TrashTalk Award

TrashTalk Award – Spécial NBA Finals 2021 : au niveau de la punchline aussi, la bataille a été rude entre Suns et Bucks

Bucks - Suns

Lui, c’est vraiment le flex ultime

Source image : YouTube

Ça y est, les Finales NBA 2021 ont rendu leur verdict, et à ce petit jeu, ce sont les Bucks qui sont finalement ressortis vainqueurs 4-2, même s’ils étaient menés 2-0 par de valeureux Suns. Giannis et son crew ont fini le taf dans le Wisconsin au terme d’une série très disputée, pas seulement au niveau du terrain d’ailleurs. Parce qu’au niveau de la punchline, de l’intimidation et du parler-poubelle, la bataille a également fait rage. Lequel repartira avec la palme de cette édition spéciale selon vous ?

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par John Collins, pas peu fier de son poster sur le museau de Joel Embiid.

Candidat # 1 : Le public des Suns compte le temps pris par Giannis aux lancers

C’est un sujet qui a fait débat tout au long des Playoffs : la routine de Giannis Antetokounmpo lorsqu’il se présente sur la ligne de réparation prend environ 2 semaines, les Hawks n’avaient jamais caché leur frustration vis-à-vis de cette perte de temps au cours de matchs déjà très, trèèèèès longs… D’ailleurs, les arbitres ont parfois sifflé tout de même des violations des 10 (!) secondes pour tirer un lancer-franc, mais ils l’ont parfois laissé terminer aussi, pouvant occasionner des gros sous-marins mais aussi des ficelles, et ça, le public des Suns ne le voulait pas. Pour tenter de mettre le corps arbitral dans la poche de leur franchise de coeur (malgré Steve Foster au Game 6), toute la salle de Phoenix s’est mise à l’unisson dans le même but.

Même pas besoin pour les arbitres de procéder au décompte, le public s’en chargeait pour eux, et de façon très bruyante, pour tenter de précipiter Giannis dans ses tentatives. Devant la caméra, un fan a souhaité flex un peu plus que le reste de ses acolytes, en agitant un billet de 100 dollars différent par seconde écoulée pendant la routine du Greek Freak sur la ligne. Giannis n’a pas eu de pourcentage extraordinaire au cours de ces Finales (66% de réussite) mais a mis ceux qui comptaient, nous allons y revenir.

Candidat # 2 : Chris Paul sait que les lancers ne sont pas le fort du Greek Freak

Puisque nous sommes sur le sujet, autant poursuivre non ? Chris Paul, interrogé sur les nombreux rebonds offensifs laissés par les Suns à leurs adversaires, que ce soit sur un lancer ou pas d’ailleurs, a tenu à tenter un coup de bluff envers Giannis, voyant sa franchise dos au mur, ce grand roublard a tenté une petite punchline envers Antetokounmpo pour le déstabiliser, tout en montrant du doigt l’une des faiblesses de son équipe qu’il fallait impérativement corriger.

« Tout le monde sur le terrain anticipe un loupé, même lui ! »

Il faut dire qu’à ce moment là, Giannis convertissait à peine plus d’un tir sur deux depuis la ligne de réparation, mais malheureusement, ce commentaire de CP3 n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le second des quatre frères Antetokounmpo n’ayant aucunement l’intention de laisser le meneur rentrer dans sa tête. Du coup, il a tout simplement rentré 17 de ses 19 tentatives lors du Game 6 décisif, qui a vu Giannis livrer une performance tout simplement légendaire en plus d’une réussite aussi belle que surprenante aux lancers. Le Point God a effectivement chauffé le meneur, mais pas forcément dans le sens qu’il espérait.

Candidat # 3 : les Suns démarrent avec un chant « Suns in 4″…

Les provocations vont bon train entre les fans des deux franchises, les Suns avaient l’avantage du terrain et ont remporté leurs deux premiers matchs dans l’Arizona, sauf que Milwaukee a remporté ses deux matchs au Fiserv Forum et le troisième qui se disputait à Phoenix, le match décisif se jouait dans le Wisconsin et les Bucks ont donc pu soulever le trophée Larry O’Brien devant leur public, revenu en masse malgré cette période de COVID. On ne peut que se réjouir de ces images, mais aussi des différents slogans utilisés par les fans pour intimider l’adversaire, découvrez-les, ainsi que leur signification pour les novices. On commence par celui des Suns.

« Les chants « Suns in 4″ commencent alors qu’il reste moins de 2 minutes à jouer. »

L’origine du chant « Suns in 4 » est très récente, il suffit de se rappeler de ce type, le dénommé Nick McKellar, qui se fait renverser de la bière sur la tronche par deux fans des Nuggets, probablement frustré par le retard de 2-0 qu’ils accusaient déjà au moment du Game 3. Ni une ni deux, le véhément fan des Suns distribue les mandales aux deux effrontés et se permet même le luxe de leur crier « Suns in 4 » en les voyant quitter les gradins de la salle de Denver. Figurez-vous que c’était bien prémonitoire car Phoenix a effectivement sweepé les Nuggets. Se pointer en maillot des Suns au Pepsi Center, goumer deux supporters adverses un peu trop virulents, et gueuler que son équipe va les sweeper, le tout en même temps ? C’est clairement un flex de compétition.

Candidat # 4 : …et les Bucks répondent avec un chant « Bucks in 6 »

Mais vous vous en doutez bien, les Bucks aussi ont leur grain de sel à apporter dans l’histoire, ils n’allaient pas se laisser marcher dessus comme ça quand même. Du coup, ils ont clairement dû fouiller dans les archives pour retrouver une vieille relique qui fera plaisir à un ancien rookie de la franchise qui a planté 55 points contre les Warriors de l’époque.

« Dès qu’ils ont montré Brandon Jennings en train de danser sur l’écran géant avec 20 secondes à jouer, les chants « Bucks in 6″ ont immédiatement débuté. Quel moment. »

Quant au chant « Bucks in 6 » il faut remonter un peu plus loin, jusqu’à l’époque de Brandon Jennings pour être plus précis. En 2013, les Bucks affrontent le Heat des Tres Amigos LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh au premier tour des Playoffs. Jennings est sûr de lui et persuadé que son équipe va passer en 6 matchs. Milwaukee perd le Game 1 ? Ne comptez pas sur le gaucher pour remettre sa parole en doute, il est à fond et il y croit, sauf que pour le coup, ça ne va pas totalement se passer comme prévu car les Bucks vont se faire balayer sans jamais perdre de moins de 11 points. On peut au moins dire que 8 ans plus tard, Brandon Jennings a permis à ce slogan de perdurer, cette fois de façon un peu plus sérieuse, et a pu prendre une petite revanche, par procuration.

Candidat # 5 : Bobby Portis empêche Chris Paul de parlementer avec les arbitres

Chris Paul a toujours aimé parler avec les arbitres, parfois même avec vocifération, pour servir son équipe, le Point God sait user des différents vices. A 36 ans, ce n’est pas au vieux singe qu’on va apprendre à faire la grimace, même lorsque le dénommé Scott Foster, un ami de longue date de CP3, qui lui a fait perdre 12 matchs consécutifs en Playoffs lorsqu’il officiait en tant qu’arbitre, est désigné pour arbitrer ce Game 6. Malgré ça, Paul n’a pas reculé et voulait faire une réclamation auprès du corps arbitral au cours du , mais Bobby Portis ne l’a pas entendu de cette oreille.

« Bobby Portis empêche Chris Paul d’aller se plaindre à Scott Foster. »

Sur une balle litigieuse, CP3 voulait indiquer aux refs que la gonfle devait revenir aux Suns, mais le meilleur pote de Nikola Mirotic, probablement conscient des facultés de Chris Paul à ce niveau, le retient d’une seule main sur le torse, tout en souriant. Paul forcément, voit rouge, et un mini attroupement se créé au milieu des deux joueurs (Khris Middleton et Frank Kaminsky viennent vite calmer le jeu). Les adversaires en seront quittes, aucune technique, mais une balle pour les Bucks qui a peut-être eu son incidence sur le résultat final du match. Portis a peut-être également empêché CP3 à prendre une technique, et en a pris lui-même une plus tard, en nous offrant une course stratosphérique, et Paul a loupé son lancer-franc. Les Dieux du basket regardaient attentivement ce match visiblement.

Candidat # 6 : Vernon Maxwell félicite les Bucks… et tacle le Jazz, forcément

C’est devenu un gimmick chez lui, Vernon Maxwell ne peut jamais s’empêcher de vanner le Jazz à chacune de ses sorties médiatiques, à moins qu’il ne meure immédiatement lorsqu’il n’évoque pas la franchise de Salt Lake City, mais visiblement, la rancoeur est tenace chez « Mad Max ».

« Je savais que ce groupe de gars allait gagner car ce genre de chose arrive aux bonnes personnes. C’est pour ça que j’ai 2 titres et que Utah n’en a pas. »

Une balle perdue de plus pour le Jazz, une balle perdue de plus de la part de Vernon Maxwell, ça commence franchement à ressembler à un running gag. Mais Maxwell avait raconté qu’il était très rancunier envers leurs fans, qui avaient pu tenir des propos racistes à l’époque… Triste, très triste…

Candidat Bonus : une vieille citation de Giannis refait surface, et ça ne vas pas plaire à Nico Batum

Certes, ce n’était pas pendant ces Finales NBA 2021, mais cette anecdote de Giannis a refait surface, juste après que les Finales NBA aient livré leur verdict. le natif de Zografou, dans la banlieue d’Athènes aurait tenu certains propos à l’assistant coach des Bucks juste avant un match face aux Hornets. Malheureusement, Nico Batum ne devrait pas apprécier de voir cette sortie médiatique dévoilée au grand jour.

« Tu vois Batum ? Observe-le et regarde-le attentivement. Il est vraiment bon, et si tu te donnes à fond tu peux devenir un joueur du même style que Nicolas Batum. »
« Si je deviens Nic Batum, je rentre direct en Grèce. »

Ces paroles ont probablement eu lieu aux alentours de 2016 car Batman tournait à un très honorable 15-5-5 à l’époque sous le maillot de Charlotte, avant d’être peu à peu mis au placard. Ces mots sont durs pour le frenchie, mais ils traduisent surtout une soif intarissable de Giannis Antetokounmpo de devenir le meilleur joueur possible, et de ne pas se contenter d’être un lieutenant alors qu’il peut devenir (et est effectivement devenu) l’un des meilleurs de la ligue. Il faut également savoir que la Grèce fait probablement remonter de douloureux souvenirs au Greek Freak. Puisque sa famille n’a jamais roulé sur l’or, Giannis devait être vendeur à la sauvette dans les rues d’Athènes avec ses frères à l’époque, pour ramener de l’argent et faire bouillir la marmite. Il vendait des DVD, des lunettes, sacs à main et même des produits contrefaits. Une petite balle perdue pour Batum mais surtout une preuve de l’ambition débordante du néo champion NBA et MVP des Finales.

Ces Finales nous ont livré leur lot de punchlines, comme souvent. Qu’il s’agisse des joueurs ou des fans, les différents protagonistes des différentes franchises n’ont pas eu leur langue dans leur poche et ont tout fait pour déstabiliser l’adversaire, le tout dans l’esprit sportif, toujours ! La ligne rouge n’a jamais été dépassée.

Mais qui a eu la plus grande gueule dans ces Finales NBA 2021 ?

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