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Nick Nurse confirmé à la tête du Canada jusqu’aux JO 2024 : viser les Jeux c’est bien, encore faut-il se qualifier

Nick Nurse Canada 17/08/21

Verra-t-on Nick Nurse à Paris 2024 avec le Canada ? Le contrat dit oui, reste à voir ce qu’en pense le terrain.

Source image : YouTube / FIBA

Petite info internationale de la nuit, la prolongation de Nick Nurse comme head coach de l’équipe nationale canadienne jusqu’aux Jeux olympiques 2024. On joue la carte de la continuité pour le Canada Basketball mais attention, avec un roster pareil, il faudrait commencer à avoir des résultats parce que là, ça fait tâche…

En 2019, au moment de la nomination de Nick Nurse comme entraîneur de l’équipe masculine du Canada, l’enthousiasme était global. Tout juste sacré champion NBA avec les Toronto Raptors, le coach débarquait un peu comme un sauveur. On l’imaginait réunir les stars de la sélection et tirer profit de cet effectif 5 étoiles. Deux ans après, le bilan est plus mitigé. Pour sa première compétition internationale, la Coupe du monde en Chine en 2019, deux défaites cinglantes contre l’Australie et la Lituanie en phase de poule ont vite renvoyé les feuilles d’érable à leurs études. Pire encore, le Canada n’a même pas participé aux JO de Tokyo cet été, éliminé par la République Tchèque en demi-finale d’un tournoi de qualification olympique pourtant organisé chez lui, à Victoria. Malgré ces échecs, la fédération canadienne a choisi la continuité et de laisser sa chance à Nick Nurse en le prolongeant 3 ans, jusqu’à Paris 2024. D’ici là, la Coupe du monde 2023 va aussi se tenir en Asie avec le Japon, l’Indonésie et les Philippines en pays hôtes.

Dans ces deux compétitions, et vu l’effectif qui peut être réuni, le Canada devrait être un prétendant pour la médaille. Non non, pas de surplus d’optimisme de notre part, c’est Nick Nurse lui-même qui l’affirme au moment de cette prolongation :

« En tant qu’entraîneur de l’équipe nationale masculine, notre objectif sera de monter sur le podium, en tirant parti de cet âge d’or du basket au Canada. »

L’ami Nicholas n’a pas peur des mots, il parle d’âge d’or du basket canadien, pression maximale sur ses épaules. Si l’on s’amuse à faire un petit roster avec les joueurs canadiens, c’est effectivement prometteur. Cinq majeur : Jamal Murray, Shai Gilgeous-Alexander, R.J. Barrett, Andrew Wiggins et Tristan Thompson. Sur le banc : Cory Joseph, Dillon Brooks, Luguentz Dort, Nickeil Alexander-Walker, Brandon Clarke, Trey Lyles, Kelly Olynyk et Dwight Powell. Un effectif avec un potentiel énorme aussi bien sur le plan offensif que défensif, et même athlétique. Pourtant, on ne cesse de le répéter, le potentiel ça ne suffit pas pour gagner. Réussir à trouver l’alchimie, la complémentarité et le rôle de chacun est essentiel, surtout en basket FIBA. Certes, Nick Nurse connaît bien le basket européen après avoir passé 11 ans sur le Vieux Contient comme entraîneur, principalement en Angleterre et aussi lors d’un passage par la Belgique, mais encore faut-il réussir à tirer le meilleur d’un groupe qui n’a pas souvent l’occasion de jouer ensemble, la faute aux blessures et aux défections. Le coach de l’Ontario a désormais trois ans pour trouver la bonne recette qui mènera les caribous au succès.

Prolongation de Nick Nurse pour 3 ans, objectifs de podium déjà annoncés, le basket canadien se veut ambitieux. Alors oui, le potentiel est là, mais face à la densité du niveau international, pas sûr que nos cousins canadiens gagnent en claquant des doigts. En FIBA, la régularité (demandez aux Français) sera une des clés de la réussite. Mais pour ça, il faudra déjà commencer par se qualifier…

Sources texte : The Athletic, Canada Basketball

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