Nuggets

Nikola Jokic est un glouton : les Grizzlies ont été fabuleux mais quand même, 47/15/8… pfiou

Nikola jokic

Slurp.

source image : NBA League Pass

Il suffisait que Stéphane pose la question, pour que Nicolas lui réponde. Ce qui semble être un dialogue entre deux collègues d’open space est en réalité l’énième épisode d’une course au trophée de MVP. Plusieurs bonshommes y sont engagés, dont un Joker tombé amoureux des statistiques. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Avec tout le respect que nous portons à Batum, la NBA est la seule ligue où le Joker est plus fort que Batman. Un constat une nouvelle fois vérifié sur le parquet de la Ball Arena où les Nuggets recevaient des Grizzlies en pleine bourre. Les oursons du Tennessee restent sur deux victoires consécutives – dont un succès de choix face aux Bucks – et déroulent un basket-ball de qualité. Du côté des infirmeries, Taylor Jenkins doit composer sans Dillon Brooks et Jonas Valanciunas, tandis que Denver découvre tout juste la vie sans Jamal Murray. Sans doute l’occasion de rappeler que Bol Bol est toujours foutu au placard, un meuble qui sert également à entrer dans le monde de Narnia. Et qu’y a-t-il dans le monde de Narnia ? Aslan et Edmund. Or, si on additionne les lettres des deux prénoms, on en obtient onze. Onze, un nombre auquel on soustrait trois (le nombre de lettres dans Bol) puis cinq (le nombre de joueurs au basket) pour finalement obtenir zéro. Zéro, comme le poids de l’entrejambes de Florentino Pérez. Voilà une bonne affaire de réglée, passons maintenant au débrief. Le premier quart-temps est marqué par le show Will Barton : l’ailier inscrit les 13 premiers points de son équipe et ouvre Memphis en un contre cinq. Très vite, les Grizzlies enclenchent la troisième et – par l’intermédiaire de l’impeccable Grayson Allen – défont leur retard. Les petits gars du Tennessee vont même s’emparer du lead lorsque De’Anthony Melton – de retour après huit matchs d’absence – convertit 4 tirs primés en l’espace de deux minutes. Même si Nikola Jokic dégaine aisément sur Brandon Clarke, ce sont bien les Oursons qui mènent à l’entracte (Denver Nuggets 56 – 60 Memphis Grizzlies).

Bien que les Grizzlies parviennent à accroître leur avance en ce troisième quart-temps, ils foirent la conclusion dans les dernières douze minutes. Menés 114-105, les Nuggets profitent d’un exceptionnel Nikola Jokic pour – en l’espace de trois minutes – revenir à 116-116 : overtime. Encore une fois, Ja Morant est royal et permet à Memphis de prendre le large en prolongation. Encore une fois, Nikola Jokic et Will Barton ramènent leur équipe à égalité : second overtime. Les bombinettes de Grayson Allen sont cliniques, Xavier Tillman est en mission et De’Anthony Melton se la joue Jordan Clarkson, il n’empêche que le dénouement tourne en faveur de Denver : le Joker plante un 3-points à 42 secondes du terme et efface les espoirs de Memphis. Ce grand plein de soupe termine la partie avec 45 points, 15 rebonds et 8 assists à 65% au tir dont 2/6 de Belgrade, et devient le premier pivot depuis Hakeem Olajuwon (1996) à lâcher un match en 45/15/8. Puis, c’est tout benêt qu’il se dirige vers le matos d’interview pour répondre aux questions de l’antenne. Le gars est limite gêné d’avoir fait ça, quelle affaire. M’enfin, un énorme big up aux Grizzlies qui ont répondu présent malgré les absences de Jonas Valanciunas et Dillon Brooks. Les Oursons conservent la huitième (et méritée) place de la Conférence Ouest, avant d’affronter les Clippers mercredi.

On frôle l’indécence et pourtant, rien n’a jamais paru aussi normal : Nikola Jokic joue sans forcer et repart se coucher en laissant derrière lui des statistiques fantasmatiques. Alors oui, peut-être que notre ère joue en faveur de la production, quoi qu’il en soit l’impact du Joker est réel et les Nuggets écartent d’excellent Grizzlies.

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