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Kyle O’Quinn vers le Paris Basketball : une recrue de prestige dans la raquette du promu, parce que Paris est une fête

Kyle O'Quinn

Ouah, ce petit tandem avec Juhann Begarin.

source image : NBA League Pass

C’est fini, espérer voir Brisco Basket dire à Kyle O’Quinn qu’un petit pont vaut 2 points ne relèvera plus du fantasme, car pleine d’audace, la Betclic Élite vient d’attirer l’ancienne coqueluche du Garden dans ses raquettes. C’est le Paris Basketball – fraîchement promu dans l’élite – qui réalise ce joli coup. Génial. Tout simplement, génial.

Chapeau bas, messieurs les dirlos sportifs, chapeau bas. Si le personnel qui orbite autour du championnat français est aussi vieillissant que l’humour de Norman, c’est toujours les vieux pots qui font les meilleurs mercatos. On ne va pas retenir l’arrivée de Sheck Wes en mai dernier dans la capitale, le bonhomme passant plus de temps dans le studio de Freeze que sur le parquet de Georges Carpentier, simplement que notre Betclic Élite gagne généreusement en attractivité. Ce mercredi, le Paris Basketball s’est fendu d’une petite énigme sur son compte twitter, très rapidement prise au sérieux par le peuple. Une référence à l’émission À prendre ou à laisser, mentionnant un bluff du banquier qui annonce l’arrivée d’un « intérieur aux 8 saisons NBA ». Le terme utilisé est plaisant mais pourrait tout de même cacher une recrue en grosse méforme physique, un coup à la Kevin Séraphin qui sort de sa retraite pour venir poser ses 4 points par match, par exemple. Les plus rêveurs d’entre nous – portés par les signatures de Donatas Motiejunas à Monaco et Dante Cunningham au Mans – osent zieuter la liste des intérieurs toujours dispos outre-Atlantique. Un DeMarcus Cousins, pour se relancer ? Impossible. Un Aron Baynes qui d’être tradé à l’autre bout du pays ? C’est trop fort. Un Bismack Biyombo pour suer sous le cercle ? Ce serait topissime, mais il vient de terminer sa neuvième saison. Qui, alors ?

Finalement, c’est George Zakkas – insider pour SDNA Grèce– qui vient fusiller le suspense en annonçant l’arrivée de… Kyle O’Quinn dans la capitale. Loin d’être un escroc inconnu ayant passé 8 saisons NBA en bout de banc, l’ancien des Knicks va faire grand bien au club francilien, notamment de par son profil totalement idoine pour le roster de Jean-Christophe Prat. Il manquait un buffle, un intérieur d’expérience pouvant entourer le prospect Ismael Kamagate, c’est chose faite. Et puis, K.O. semble encore en bonne possession de ses mains, lui qui sort d’une saison à 7,2 points et 4,5 rebonds de moyenne avec le Fenerbahçe, partagée entre l’Euroligue et le championnat turc. Au meilleur de sa forme, Kyle O’Quinn lâchait – sous le maillot des Knicks – un exercice 2017-18 à 7,1 points, 4,5 rebonds, 2,1 assists et 1,3 contre à 58% au tir. Plus récemment, très exactement le 12 août 2020, dans la bulle d’Orlando, l’ancien energizer de Philly avait même frôlé le triple-double en posant 9 puntos, 10 rebonds et 11 passes décisives contre les Suns de Devin Booker. C’est Furkan Korkmaz qui était venu gâcher la fête en dégainant à 45 secondes du terme, ignorant un Kyle O’Quinn seul sous le cercle. Quoiqu’il en soit, ses 2m06 excellent toujours dans le taf de l’ombre et s’ajoutent au recrutement de Kyle Allman Jr., lui aussi future attraction des parquets français.

Plus aucune cohérence, une hiérarchie agréablement bafouée et des recrutements de dingue, c’est à vous rendre fou. Depuis quelques saisons, le championnat de France de balle orange ne cesse d’accroître ses ambitions en rameutant de jolis blazes, souvent connus des parquets NBA. Avec Monaco et l’ASVEL en Euroligue, on ne peut qu’être pressés de voir la suite, et si même les promus s’y mettent, alors la NBA frissonne (non).

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