Timberwolves

Anthony Edwards claque 34 points sur les Blazers : la machine à highlights est de retour, avec l’option franchise player en prime

Anthony Edwards

Rien à foutre de rien.

source image : Fox TV

Un jour ou l’autre, tous les rookies ont leur moment de gloire. À échelles différentes, bien entendu : Frank Ntilikina se fritte avec LeBron, Ja Morant trashtalk James Harden, Adam Mokoka et ses 15 points en 5 minutes, Aleksej Pokusevski quelques heures plus tôt. Au terme d’un match aussi haletant qu’inspirant, Anthony Edwards s’est montré sous son meilleur jour. Débrief.

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« Hier encore, j’avais vingt ans. Je caressais le temps, et jouais de la vie. Comme on joue de l’amour, et je vivais la nuit. Sans compter sur mes jours, qui fuyaient dans le temps ».

Anthony Edwards n’a que dix-neuf ans et utilise si magnifiquement son insouciance. Comme s’il ne se rendait pas compte de ce qu’une telle performance implique, le louveteau a parfaitement déjoué les plans d’une franchise du haut de tableau. Victorieux la veille, les Blazers comptaient sur cette double confrontation pour repartir avec le binôme de victoires. Mais orphelins de Malik Beasley, Jordan McCLaughlin, Jaden McDaniels, Jarrett Culver et D’Angelo Russel, les Timberwolves ont trouvé leur nouveau prince. Bref, le début de rencontre vend tout sauf du rêve et les petits gars du Minnesota ont pour seul mérite d’être moins mauvais que leurs adversaires. Avec 10 points, Damian Lillard est l’individualité la plus en vue dans ces douze premières minutes : le meneur omet l’arc et joue malicieusement dans les petits espaces. Plein d’entrain, Jaylen Nowell nous fait penser à ce gars qui – pourtant acharné de travail – collectionne les mauvaises notes au lycée. Cette fois-ci, il est rentré chez lui heureux d’annoncer les 14 points à ses parents. Tiens, Karl-Anthony Town accroît notre capital frustration quand ce dernier place un step-back du parking avec l’aisance et l’agilité d’un meneur de jeu : « Regardez, je peux faire ça tout le temps mais j’ai pas envie ». Petit zoom sur les bancs où Chris Finch envoie Naz Reid (excellent joueur de basket-ball) sur le parquet, sans pour autant faire sortir Karl-Anthony Towns. On est des viandards, mais avec une certaine limite. La peinture des Wolves pèse donc environ 230 kilos et le spacing est décédé à 01h36. De son côté, Anthony Edwards se prend pour Chris Mullin et tente des moves d’extérieur, très souvent soldés par une brique de loin. Si Robert Covington et Gary Trent Jr. agressent le cercle, Portland peine à creuser l’écart et ne mène que d’une broutille à la pause (Timberwolves 47 – 49 Blazers).

Le retour aux affaires est de grâce pour les loups : Anthony Edwards commence à enquiller de loin et s’applique dans ses drives. Si Ricky Rubio est maladroit, le meneur espagnol est précieux comme allume-gaz au camping et organise à la perfection le jeu de son équipe. Un tel talent de gestionnaire ne pouvait qu’être dégoûté au moment de quitter les Suns et leurs chouettes ambitions. Wouh, un vent glacial souffle sur le Target Center quand Anthony Edwards sort sur blessure après s’être fait choper dans la raquette. Le rookie réapparait finalement quelques minutes plus tard, désireux de garnir sa belle prestation. On ne sait même plus quoi dire quand il s’en va claquer un 3-points sur la tête de Carmelo Anthony, juste avant de faire la célébration du triple champion olympique. Si la brigade de l’insolence passe, c’est perpette. À quelques minutes de l’issue, Anthony Edwards imite Kyrie en 2016 et lâche une grosse bombe depuis les sept mètres, toujours sur un vieux Melo qui craque des genoux. Puis, le benjamin de la meute attend les quatre dernières minutes pour s’envoler écrabouiller Robert Covington : l’ailier de Portland fait – en l’air – le terrible constat d’une carence en détente. Buvez du lait, comme dirait l’autre. M’enfin, après une interminable succession de lancers-francs signée Ricky Rubio, Minnesota l’emporte et Anthony Edwards pose un sérieux career high : 34 points, 4 rebonds, 2 assists et 1 interception à 50% au tir dont 43% de loin (6/14). Sur Twitter, le louveteau poste même une petite vidéo du maillot que lui a laissé Damian Lillard après la rencontre. Le meneur du Portel (ou Portland, un truc du genre) répond avec humilité : « Continue de progresser mon frère. T’as un futur très brillant devant toi ». Très classe, venant de celui qui a terminé la soirée avec 38 points et un aimable 6/13 de loin.

Il n’est jamais trop tard et Anthony Edwards se lance enfin à la poursuite de LaMelo Ball. Bien que le petit frère de Lonzo soit quelque peu en avance, le rookie des Timberwolves pourrait nous lâcher une deuxième partie de saison XXL. Faites vos jeux, rien ne va plus !

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