Warriors

Stephen Curry a perdu tout sens commun : planter 49 points face à son frère, la définition absolue du sans-gêne

Stephen Curry

Et à la fin de l’envoi, il touche.

source image : NBA League Pass

Il nous avait promis d’arrêter (non), il a recommencé : cette nuit encore, Stephen Curry a sorti l’habit de menuisier pour envoyer du bois en Pennsylvanie. Le plus triste dans cette affaire, c’est que Joel Embiid se trouvait dans le mauvais wagon. Surpris par l’insensé, le Camerounais n’a pas eu d’autre choix que de s’incliner. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Tout commence un soir de printemps : les enfants sont couchés dans les chaumières et les adultes s’adonnent à la traditionnelle réflexion du programme télé. Quid de la Grande Librairie, du Grand Échiquier, ou de l’immense Stephen Curry ? Lorsque l’un des plus grands génies de notre ère passe à l’écran, quelques secondes suffisent à faire un choix. Désolé François Busnel, mais rien n’explique mieux un livre que d’assister à son histoire. C’est pourquoi – le temps de quelques heures – le Wells Fargo Center s’est mué en théâtre du Palais-Royal pour accueillir le Molière du basket-ball mondial (au grand dam de Joel Embiid, désormais surnommé Hardouin de Péréfixe). Le comité débute par la danse des trublions et le binôme Seth Curry – Furkan Korkmaz allume des cierges sur le parking. Comme une évidence, la défense des Sixers s’organise de façon à limiter l’impact du maître à jouer de la soirée. Mais les vièles ne vibrent qu’un temps et Stephen Curry débarque finalement en retard à l’après-souper. Le Chef profite de l’assemblée pour annoncer qu’il ne fera pas de prisonniers, puis introduit sa pièce avec deux bombinettes de loin. La duchesse Jordan Poole douzième du nom applaudit si fort qu’elle s’explose les mains et est désormais dans l’incapacité de rentrer un tir. Heureusement, Steph peut compter sur son habituelle délégation composée de Kelly Oubre Jr, Andrew Wiggins et Draymond Green, pour jouer les petits rôles du spectacle. Juste avant l’entracte, Joel Embiid monte sur sa table, enlève ses chaussures, et marche pieds nus dans l’assiette de l’archevêque Steve Kerr (il marque des points quoi) : Philadelphia Sixers 55 – 55 Golden State Warriors.

Problème dans la salle : le saisonnier du moulin – Matisse Thybulle – se fout devant la porte et empêche les petites gens d’assister à la pièce. Le blocus dure environ trente-six minutes, après quoi Stephen Curry débarque avec une grande planche de bois et fracture le rookie. Ça y est, tout le monde est en place pour assister à la dernière scène. Bien que Joel Embiid tente de rester au contact des Californiens, le Chef pose 20 points dans le dernier quart-temps et enchaîne les prouesses des huit, neuf et quarante-douze mètres. Excellent en première période, Seth Curry ne peut empêcher son frère de réaliser – une fois de plus – l’impensable. Résultat des courses, on se retrouve avec 49 points, 3 rebonds et 5 assists à 14/28 au tir dont… 10/17 à 3-points. Une performance qui accroît la déraison du mois dont nous gratifie Baby Face : 72 tirs primés en 10 rencontres, et basés sur un incroyable pourcentage de 50%. Faire un pacte avec le diable, on ne voit aucune autre manière avec laquelle Stephen Curry aurait pu se procurer ce niveau de jeu.

Who let the dog out mais surtout who can peut bien stopper this dog enragé ? Quand le génie tutoie l’arrogance, c’est que nous sommes désarmés et impuissants. Nous, ou Joel Embiid, qui ce soir n’a trouvé aucun moyen d’éteindre l’incendie orchestré par le Chef. Allez, tout le monde se lève pour Stephen Curry.

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