Pistons

Killian Hayes a connu une première compliquée : dans la lune au plus mauvais moment, on va dire que c’est le métier qui rentre

Killian Hayes 23 novembre 2020 4

Magnifique performance de Killian Hayes, qui a donc déjà tout compris au système du tanking.

Source image : YouTube - Overtime

La France du basket s’était levée de bonne heure cette nuit et pour cause, à 2h du matin sonnait la cloche des grands débuts en NBA de Killian Hayes. Catapulté pièce centrale du projet de reconstruction à Detroit aux côtés de Jerami Grant et on l’espère de son fraté Sekou Doumbouya, le futur maire de Cholet avait donc rendez-vous avec son histoire face aux Wolves, afin d’écrire la préface d’un bouquin que l’on espère voir devenir un best-seller.

Euh, alors, du coup, on s’occupera peut-être plutôt de cette préface dans quelques jours, ne précipitons rien.

Il était attendu, et forcément il a un peu déçu. Non pas qu’un triple-double de moyenne ou six paniers du parking tous les soirs soient demandés mais quand même, disons que cette grande première de Killian Hayes fut… discrète. Peu de différences en première mi-temps, un retour des vestiaires beaucoup plus tranchant avec un floateur et un gros trois pour se mettre dedans puis… plus rien, ou du moins plus rien de positif. Plus rien de positif jusqu’à cette fin de match, lors de laquelle Kiki a clairement mis les pieds dans le piège à rookie, à moins que ce ne soit une tentative réussie – auquel cas ce serait un pur génie – de début de tanking mais on en doute. Deux ballons perdus au plus fort de la remontée de Wolves menés au score quasiment tout le match (mais dont on sentait la capacité à accélérer à tout moment), deux pertes de balles qui offriront deux paniers faciles à des Loups morts de rire plus que de faim, et une sortie immédiate du Français pour ne plus jamais revoir le parquet. Action, réaction, sanction et donc punition pour le Coach Jugnot, qui terminera la rencontre avec un Derrick Rose autrement plus sûr balle en main, ce qui ne l’empêchera par contre pas de voir… son équipe perdre ce premier match de la saison, certainement pas le dernier nous souffle notre envoyé spécial sur place.

Une première mi-figue mi-figue donc pour Kiki d’amour, et un match finalement plaisant entre deux équipes qui se cherchent clairement en ce tout début de saison, l’une ayant tout de même un poil plus de prétentions que l’autre. Côté Pistons ? Un trio Griffin – Rose – Plumlee au niveau, parce que c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiote, un Jerami Grant saignant en début de match, un Sekou Doumbouya agressif et efficace et un Justin Jackson qui confirme que l’air du Michigan lui fait le plus grand bien, alors que Jahlil Okafor a été flashé en première mi-temps à plus de 2 km/h, record des championnats d’Okafor battu. Pour les Wolves ? Ricky Rubio a fait la chanson à Killian Hayes et on ne rentrera pas dans les détails parce que ça commence à faire ces conneries d’Espagnols, Karl-Anthony Towns en a gros sur la patate le pauvre, mais il a assumé son statut de patron, D’Angelo Russell et Malik Beasley ont mis leur tir, Jarrett Culver a été précieux et surtout… Anthony Edwards a montré de belles promesses après des débuts en pré-saison un peu en mode Anthony Bennett. Spin-moves supersoniques, rebonds offensifs sur ses propres tirs manqués, adresse extérieure, agressivité, envie, ça joue juste, c’est terriblement tanké, et voilà qu’en 25 minutes les conclusions hâtives au goût de chiasse de la pré-saison en sont déjà plus qu’un lointain souvenir.

Un bon petit rendez-vous nocturne que ce Wolves-Pistons, avec ce qu’il faut de rookie en forme même si ce n’était pas forcément celui pour qui on s’était maquillé. Comme prévu il faudra du temps et de la confiance à engranger, pour certains les certitudes sont plus rapides à venir mais qu’importe, on parle quand même du match 1 d’une liste susceptible d’en compter un jour plus d’un millier. Calma calma, ça viendra.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Fuentes

    25 décembre 2020 à 9 h 28 min at 9 h 28 min

    « Ca commence à faire ces conneries d’espagnol » … un espagnol souhaiterait que vous soyez plus explicites …
    Si je vous ai bien compris, je me contenterai, en guise de réponse, de paraphraser Maurice Pialat qui, se faisant huer par la salle alors qu’il allait récupérer la palme d’or du festival de Cannes pour son film « Sous le soleil de Satan », s’est contenté d’une réponse laconique :
    « que tous ceux qui ne m’aiment pas sachent que je ne les aime pas non plus »
    A bon entendeur, salut

    • Giovanni Marriette

      25 décembre 2020 à 10 h 20 min at 10 h 20 min

      Vois plutôt ici une attaque second degré rappelant une fois de plus les antécédents – sportifs – entre la France et l’Espagne, rien de plus. A bon entendeur, je te souhaites un joyeux Noël !

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