaux jours à Minnesota, à condition que le nouveau drama d’hier ne vienne pas (re)mettre un énorme coup de pied dans la fourmilière. Sur le terrain l’équipe semblait avoir retrouvé une dynamique sur laquelle elle pourrait surfer pour lancer cette nouvelle saison. Mais attention, si on a essayé aujourd’hui de positiver, ce fut au prix d’un énorme effort car avec Minnesota, on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle déception.

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