Equipe de France

Les Bleuets écartent le Mali en huitièmes : 86-52, Jayson Tchicamboud en patron, Clément Frisch lance son tournoi

Jayson Tchicamboud 9 août 2021

S/o le daron.

Source image : FIBA

Quelques semaines avant que les pères de famille ne se bastonnent dans les rues de Tokyo, les Bleuets ouvrent un bel été avec la Coupe du Monde U19 en Lettonie. Malgré un court revers face à ces *insérer ce qui vous plaît* d’Espagnols, les victoires face à la Corée du Sud et l’Argentine ont octroyé la première place du groupe C à nos jeunes pousses. Place désormais aux phases éliminatoires avec ce huitième de finale contre le Mali. Débrief.

La boxscore, c’est par ici

Matthew Strazel (ASVEL), Clément Frisch (SIG Strasbourg), Victor Wembanyama (ASVEL) ou encore Jayson Tchicamboud (SIG Strasbourg), cette Équipe de France aligne des garçons avec une solide expérience professionnelle dans les jambes. C’est toujours plus simple de faire un saut en arrière juste après avoir foudroyé des bassins en Euroligue, n’est-ce pas Matthew ? Mais la confiance est cadeau du parquet et non du palmarès, c’est pourquoi il va falloir se montrer très vigilant face à des Maliens qui – eux aussi – jouissent de jolis noms. On pense à Oumar Ballo – freshman du côté de Gonzaga – annoncé autour des 2m10, ou encore à Mohamed Sidibe, coéquipier de Lucas Ugolin au SLUC Nancy.

Deux minutes et puis s’en va. Celui que beaucoup étaient venus observer clôt d’ores et déjà sa première mi-temps après avoir commis deux fautes, excellement provoquées par les intérieurs maliens. On sait la carrure de Victor Wembanyama encore apparentée au fromage trop rigolo, et sa rencontre avec Oumar Ballo l’a instantanément mis en difficulté. Un mal pour un bien puisque la sortie du petit nouveau de l’ASVEL disperse sur nos écrans une jolie prose venue d’Alsace : le très solide Clément Frisch entre en jeu et pose 9 points dans le premier quart-temps. Un atout qui vient compléter une raquette hors-norme avec Yvan Ouedraogo, deux soldats en mission pour asphyxier la peinture adverse. Défensivement, l’effet est immédiat et les Bleuets claquent la porte sur les doigts de pieds maliens. On se marre honteusement quand Mohamed Sidibe – en toute fin de possession – envoie une tartine depuis les quarante-douze mètres. Sûrement étudiée au préalable, l’idée est de verrouiller la raquette afin de pousser les Aiglons à déclencher de loin. Une première victoire tactique tant les Maliens essuieront le plexi (2/18 à 3-points). De l’autre côté du parquet, la différence se fait dans l’alliage de technicité et fulgurance, à l’image de ce drive made in Lucas Ugolin qui désosse les hanches de son défenseur puis file déposer un lay-up ligne de fond. Le Nancéen ne fait pas de bruit mais réussit pour l’instant un joli tournoi de couteau suisse avec des moyennes de 8,5 points, 2,5 rebonds, 1,8 interception, 1,3 assist et 1,3 contre à 65% au tir. Si Matthew Strazel était parfaitement entré dans sa rencontre, Jayson Tchicamboud prend le relais du Villeurbannais dont la sélection de tir est devenue craignos. Le fils du Steed redresse le backcourt et brille dans sa gestion balle en main : patient, juste, tranchant (Bleuets 42 – 33 Mali).

Dix-neuf. Un chiffre qui nous hante depuis maintenant plus d’un an, mais qui vient de nous régaler pendant une large demi-heure. En seconde période, les Maliens n’ont inscrit que dix-neuf points. Les scouts logés derrière le panier concerné ont été priés d’enfiler des cottes de mailles, sous peine de revenir aux States avec les mêmes dénivelés faciaux que Marcus Smart. Les Aiglons claquent la bise à Guillaume Grand et allument sans règle digne et sans foi, jusqu’à atteindre un triste pourcentage de 33% au tir. Une situation de crise bien provoquée par nos Bleuets : Lucas Ugolin jaillit sur les passes foireuses et vole 4 ballons, Yvan Ouedraogo enfile un slip de cuir et tatoue son blaze sur les intérieurs adverses, Kévin Marsillon-Noléo – réactif et sur ses appuis – fait une rentrée d’acharné. Le retour de sa majesté Wemby ravit les observateurs qui – à défaut de le voir scorer – profitent de sa protection de cercle pour prendre des notes. On rappelle que Victor est un 2004 et qu’il joue majoritairement contre des types nés en 2002. Nos doigts ne suffisent plus pour compter l’écart et les jeunes tricolores semblent de plus en plus maîtriser la partie devant des Maliens maladroits à souhait. La fête est totale quand Jayson Tchicamboud valide un 3+1 depuis l’aile. Bis repetita, Rudy Demahis-Ballou décoche du même spot mais voit son tir s’engueuler avec l’arceau : Lucas Ugolin est dans le coin et réconcilie les deux partis avec une bonne claquette de fermier, à deux mains. Le match n’est plus sous suspense et le Vic claque un 3-points – plein axe – non loin du logo, puis fusille le cercle en contre-attaque sur une passe made in Strazel. Terminer un match sans faire partie d’un éventuel Top 10 ? Hors de question.

Notre homme du match, Jayson Tchicamboud : 14 points, 5 rebonds, 8 assists et 1 interception à 60% au tir dont 1/2 du parking.

La France peut s’asseoir et patienter sereinement, en attendant de jouer vendredi, son ticket pour le dernier carré contre le vainqueur de Lituanie – Iran. Ici, on mise quelques kopecks sur un réveil de Victor Wembanyama, souvent en réussite contre des équipes dans lesquelles la dimension technique prime sur l’aspect physique.

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