Bucks

P.J. Tucker, le cœur et les poumons de ces nouveaux Bucks : l’exemple parfait que le basket n’est pas qu’un sport de statistiques

PJ Tucker Bucks

La pièce jointe la plus utile de ta boîte mail.

Source : Youtube

P.J. Tucker a peut-être encore pris un bouillon cette nuit face à Kevin Durant , mais l’addition aurait pu être encore plus salée. Sorti pour six fautes pendant les prolongations pour une faute de caractère, ce petit couac et sa réaction sont à l’image de ce qu’a apporté P.J. aux Bucks sur cette série : caractère et combat. L’expérience du vétéran est la pièce finale de l’underdog parfait, avec pour les Bucks, désormais, une allure de favori pour le titre final.

Du haut de ses 36 ans, de sa silhouette de videur de boite et de sa gueule de thug, P.J. Tucker a plutôt l’allure du joueur plus important dans les vestiaires que sur le terrain. Sans réfuter totalement cet a priori, la Pièce Jointe la plus importante de ta boîte mail a encore de beaux restes et son mindset agit comme un sachet de thé dans une tasse chaude sur le collectif des Bucks, infusés à la théine spéciale « Pitbull » quand le poste 4 est sur le terrain. L’attitude de Tucker a ainsi été remarquable durant la série, à la fois sur les parquets et en dehors. Le match le plus imprégné de la sauce « Pop Juniors » ? Sans conteste le Game 3. Dans cette guerre de tranchée imposée par Milwaukee, Tucker a le rôle du méchant idéal. En défense sur KD toute la partie, Tucker défend comme un chien, trashtalke, et ne baisse jamais les yeux devant un Durant lui rendant pourtant quinze centimètres. Allant même jusqu’à être bumpé par un ami du MVP 2014 sur le parquet, Tucker cristallise alors la frustration de la franchise de Brooklyn lors de ce match.

En voyant son attitude sur le terrain, on pourrait vite faire un raccourci en catégorisant ce joueur de « bad guy », mais le role player ne fait pas de dépassement de fonction dans sa casquette de « tête de con ». Pierre-Jean n’est pas là pour se donner une image de marketing à deux francs et plutôt de jouer la carte thug et échauffer les esprits, Tucker parle avec franchise de sa match-up avec Durant et loue l’ailier des Nets avec classe.

Et si la colonne statistique n’est pas toujours celle qui est la plus fournie des Bucks, l’apport est lui indéniable. Même dans les rencontres où le boxscore du joueur est en apparence mauvais, on s’aperçoit rapidement que son apport va au-delà d’un score TTFL ou de highlights. Tucker est l’homme invisible pour celui qui ne regardera pas le match mais si important pourtant sur le parquet. Son +/- sur la série est si impressionnant que l’on ne pourrait pas s’imaginer les Bucks avoir vaincu les Nets sans son soldat. Lors du Game 6 par exemple, alors que le match s’est terminé à 104-89 pour les Bucks, Milwaukee a marqué… 30 pions de plus que son adversaire lorsque Tucker était sur le parquet. L’autre statistique, peut-être un peu moins sexy à mettre en évidence, est également le nombre de minutes jouées. Alors que son début de saison avec Houston laissait penser que Tucker n’était plus dans l’élite des pitbulls, le voilà qu’il joue environ 25 minutes par match et devient la première alternative dans le front-court des Bucks, devant un très bon Bobby Portis, plus prolifique en stats, mais dont le QI basket l’a conduite sur le banc durant cette série tellement disputée. Enfin… disons stats de base, car sur les courses à haute intensité, les centimètres mis entre lui et son attaquant  ou le nombre de gros mots dits dans les oreilles des Nets ou même à la daronne de KD (ceci n’est pas une blague), Tucker en ressort grand vainqueur. Son Game 7 est donc un rappel à tous qu’au-delà d’un franchise player, d’un lieutenant et d’un bon coach, il faut aussi un col bleu né pour se sacrifier.

P.J. Tucker a l’air d’être un joueur tout droit sorti d’un prototype de NBA2K pour être le vétéran idéal, précieux dans le vestiaire et sur le terrain. L’homme à qui le rookie ne refuse pas de porter les valises, mais qui lui sauvera les fesses en défense ou au rebond. A la fois invisible et omniscient, Tucker a réussi à trouver une équipe à son image : battante et dure. 

1 Comment

1 Comment

  1. David

    20 juin 2021 à 13 h 59 min at 13 h 59 min

    Un article de qualité supérieur.
    Bravo pour ce boulot monstrueux

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top