Knicks

Ce New York-là est héroïque : prolongation forcée, Pelicans dépouillés et sixième victoire de rang sécurisée

Julius Randle

« Lui dans la NBA actuelle… »

source image : NBA League Pass

L’heure du goûter aux States, et les Knicks avaient la dalle. Après un finish incandescent et placé sous le signe de la Bullockerie, New York s’est emparé d’une victoire ô combien signifiante. Tout le monde se lève pour les casseurs de Manhattan, y compris Wilfried Tuche : « Ah la saison de bâtard »

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Profiter de Julius Randle à heure française, ça ne se manque pas ! Une philosophie désormais évidente, à laquelle nous aurions – il y a de cela un an – préféré une soirée déguisée sur le thème très fermé du soda berbère. Quoi qu’il en soit, les Knicks restent sur cinq victoires consécutives et déroulent autour d’un phénoménal Julien de la Deûle. Le fossoyeur des Mavericks confirme le cap passé depuis le début de cet exercice, et attend Zion Williamson serviette autour du cou. Tous ses coéquipiers s’en inspirent, c’est donc torses bombés que les sixièmes de la Conférence Est accueillent des Pelicans sur le point de craquer. L’œuvre de Stan Van Gundy ne prend pas l’eau – loin de là – mais n’occupe pas non plus une position préférentielle à seize matchs de la fin de saison. De ce fait, la Louisiane serait bien inspirée d’entamer une série victorieuse dès ce soir. La partie débute et les douze premières minutes laissent place au solo de Steven Adams : le Néo-Zélandais sort le ukulélé et pose 8 points et 5 rebonds dans une peinture new-yorkaise aux airs de Galaswinda. Un manquement défensif qui s’explique aussi par la focalisation du binôme Nerlens Noel – Julius Randle sur Zion Williamson. Offensivement, tout se décante pour les Knicks quand R.J. Barrett se met à multiplier les conclusions pointilleuses : 14 points dont 2/2 à 3-points dans le premier acte. Puis – bien accompagné par un Derrick Rose en mode buzzer – Julius Randle souffle 16 points dans le deuxième quart-temps, permettant aux siens un belle avance à l’entracte (New York Knicks 57 – 44 New Orleans Pelicans).

S’il vous vient à l’idée de taper « définition imagée du sursaut d’orgueil » sur Google, vous trouverez dorénavant une photo du troisième quart-temps des Pelicans avec toute sa famille : Eric Bledsoe se tient debout (7 points en 2 minutes), tandis que Zion Williamson est assis sur un tabouret, monocle à l’œil. Les petits gars de la Nouvelle-Orléans infligent un 13-2 aux new-yorkais et signent instantanément leur retour dans la partie. On en profite – malgré le comeback – pour dédicacer la pauvre second unit des Pelicans, personnification d’un beurre breton sans sel. Tiens, au beau milieu d’un affrontement sous tension débarque Frank Ntilikina. Nous sommes surpris, et visiblement ses contours aussi. Le meneur français prend un rebond, donne sa faute, et retourne aussitôt squatter le banc. S’ensuivent cinq dernières minutes sous une pluie bitumée : Brandon Ingram envoie une ogive sur le plexi, Reggie Bullock répond avec un airball des huit mètres, et Zion Williamson trouve judicieux de conclure l’affaire avec une brique de mécanicien transalpin. Ce n’est que dans les dernières trente secondes qu’apparaît un semblant de décision. Alors que les Knicks ont l’occasion de passer devant, le floater d’Immanuel Quickley échoue lamentablement sur l’arceau, forçant la faute sur Eric Bledsoe. Le meneur des Pelicans convertit ses deux lancers et New Orleans mène désormais de trois points, à huit secondes du terme : temps-mort New York. La balle arrive dans les mains de Derrick Rose qui feint le tir du parking, drive, et se met à écouter l’ange tacticien apparu sur son épaule : « si tu marques deux points c’est un peu claqué vu le contexte ». Ni une ni deux, le MVP 2011 caviardise un Reggie Bullock posé dans son fauteuil à l’aile : BANG !

Les prolongations donneront l’occasion à Julius Randle de racheter sa maladresse de soirée, à Frank Ntilikina et Nerlens Noel de proposer leurs services défensifs, et aux Knicks de finalement remporter un match de GUE-RRIERS.

Comme une impression qu’il fallait qu’il en soit ainsi, depuis le début. Les Knicks empochent une sixième victoire de rang, et défont des Pelicans probablement plus que dégoûtés dans le vestiaire. Une partie à l’image de la saison new-yorkaise : « Combattus souvent, battus parfois, abattus jamais ». 

 

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