Equipe de France

Evan Fournier voit grand pour les Bleus : « Ma vision, c’est de devenir aussi dominants que l’Espagne ces 15 dernières années »

Ambition, ambition, ambition.

Source image : FIBA

Faisant partie des grands leaders de l’Équipe de France et toujours là pour nous faire marrer sur Twitter, Evan Fournier n’a jamais eu peur d’exprimer ses ambitions, surtout quand ça parle des Bleus. La médaille d’argent ramenée de Tokyo a ouvert encore plus l’appétit de Vavane, qui veut plus que jamais faire de l’EDF une référence du basket mondial. 

C’est à travers un entretien avec Yann Ohnona de L’Équipe qu’Evan Fournier a partagé sa vision concernant le présent et le futur des Bleus. Et comme vous pouvez l’imaginer, Vavane voit grand. On connaît le bonhomme, il n’est pas du genre à baisser les yeux. Non, il est plutôt du genre à regarder vers le haut. Possédant trois médailles de bronze avec l’EDF – deux au Mondial (2014, 2019) et un à l’Euro (2015) – ainsi qu’une magnifique médaille d’argent décrochée l’été dernier aux JO de Tokyo, le nouvel arrière des Knicks s’est déjà forgé un palmarès sympa avec les Bleus. Mais dans sa tête, ce n’est que le début. À bientôt 29 piges, le leader offensif de l’EDF veut absolument surfer sur le succès actuel pour continuer à grimper les échelons et espérer arriver au sommet un jour. Parce que quand on bat les States deux fois de suite (quarts de finale de la Coupe du Monde en Chine en 2019, premier match des JO en 2021) et qu’on passe vraiment pas loin d’un titre olympique, il n’y a absolument aucune raison de ne pas viser les étoiles, surtout quand on voit le groupe actuel avec Rudy Gobert, Nando De Colo, Nicolas Batum & Cie. Euro 2022, Mondial 2023, et bien évidemment Paris 2024, tous ces événements sont entourés en rouge dans l’agenda chargé d’Evan Fournier, qui a d’ores et déjà annoncé sa présence pour le Championnat d’Europe dans un an.

« Ma vision, c’est de devenir aussi dominants que l’Espagne ces quinze dernières années. C’est notre première finale. Avant Paris, il y a d’autres échéances. Je serai à l’Euro, et je veux le gagner. Ce n’est pas le moment de s’arrêter. On a l’occasion d’enfoncer le clou, de bâtir une dynastie. Cette équipe doit grandir chaque été, avoir envie de se retrouver, revivre ces émotions, réactiver ce qui a fait notre réussite à Tokyo. […] Et recommencer chaque année. C’est une opportunité pour notre sport, mais aussi quelque chose qui peut dépasser le basket, faire avancer le sport en France. »

Gagner, encore et encore, comme a pu le faire le grand rival espagnol depuis 2006. Deux fois championne du monde, trois fois championne d’Europe, et menace numéro un pour la grande Team USA aux JO de 2008 et 2012, la bande à Pau Gasol a permis au basket de changer de dimension en Espagne. Et c’est ce que veut faire Evan Fournier en France. Faire grandir le basket, mais aussi « faire avancer le sport français » tout simplement. Et selon lui, cela passe par une « mentalité de vainqueur » qui peut parfois manquer au sein de l’Hexagone.

« Il faut faire avancer notre culture du sport, arrêter d’avoir peur de l’ambition qui va avec. On a encore trop tendance à mettre les ambitieux dans une case : ‘ils se la racontent’. Cela freine le développement. Je veux que ça change, et cette équipe peut faire avancer la cause. On n’est impressionnés par personne. »

Des mots qui sont également backés par des actes. Quand Evan Fournier dit qu’il veut faire avancer la culture du sport en France, ce n’est pas pour faire joli. Car même si les résultats de l’équipe nationale dans les grandes compétitions – peu importe la discipline – représentent toujours une vitrine et un gros levier pour le développement du sport français, Vavane sait qu’il peut avoir un impact encore plus grand. On se rappelle notamment de sa tribune sur le Huffington Post en août dernier, quand il s’est adressé au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer suite aux propos de ce dernier pour expliquer le succès des sports co aux JO : « Vive le sport collectif ! Vive l’EPS ». S’en est suivi un vrai débat sur la place du sport à l’école et les moyens accordés pour permettre au sport tricolore de briller au haut niveau. Le début d’une réflexion amenée à durer dans le temps, avec Fournier dans le rôle d’intermédiaire. C’est aussi comme ça qu’on fait avancer les choses.

Alors que les Bleus sont récemment passés à L’Élysée pour être nommés Chevaliers de l’Ordre National du Mérite, ils visent désormais encore plus haut sous l’impulsion d’Evan Fournier et son copain Rudy Gobert. Les médailles c’est bien, les titres c’est mieux, et Vavane compte bien ajouter de l’or autour de son cou lors des années à venir. 

Source texte : L’Équipe

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top