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Chris Boucher, l’éclaircie dans le début de saison très sombre des Raptors : va falloir penser à lui dans la discussion du MIP si ça continue

Chris Boucher 6 juillet 2020

Avec les départs de Marc Gasol et Serge Ibaka, Chris Boucher a saisi l’opportunité avec ses deux mains.

Source image : YouTube

Avant le début de la saison, les Raptors ne s’imaginaient sans doute pas dans les bas-fonds de la Conférence Est après dix matchs. Pourtant, les Dinos possèdent bien un bilan de deux victoires pour huit défaites à l’heure de ces lignes, et ce malgré les gros efforts de Chris Boucher. Car s’il y en a bien un à qui on ne peut pas reprocher grand-chose, c’est Chris Boucher.

Son nom peut faire marrer, mais lui ne fait plus marrer personne. Car depuis le début de saison, le jeune intérieur canado-lucien de Toronto est entré dans une nouvelle dimension. La nuit dernière à Portland, Chris Boucher a lâché son quatrième match à 20 points de la saison, soit un de plus que son total lors des trois dernières années. Joli cadeau d’anniversaire. Non drafté en 2017 et passé par beaucoup d’étapes de l’ombre dont la G League, que ce soit avec les Warriors ou les Raptors, Boucher est en train de montrer à tout le monde que sa place est en NBA et nulle part ailleurs. L’intérieur de 28 ans avait déjà commencé à se montrer la saison dernière sous le maillot de Toronto (6,6 points, 4,5 rebonds, 1,0 contre en 13,2 minutes et 62 matchs joués) et avec le départ des vétérans Marc Gasol et Serge Ibaka à l’intersaison, on s’attendait à une hausse de sa production, à tel point que certains faisaient de lui un candidat crédible pour le titre de Most Improved Player. Eh bien ces gens-là bombent probablement le torse aujourd’hui car trois semaines après la reprise des hostilités, Chris Boucher possède de sacrés arguments. 14,3 points, 6,2 rebonds et 2,6 contres de moyenne, à 57,8% au tir dont 47,2% de loin, le tout en 22,2 minutes en sortie de banc, voici non seulement des chiffres de MIP mais aussi des chiffres de Sixième Homme de l’Année. Certes ça peut manquer de régularité (avec un temps de jeu qui varie parfois beaucoup) et l’expérience du duo d’intérieurs Gasol – Ibaka manque à ces Raptors en difficulté, mais la production et l’activité de Chris Boucher représentent le gros point positif côté Toronto sur la première dizaine de matchs.

Scoring, shot blocking (envergure de 2m24 le bonhomme, ça rigole pas), shoot du parking… ça fait beaucoup de choses en -ing mais Boucher apporte bien tout ça à son équipe, toujours avec une intensité maximale pour compenser les centimètres et les kilos qui manquent (2m06, seulement 91 kilos), ce qui peut jouer contre lui au rebond (un secteur dans lequel les Raptors galèrent pas mal). Aujourd’hui, avec sa mobilité et sa polyvalence, il apporte cette grosse énergie en sortie de banc, qui donne souvent un coup de boost à des Dinos globalement dans le dur. Nick Nurse préfère pour l’instant le laisser dans ce rôle malgré les prestations en carton du duo d’intérieurs Alex Len – Aron Baynes. Ces deux-là, recrutés durant l’intersaison pour compenser notamment les pertes de Gasol et d’Ibaka, ont occupé le poste de pivot titulaire jusqu’ici, à sept reprises pour Baynes (lors des sept premiers matchs) et deux fois pour Len (deux des trois derniers matchs, alors que Baynes était scotché sur le banc), et le résultat est assez moche à voir. Aucun des deux n’a le niveau d’un pivot titulaire aujourd’hui alors on se demande forcément si Boucher est en passe d’intégrer le cinq de Toronto. Lundi, sur le parquet des Blazers, c’est bien l’ami Chris qui a débuté la deuxième période à la place de Len (comme face aux Kings quelques jours auparavant d’ailleurs), récoltant ainsi son plus gros temps de jeu de la saison et même en carrière avec 32 minutes. Alors, Nick Nurse va-t-il définitivement lâcher les chevaux avec Boucher ? L’avenir répondra à cette question mais l’intérieur né à Castries fait tout ce qu’il faut pour ça. Étant actuellement sous un contrat de deux ans et 13,5 millions de dollars, avec une deuxième année (2021-22) non garantie, Boucher est en train de s’assurer une vraie place chez les grands, lui qui vient de très loin.

Réputé pour le développement de joueurs qui sortent un peu de nulle part, les Raptors nous refont le coup avec Chris Boucher, modèle de persévérance et bien décidé à profiter des opportunités qui s’offrent à lui. Pour l’instant, il assure un max et s’il continue comme ça, va falloir penser à lui sérieusement pour le titre de MIP.

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