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Neil Olshey charge Terry Stotts : si les Blazers ont perdu c’est à cause de leur défense, cépafo mais le message est brouillon

Neil Olshey

Ne m’accusez pas, tout est de la faute de Terry Stotts.

Source image : NBA League Pass

Alors que les Blazers se préparaient à partir en vacances, ils sont passés une dernière fois devant les médias pour faire le bilan de la saison. Le General Manager, Neil Olshey, a notamment pu partager quelques unes de ses vérités et il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Le motif de la défaite ? Un certain Terry Stotts. 

Éliminés par les Nuggets au premier tour des Playoffs, les Blazers se réveillent avec une sacrée gueule de bois. Entre le spleen de Damian Lillard, le licenciement de Terry Stotts et les questions qui entourent le roster, c’est un peu le flou dans l’Oregon. Mis sous pression face à cet échec, Neil Olshey a défendu son steak et trouvé une victime toute désignée pour justifier non seulement l’élimination précoce mais aussi la faiblesse défensive de la saison. Petit indice, il vient de faire ses valises.

« Mon sentiment à l’instant présent, même si certaines questions se sont posées dans le passé, c’est que notre élimination au premier tour et notre 29ème place au classement défensif ne sont pas dues à notre effectif. »

Ce n’est donc pas la faute des joueurs, ni du boss, ni des fans, ni des cheerleaders, ni du concierge, qui reste-t-il alors ? On se le demande. Éjecté après neuf ans sur place, Terry Stotts se fait donc charger sans ménagement alors que l’encre sur son licenciement n’est pas encore sèche. Difficile de ne pas voir dans cette attaque du dirigeant un moyen de se protéger lui-même car la construction du roster est quand même de sa responsabilité. L’idée reste donc de garder à peu près les mêmes joueurs (il a confirmé que Damian Lillard, C.J McCollum, Robert Covington et Jusuf Nurkic ne bougeraient pas) mais de prendre un entraîneur qui va, comme par miracle, transformer cette équipe en forteresse imprenable. On lui souhaite déjà bien du courage si c’est le cas. Le GM a toutefois admis qu’il étudierait les options à sa disposition si un joueur important se retrouvait sur le marché. Encore faut-il que le cas se présente… Et pour ceux qui pensent quand même que Portland est loin du niveau d’un finaliste NBA voire même de sa Conférence ? Pas de problème, Neil Olshey peut toujours nous balancer son bilan en tant que « petit marché ».

« Une des choses qui a été oubliée dans tout ça, c’est que nous avons fait les Playoffs durant les huit dernières années. Nous sommes un des petits marchés les plus victorieux de la Ligue. Mais durant la Free Agency, les gros marchés l’emportent généralement sur les autres. »

Les fans des Blazers doivent donc se satisfaire de huit qualifications en Playoffs, dont cinq éliminations au premier tour ? C’est ce qu’on appelle une ambition débordante et Damian Lillard doit sûrement apprécier (non). Plus sérieusement, personne ne demande au patron de Portland de ravager la Free Agency ou de trouver le moyen d’échanger un mec du bout de son banc contre Anthony Davis. L’idée est simplement d’accepter une simple remise en cause et de faire les bons ajustements pour présenter un roster plus équilibré avec des profils défensifs supplémentaires pour combler les limites des gros attaquants qui sont déjà sur place. Au lieu de cela, on semble assister à une sorte de plaidoirie pour éviter de finir la tête sur l’échafaud une année de plus, quitte à taper sur le premier boulon qui passe : le coach. Est-ce que Terry Stotts a commis des erreurs dans son coaching ? Évidemment que oui et les fans ne sont pas aveugles. Mérite-t-il d’être le seul coupable de l’intensité défensive de son équipe et du fait qu’il avait, allez, trois profils défensifs sur quinze joueurs ? Faudrait pas pousser quand même.

Neil Olshey est passé devant les médias et visiblement, il avait envie de passer ses nerfs sur son ancien coach. Terry Stotts est donc coupable de tout et son successeur se devra de faire beaucoup mieux avec un effectif qui devrait globalement être identique. Pourquoi a-t-on l’impression qu’on pourrait se retrouver dans un an avec une conférence de presse quasiment similaire ? 

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