Wizards

Bradley Beal seul au monde : 101 points en deux matchs, deux défaites des Wizards, rumeurs de transfert dans 3, 2, 1…

Bradley Beal pari

Lonely, I’m so lonely…

Source image : Twitter @alex_burness

60 points à Philadelphie mercredi, 41 cette nuit à Boston, top scoreur de la Ligue. Pas de doute, Bradley Beal cartonne en ce début de saison. Les Wizards ? Beaucoup moins. Car pendant que Bealou marque plus de 100 pions en deux matchs, Washington perd, encore et encore. Deux nouvelles défaites consécutives pour un bilan global de deux victoires et sept revers, personne ne fait pire en NBA cette saison.

« Solitude : état de quelqu’un qui est seul momentanément ou habituellement. État de quelqu’un qui est psychologiquement seul. Caractère d’un lieu où l’on se sent seul, isolé. » Voilà les différents sens du terme solitude selon le Petit Larousse, qui envisagerait de mettre une photo de Bradley Beal à côté de la définition du mot dans la prochaine version illustrée de son dico. Parce que oui, Bealou semble plus seul que jamais, même avec Russell Westbrook à ses côtés. Cette nuit à Boston, l’arrière des Wizards a vécu un scénario qu’il connaît malheureusement trop bien : gros carton offensif avec 41 points au compteur à 16/29 au tir, manque de soutien (pour info, 12 points, 4 rebonds, 8 passes, 7 pertes de balle à 4/16 pour un Westbrook qui a joué malgré un doigt disloqué contre les Celtics), défaite au bout (116-107). Le même scénario que contre les Sixers il y a quelques jours, quand il a lâché son career high avec une explosion à 60 pions, tout ça pour perdre 141-136. Le même scénario qu’en février 2020, quand il avait planté 108 points en l’espace de deux matchs pour deux revers des Wizards. Avant cette nuit, d’après ESPN Stats & Info, le dernier joueur à enchaîner deux rencontres à 40 pions avec deux défaites au bout, c’était bien Bradley Beal. Dernière petite stat qui fait mal, toujours selon ESPN, Bealou vient de totaliser le quatrième plus gros total de points après neuf matchs depuis la fusion ABA-NBA en 1976, derrière Michael Jordan à deux reprises et James Harden. 315 points, 35 par match, pour un bilan de… 2-7. Quand on vous dit qu’il est seul.

Quand vous marquez 101 points en deux matchs et que vous repartez avec deux revers dans les dents, il y a de quoi être frustré, très frustré même. Et clairement, Bealou exprime cette frustration, pointant notamment du doigt la défense des Wizards, une nouvelle fois à la rue cette saison, comme l’an dernier.

Peu importe si vous cartonnez en attaque, difficile de gagner régulièrement en NBA quand vous possédez la 26e efficacité défensive de la Ligue (114,6) et la pire défense au nombre de points encaissés par soir (122,1). Pour une équipe qui veut retrouver les Playoffs et qui était considérée comme un candidat à nouveau sérieux suite à l’arrivée de Russell Westbrook, c’est un début de saison qui ressemble beaucoup trop à celui de l’an passé (exactement le même bilan après neuf matchs), avec un Beal esseulé qui réalise des énormes perfs individuelles pour rien. Et quand ce dernier est particulièrement visé par les défenses adverses ou qu’il est hors rythme (comme lors du dernier quart-temps face aux Sixers par exemple), il n’a pas le soutien nécessaire pour que les Wizards repartent avec la win.

« Je suis très énervé. Tous mes records en carrière, ils ont été réalisés dans des défaites. Donc je m’en bats. On peut le jeter [son career high, ndlr.] par la fenêtre avec les deux ou trois autres réalisés par le passé. »

– Bradley Beal

Voilà l’humeur dans laquelle se trouve Bealou aujourd’hui et si ça ne change pas rapidement, on se dit quand même qu’à un moment donné, il risque de faire ses valises pour quitter la Maison Blanche. On sait qu’il accorde de l’importance à la loyauté, on sait qu’il a envie de mener les Wizards le plus haut possible et qu’il n’est pas du genre à joindre les forces avec d’autres stars, mais ça ne peut pas durer éternellement comme ça. Beal est sous contrat jusqu’en 2023 mais peut utiliser sa player option pour arriver sur le marché dès 2022 et potentiellement rejoindre une autre équipe en tant qu’agent libre. Autre scénario possible, un transfert des Wizards, qui comptent évidemment sur Bealou mais qui veulent absolument éviter de le perdre contre nada. Vu le scénario du début de saison, les rumeurs devraient rapidement revenir sur le devant de la scène si l’équipe de la capitale ne parvient pas à redresser la barre.

La campagne 2020-21 devait permettre aux Wizards de redevenir compétitifs à l’Est, notamment pour montrer à Beal que son avenir s’inscrit bien à Washington. Disons que ça ne se passe pas du tout comme prévu, et on ne serait pas surpris de voir le coach Scott Brooks se faire éjecter dans pas très longtemps. Alors oui, seulement neuf matchs ont été joués pour l’instant, mais va quand même falloir se bouger rapidement.

Source texte : The Athletic / ESPN

1 Comment

1 Comment

  1. IzNemSoGood

    9 janvier 2021 à 16 h 13 min at 16 h 13 min

    Un trade contre Harden ?

    La tête de Russell et James si ça arrive.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top