Jazz

Deuxième étoile de All-Star pour Rudy Gobert : le kid from Saint-Quentin a fait du chemin, la fierté est immense

Rudy Gobert 24 février 2021

Cocorico !

Source image : @NBAAllStar

Double DPOY et officiellement double All-Star depuis cette nuit, Rudy Gobert ajoute une ligne de plus à son palmarès avant, pourquoi pas, d’en écrire une encore plus glorieuse avec le Jazz lors des prochains Playoffs. Une bien belle récompense pour le plus grand porte-drapeau du basket tricolore en NBA. Quoi de plus logique ?

Snobé par les coachs en 2019, Rudy Gobert a changé plusieurs fois de dimension au cours de ces trois dernières années. Si le premier titre de meilleur défenseur de l’année obtenu en 2018 – accentué par son doublé – venait justement valider son statut de spécialiste défensif, sa première étoile acquise en 2020 confirmait autre chose : quand on parle des meilleurs joueurs de la planète, on ne peut plus zapper Gobzilla qui tourne en double-double de moyenne depuis la saison 2016-17. Il n’y a qu’une seule autre fois, dans l’histoire, où on a pu dire qu’un joueur français était le deuxième meilleur joueur de la meilleure équipe de NBA, la bise à Tony Parker, et ça ce n’est pas la moitié d’un accomplissement. Rien que pour ça, notre Tour Eiffel méritait son invitation pour aller à Atlanta le 7 mars, sans aucune contestation possible. Les entraîneurs ne s’y sont donc pas trompés en appelant l’ancien Choletais aux côtés de son coéquipier Donovan Mitchell, mais aussi de Damian Lillard, Anthony Davis, Paul George, Chris Paul et Zion Williamson parmi les représentants de la Conférence Ouest. Alors autant s’habituer tout de suite, parce que notre pivot est bien à sa place dans cette liste et à 28 ans sa moisson d’étoiles n’est peut-être pas terminée.

Deux étoiles, ça fait forcément penser aux copains du foot et à leur titre mondial de 2018 dans le sillage de Kylian Mbappé. Grand fan du PSG, la comparaison fera sans doute plaisir à Rudy Gobert, en attendant de pouvoir à son tour ramener la coupe à la maison ou plutôt le Larry O’Brien à Salt Lake City l’été prochain. Car si cette place au All-Star Game ne faisait pas l’ombre d’un doute pour les observateurs, c’est évidement grâce à ses statistiques de 13,9 points et 13,5 rebonds avec 2,8 contres en bonus mais c’est aussi, bien sûr, une récompense de l’incroyable première partie de saison du Jazz. Premiers de la Ligue avec 25 victoires pour 6 défaites, les mormons sont plus que jamais en course pour le titre ultime et tout autre résultat sera maintenant perçu comme un échec pour les troupes de Quin Snyder. Utah est quatrième à l’offensive rating et deuxième dans le secteur défensif grâce à un protecteur d’arceau comme The Stiffle Tower et pour cela il ne pouvait pas y avoir qu’un seul représentant de la franchise du lac salé envoyé en Géorgie. Maintenant que sa deuxième sélection au All-Star Game est assurée, Rudy Gobert va pouvoir se concentrer sur la conservation de cette première place synonyme d’avantage du terrain jusqu’à la fin des Playoffs et faire le plein de confiance pour faire mieux que cette élimination précoce au premier tour en 2020 après avoir eu une avance de 3-1 face aux Nuggets.

Cocorico ! Le basket tricolore se porte bien et ça fait évidement plaisir d’en parler. Alors on pourra chanter fièrement la Marseillaise devant notre télé le 7 mars avant de suivre avec attention le déroulé final de cette saison qui pourrait peut-être nous permettre d’ajouter un nouveau nom à la liste des Frenchies champions NBA. On y croit ?

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