Jazz

Le Jazz confirme son statut face aux Clippers : victoire au Game 1, Donovan Mitchell a ouvert les vannes et Rudy a fermé la boutique

Rudy Clutch Gobert.

Source image : NBA League Pass

Le Jazz a donc remporté une première victoire épique dès le Game 1, devant son merveilleux public de la Vivint Start Home Arena face aux Clippers. Portés par un INCROYABLE Donovan Mitchell et une solide défense, la franchise de Salt Lake City a imposé d’entrée sa domination sur Los Angeles. Le Jazz ne pouvait rêver d’un meilleur départ dans cette série, faisant le plein de confiance et parvenant à vaincre le monstre à deux têtes dans le clutch.

La petite box score maison, c’est par ici

Qu’elle fut belle cette rencontre de Playoffs, à ce à plusieurs égards. Premièrement, l’ambiance offerte par la Vivint Start Home Arena fut bouillante dès l’entre-deux. La simple sensation d’avoir une salle remplie et conquise par son équipe manquait depuis un an en Playoffs, mais lorsque cette composante s’ajoute à un match serré, à une performance de monstre de la star locale et à une action décisive dans le clutch, le match tourne vite au souvenir mémorable. Démarrant timidement la rencontre, Utah n’arrive pourtant pas à se mettre en rythme et balbutie son basket. Au milieu du premier quart-temps, les Clippers impulsent un run et concluent à +7 avant la deuxième reprise. Emmenés alors par un bon Paul George et une entrée très convaincante de Luke Kennard, les Angelinos continuent sur leur lancée du premier quart, l’écart se creusant petit à petit et se portant à 13 points pour les Clippers au milieu du deuxième quart. Mais au delà de l’écart, le fait notable reste alors le peu de points inscrits par le Jazz à ce moment du match. En effet, cinq minutes  avant la mi-temps, le Jazz n’est alors parvenu qu’à inscrire 30 petits points à cause d’une adresse fa-mé-lique, une adresse pourtant censée être le point fort de la meilleure équipe de la saison régulière. Le meilleur exemple de ce manque de réussite à ce moment du match ? Donovan Mitchell, ses deux premières réussites chanceuses mais surtout son 2/8 au tir. Jordan Clarkson, entré pour impulser un nouveau souffle, n’arrive pas non plus à peser sur la défense imposée par le quatrième de la Conférence Ouest, mais lorsque Spida refoule le parquet à 43-30, un autre visage se dessine. Bien déterminé à faire recoller son équipe au score, il inscrit alors deux premiers shoots précieux, bien aidé par en attaque par un Bojan Bogdanovic qui se réveille et qui en fera de même. Pour se rassurer encore un peu plus, il cherche quelques lancers précieux pour encore alimenter la marque de son équipe. Pour autant, les Clippers maintiennent l’écart de 13 points à la mi-temps, notamment grâce à un gros shoot à 3-points de Nicolas Batum lors de leur dernière possession.

Utah ne lâche pas l’affaire en seconde période et Mitchell hausse encore un peu plus le ton. A la sortie des vestiaires, il enchaine trois jumpshots devant les yeux ébahis de son maitre Jedi Dwyane Wade, présent dans le courtside de l’arène avec Madame. Le Jazz recolle alors à 5 points, seulement deux minutes après la reprise. Puis SpydAnakin fait la totale à Beverley, Jackson, Rondo, George, Kawhi ou quiconque qui ose s’interposer devant le boss maison. Drives réussis avec brio, lancers provoqués avec malice, shoots à distance, shoots à mi-distance, une vraie sensation d’invulnérabilité se dégage alors de D.Mitch. Le momentum a changé de camp et aucun Clip ne tient la comparaison avec le numéro 45 de Salt Lake. Utah repasse devant à trois minutes de la fin du troisième quart-temps, la foule présente est en délire et l’impression visuelle qu’elle a laissé est si marquante grâce aux clameurs prononcées à l’unisson… qu’il est difficile d’imaginer à quel point elle a pu influencé le destin du match pour les acteurs de celui-ci. 

Mais grâce à des lancers de Rajon Rondo et un shoot de Luke Kennard, Los Angeles égalise à 79-79 avant l’ultime round. On s’attend à un sursaut des Clippers lors de ce quatrième quart, les deux superstars de LA doivent élever leur niveau de jeu pour espérer gagner ce match. En effet, Kawhi Leonard est à 14 points à ce moment du match et sa perf ne tient pas la comparaison avec celle de Donovan Mitchell. Pire encore, Paul George, qui avait pourtant été en vue en début de partie, ne parvient pas à ajuster la mire et a depuis shooté son lot de briques. Les deux larrons vont alors passer à la vitesse supérieure mais… Donovah Mitchell lui aussi passe encore un cap dans sa pyromanie. C’est simple, on a la sensation que plus la rencontre avance, plus elle appartient au jeune arrière de la contrée Mormone.

Ses deux complices d’attaque Clarkson et Bogdanovic ont aussi la main chaude pour chauffer un peu plus le chaudron Jazz, si bien qu’à cinq petites minutes de la fin les carottes semblent cuites pour Kawhi et ses collègues, avec un retard de 8 points accumulé dans la fournaise. Mais grâce à quelques stops, des lancers ratés par le Jazz et une réussite totale de leur côté, les Clippers reviennent à trois points, avec une dernière possession en main. Condamnés à inscrire un tir du parking, les Clippers installent une attaque en fer à cheval pour tenter d’arracher une prolongation. Le ballon circule pour trouver une ouverture et atterrit finalement dans les mains de… Marcus Morris, surtout T-Lue ne prend pas de temps-mort hein, et face au mur Rudy Gobert le frère de Markieff tente de feinter, parvient à faire sursauter son défenseur mais… mais les grands bras de Gobzilla ne se font pas prendre si facilement et lorsque le ballon quitte les doigts de Morris, c’est pour se loger dans les paluches du double DPOY. Victoire finale 112-109 d’Utah devant un public en fusion, fait chaud, fait chaud, et dire que ce n’atait que le Game 1.

On ne saurait dire quel a été le plus gros highlight de la soirée entre cette dernière action si représentative du Jazz ou cette mixtape infligée par Mitchell à la défense des Clippers, mais une chose est sûre, c’est qu’Utah a l’air sûr de sa force. Certes, Donovan Mitchell était en feu et les Clippers ont été à une possession de recoller, mais la sérénité et la certitude dégagées par le groupe de Quin Snyder leur donnent encore un peu plus de crédit pour être un bel outsider dans ces Playoffs. 

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