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Bradley Beal, le coup de chaud inutile : 60 pions mais la défaite face aux Sixers, ça ne serait pas un tout petit peu l’histoire de sa vie ça ?

Remember Devin Booker en 2017, ses 70 pions dans une moribonde équipe des Suns, défaite à Boston ce soir-là malgré la saillie all-time de celui qui n’était encore qu’un bébé. Comme l’arrière des Suns Bradley Beal est un immense joueur, mais comme Devin à l’époque, Bradley Beal performe dans la défaite. Vraiment très con, car c’est le genre de phrase qui te fait passer un career high à 60 points comme une perf de seconde zone. On exagère à peine mais très franchement, on est surtout peiné pour lui.

Premier constat qui vient un peu en opposition avec l’introduction, parce qu’on aime se contredire nous même, Bradley Beal et les Wizards peuvent aujourd’hui se targuer d’avoir quelques ambitions supérieures aux Suns 2017. Bradley Beal est accompagné cette saison par Russell Westbrook, par un sniper d’élite letton payé une blinde, et par une palanquée de jeunes joueurs amenés à être bons, voire très bons, ou même très très bons (Rui Hachimura, Troy Brown Jr, Deni Avdija, Thomas Bryant). Sauf que pour l’instant ça ne prend pas, sauf que pour l’instant le bilan de 2-6 est presque satisfaisant au vu des huit patchs proposés par la bande à Scott Brooks. Le premier des maux à Washington, hormis les dizaines d’hurluberlus qui squattent la Maison Blanche habillés comme pour un 31 décembre ? La défense évidemment, véritable point faible la saison passée et devenue une punchline depuis la reprise. Difficile de gagner des matchs quand on prend 120 points minimum tous les soirs, même avec des joueurs talentueux en attaque, et le match de la nuit en est une preuve de plus. Le match de la nuit ? Oulah quelle magnifique transition vers le paragraphe suivant, ne soyez pas surpris c’est un métier.

60 points, 7 rebonds et 5 passes, à 20/35 au tir dont 7/10 du parking du seum et 13/15 aux lancers, en 38 minutes seulement

Voilà donc ce à quoi une Bradley Beal night ressemble, avec une défaite 141-136 au bout du compte. 57 points en trois quart-temps, une véritable torche humaine sur le parquet, mais une fois de plus bien trop seule et dont la perf all-time de la nuit (record en carrière et merde, 60 pions quand même) restera mise à l’ombre par une défaite due à une nouvelle ouverture des vannes de son équipe. 141 points encaissés, Seth Curry qui se prend pour son frère, Joel Embiid en mode Shaq 3.0, Ben Simmons à la baguette et le rookie Tyrese Maxey qui se gausse de voir qu’il est plus facile de scorer face aux Wizards qu’en NCAA. Pour les Sorciers de la capitale ? Un duo Beal/Westbrook qui prend plus de la moitié des tirs de son équipe, et si certaines défenses sont capables de donner leurs corps à la science, celle des Wizards a une fois de plus donné son corps tout court, laissant son backcourt gérer l’attaque avant de se faire punir dans 90% des cas dans sa partie de terrain.

Un festival incroyable pour l’un des attaquants les plus doués de sa génération, mais un festival une fois de plus inutile, face à une équipe qui fut en mesure cette nuit de s’adapter à un adversaire très joueur pour aller chercher une septième win en huit matchs. Pour les Wizards il faudra très vite apprendre à jouer des deux côtés du terrain, ne serait-ce que pour respecter le talent de leur franchise player. Au fait, il y a encore des gens qui doutent du fait que Bradley Beal est le seul et unique patron à Washington ? On demande, juste comme ça.

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