One-on-One

Dwight Howard, la mission rédemption continue : pivot remplaçant de luxe aux Sixers, le back-to-back dans le viseur

Dwight Howard Sixers

Superman a gagné en maturité, et on le préfère comme ça.

Source Image : Youtube/Sixers

Passé par d’innombrables galères tout au long de sa carrière, Dwight Howard semble apaisé par l’obtention de sa bague. Plus mature et professionnel que lorsqu’il était dans son prime, il est aujourd’hui le remplaçant idéal d’un Joel Embiid en mode MVP. Un boulot de l’ombre, à Philadelphie, qu’il espère concrétiser avec un deuxième bijou à enfiler au doigt dans quelques mois.

A 35 ans, les plus belles années de Dwight Howard sont maintenant derrière lui. Le joueur l’a désormais compris et, depuis l’année dernière et son aventure chez les Lakers, il a accepté sans rechigner de sortir du banc. La métamorphose est réussie avec une saison pleine où il joue 100% des rencontres et remporte une jolie bague de champion en 2020. Le nouveau Dwight est né. Pièce maîtresse dans les plans de Frank Vogel lors des derniers Playoffs où il avait notamment éteint Nikola Jokic lors du Game 1 face aux Nuggets, D12 n’a finalement pas été conservé par les Lakers qui ont préféré démarrer la saison avec la paire Montrezl Harrell/Marc Gasol. De nouveau contraint à déménager, il rejoint les Sixers où Doc Rivers va le faire jouer dans ce même rôle de remplaçant-vétéran qui assurera à l’intérieur quand Joel Embiid sera sur le banc (ou à l’infirmerie).

Sans être éblouissant, il compile ses points et ses rebonds. Mais avec les absences à répétition de Jojo, le triple DPOY gagne de plus en plus de temps de jeu et ses performances suivent. Le 12 avril, il est paradoxalement passé en tête du classement des rebondeurs les plus productif de la Ligue cette saison avec 17 rebonds de moyenne sur une base de 36 minutes. On appelle ça le rendement. Sans extravagance, sans être explosif, Howard est là et il fait le job. C’est donc ça, le nouveau Dwight. Après des espoirs de carrière all-time qui ont légèrement déraillé, D12 cherche désormais à finir en beauté pour laisser derrière lui une bonne image avant d’en finir avec le basket et d’espérer être rapidement appelé au Hall of Fame.

Souvenez-vous, deux saisons en arrière. Après un énième projet raté, cette fois-ci avec les Hornets, il part aux Wizards pour se refaire la cerise et fait équipe avec le duo John Wall – Bradley Beal. Mais après 9 petits matchs joués, il n’en jouera plus aucun en raison d’une affaire scabreuse qui le tiendra hors des parquets pour le reste de la saison, et qui au passage aura bien terni son image. L’extra-sportif a pris le pas sur tout le reste, un coup de grâce pour ce joueur au talent gâché. Mais grâce à sa saison suivante réussie avec les Lakers, Dwight Howard se réconcilie avec le basket, pour notre plus grand plaisir. Cette bague au bout du doigt sonne comme une récompense honorifique pour celui qui, mine de rien, a longtemps été l’un des meilleurs big men de son sport. Les Sixers accueillent alors un joueur qui a envie de donner le meilleur de lui-même. Petit temps de jeu pour de petites stats, Dwight Howard commence la saison très tranquillement. Il gagne peu à peu des minutes et la confiance de son coach, mais les retrouvailles avec les Lakers le feront repartir dans ses vieux travers. Une embrouille avec Montrezl Harrell lui fera écoper d’une seconde faute technique, synonyme d’expulsion. Chose qui a mis en rogne Doc Rivers. Mais contrairement aux années précédentes, l’ancien Superman a pris les choses avec beaucoup de recul et a mis cette histoire définitivement derrière lui après le match.

« J’ai pensé que c’était une action très égoïste. Tu as déjà une faute technique, tu ne peux pas en prendre une autre. Nous devons être plus disciplinés. Je sais qu’il y a beaucoup d’émotions, mais on a qu’un pivot et il se fait éjecter. Je n’était pas très content de ça. Je sais que c’était un match plein d’émotions pour lui, mais c’est un vétéran. » – Doc Rivers

« Je serai meilleur. J’aime cette équipe, et jamais je ne ferai quoi que ce soit qui pourrait lui faire du mal. Je veux gagner de la meilleure des façons possibles. » – Dwight Howard

Des propos très matures dont on n’avait pas forcément l’habitude avec l’ancien pivot des Rockets et du Magic. Et le plus surprenant, c’est que ses actes ont été conformes à ses mots. Depuis cette altercation avec l’intérieur des Lakers, l’ancien first pick montre l’exemple. Durant les mois de février et mars derniers, il a permis de faire totalement oublier l’absence du potentiel MVP dans la raquette des Sixers avec l’aide de Tony Bradley. Il a même enchaîné trois double-doubles en sortie de banc vers la mi-mars. Sur ce même mois, il a enregistré une moyenne de 9 points, 9,7 rebonds et 1 contre par match. Des performances de titulaire pour quelqu’un qui a cumulé 19 minutes par match durant cette période. Un gros point fort dans le dossier des Sixers qui, comme les Lakers il y a un an, bénéficient d’une alternative de luxe derrière Embiid. Son rôle a même pris plus d’ampleur dans une équipe qui vise ouvertement le titre. Reste à voir maintenant si les performances en Playoffs suivront celles de sa saison régulière.

Dwight Howard connait donc un second souffle chez les Sixers. Malgré une carrière aux nombreux aléas, il a replacé la balle orange au centre de son attention, et il a désormais l’opportunité de viser un improbable back-to-back.

Source texte : CBS Sports / SB Nation / Basketball-Reference

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