Pistons

Le temps passe, Killian Hayes s’acclimate : défense de qualité, floaters assassins et la victoire face aux Cavaliers

Killian Hayes

Performance épique.
Dégradé clinique.

Source image : NBA League Pass

Vous êtes bien sur le site de TrashTalk pour le résumé de ce Golden State Pistons – Cleveland Cavaliers. Pour la faire courte, un pote de Saddiq Bey lui a fait croire qu’il était encore dans la course au MVP, Isaiah Stewart est la personne à inviter pour son déménagement, et Killian Hayes est un Steve Nash sans les cheveux gras. Pour la faire plus longue, débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Detroit Pistons – Cleveland Cavaliers : la première affiche de la soirée et la raison pour laquelle nous pensions prolonger la sieste de quelques minutes. Puis, on s’est dit que ça valait quand même le détour, et qu’est ce que la vie sans un petit risque ? Grand bien nous en a pris, le contenu du match fut empli de bonnes choses. Les petits gars du Michigan sont privés de Jerami Grant, Mason Plumlee, Cory Joseph, Sekou Doumbouya, Dennis Smith Jr, Wayne Ellington et Rodney McGruder. Dans l’Ohio, on aime la viande, le bon vin, et on est heureux de pouvoir compter sur Kevin Love, Collin Sexton ainsi que Darius Garland. Aucune vanne, un sosie de Trevor Ariza s’avance et tape l’hymne national à la clarinette. Ils finiront par le jouer au triangle ces grands malades… oh wait. Le couvert est dressé, et Killian Hayes n’attend guère longtemps pour offrir un premier lob à Isaiah Stewart. Les rookies sont en ville et Saddiq Bey suit le move en enfilant le costume de business man : 6/7 à 3-points dans le premier quart-temps, suppléé d’une vraie gestuelle. Il est fou ce Saddiq, il s’est cru dans la Baie ou quoi « insérer smiley ^^ ». De son côté, Kiki continue de régaler ses potes et compte déjà 7 assists à l’entracte. On apprécié également la défense du Français, missionné pour s’occuper de Collin Sexton qui déroule trop facilement devant Josh Jackson. Mais n’oublions pas que patience est daronne de toutes les vertus, une philosophie qui – au fil du temps – raiera les petites imprécisions de Killian Hayes ( Detroit Pistons 62 – 53 Cleveland Cavaliers).

Un retour aux affaires pas loin d’être un retour à la réalité pour Detroit. Dans une ville candidate à l’emménagement de Cade Cunningham, mener de dix points devient presque tabou. Les joueurs de Motor City troquent la Scuderia pour une Williams Racing, et les séquences offensives se dispersent. Bien qu’il râle quand Josh Jackson la joue en iso, Killian continue de se montrer intéressant défensivement. L’amplitude de l’ancien choletais – couplée à une vraie rapidité latérale – lui permet de museler les piles électriques de l’Ohio, notamment Darius Garland qui peine à dérouler son jeu. Tiens, Isaiah Stewart valide son double-double au beau milieu du troisième quart-temps, puis laisse sa place à un drôle de Jahlil Okafor. Les dernières douze minutes donnent lieu à une petite guerre de tranchées où le moindre point est sanctionné d’une perte de balle adverse : quand on sort les chenilles, on le fait bien ou on le fait pas. L’écart n’est plus, mais Killian Hayes n’en démord pas. Entre donner l’opportunité à ta franchise de pick un meneur largement plus coté que toi, et prouver que tu peux répondre présent dans le money time, le choix est vite fait. Résultat des emplettes, le frenchie spam son floater mi-distance et perd complètement le pauvre Darius Garland. Dépassés, les Cavaliers sortent Isaac Okoro du lit et l’envoient calmer Kiki. À une minute du terme, le score est de 101-101 et Isaiah Stewart montre la voie aux siens : la brutalité en personne écarte Isaiah Hartenstein puis termine tranquillement sous le panier. Le verdict est rendu quand Frank Jackson débute ce qui semble être un move débile, puis termine en obtenant le 2+1. Comme quoi, il n’y a qu’un pas entre Ish Smith et Allen Iverson. Bref, une victoire des Pistons cette fois accompagnée d’un giga-smile. Notre porte-drapeau termine la partie avec 12 points, 3 rebonds et 9 assists (career high) à 5/8 au tir, mais peut surtout balancer ses highlights défensifs en story. De quoi faire le plein de confiance avant d’affronter mercredi soir… Luka Doncic.

L’acclimatation de Théo Maledon déjà faite, on attendait encore que Killian Hayes prenne ses marques avec les Pistons. Une première partie du boulot achevée ce soir face aux Cavaliers, lors d’une performance individuelle alliant scoring, vision de jeu et défense de bégé : same on to the next one.

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