One-on-One

Salut Anthony Davis, comment ça va ? Une première bague, ça ouvre l’appétit

« I want more »

Source image : NBA League Pass

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers la reprise. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur un Anthony Davis transformé depuis qu’il a soulevé son premier trophée Larry O’Brien. 

Il courrait après depuis 2012, sans réel espoir de l’obtenir en restant en Louisiane. Tout a changé lorsque les Lakers ont appelé son agence Klutch Sports – à moins que ça ne soit l’inverse – pour lui signifier qu’il venait d’être tradé à Los Angeles pour former le nouveau duo le plus redouté de la Ligue avec LeBron James. Un apprentissage à vitesse grand V s’en est alors suivi et s’est achevé par un premier sacre. Mais on sait comment ça marche et maintenant qu’il y a goûté AD en veut encore plus.

La pression était maximale au moment de débuter la saison sous un nouveau maillot jaune et mauve. Dans une équipe taillée pour le titre pour la première fois de sa carrière, plus question de se cacher derrière la structure du panier pour esquiver les critiques. On allait enfin savoir de quel bois se chauffe le first pick 2012. Juxtaposé à un King vieillissant mais toujours aussi affûté, c’est lui qui a pris la tête du scoring tout en frôlant sa dizaine de rebonds habituels. Le message de LeBron est clair, le partage des responsabilités est assumé. Ce ne sont pas les Lakers de BronBron mais bien un monstre à deux têtes qui a pour but de mettre la NBA à genou, en commençant par leur voisin de vestiaire un peu trop hypé. Individuellement, le monosourcil reste dans les clous des années précédentes. Sauf que cette fois ses coéquipiers sont au niveau aussi et son corps le laisse un peu tranquille. En bref, toutes les conditions sont réunies pour faire de cette année 2020 un tournant dans sa carrière qui arrive doucement à mi-chemin.

Le duo tourne bien et Caruso ou encore Dwight sont aussi des petits rayons de soleil qui permettent aux Lakers de s’assurer une première place plutôt tranquille dans la Conférence Ouest. Les deux défaites de début de saison contre les Clippers ont vite été oubliées et la franchise aux 16 bannières à l’époque remporte ses deux autres derbies pour se qualifier en Playoffs pour la première fois depuis 2013… Avec 13 matchs de postseason en carrière à New Orleans, Anthony Davis est encore en phase de découverte à ce niveau même si ça ne se voit pas trop sur le terrain. Il termine les Playoffs à 27,7 points et 9,7 rebonds avec 3,5 passes, 1,2 steal et 1,4 contre de moyenne dont une masterclass à 43 pions à 14/18 au tir et 11/13 aux lancers lors du Game 5 contre les Blazers. Comme en saison régulière, la question s’est posée pour savoir qui était le franchise player des Lakers mais, même à 35 ans, le King reste le boss overall et AD doit se contenter du scoring. Tant pis, il aura le temps de se rattraper pour aller choper le titre de MVP des Finales par la suite.

Toujours agent-libre à l’heure où ces lignes sont écrites, ce n’est qu’une question de temps avant que Tonio nous annonce sa prolongation à Los Angeles pour plusieurs années. Rob Pelinka lui a concocté un recrutement aux petits oignons pour lui laisser le luxe de ne pas trop en lâcher en régulière et d’arriver dominateur en Playoffs. Difficile de l’imaginer partir ailleurs en prétextant que le Chosen One le tient à l’écart, d’autant qu’il est déjà le meilleur joueur des Lakers même sur le plan des stats. Au contraire, on assiste peut-être à une lente passation de pouvoir entre LeBron James et Anthony Davis qui doit lui permettre d’enrichir sa collection de bijoux durant le process. Avec des bagues tout d’abord et en priorité, mais aussi, pourquoi pas, un trophée de MVP ou de MVP des Finales. Lorsqu’un duo est aussi fort, le risque est que les deux joueurs se tirent un peu dans les pattes et désorientent les votants, mais on peut aussi le voir le verre à moitié plein car rarement un binôme n’a été aussi puissant dans l’histoire de la postseason. Deuxième au classement du trophée de DPOY cette saison, voilà un autre objectif à portée de mail pour le Unibrow en attendant d’être adoubé par le roi pour devenir officiellement le nouveau franchise player de L.A.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 65%
  • Jauge de hype actuelle : 80%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 80%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Iznogoud James
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Scottie Pippen

Encore un peu de patience avant de prendre seul les rênes du porte-avion des Lakers. Anthony Davis a encore beaucoup de choses à apprendre au contact de LeBron James pour devenir la légende qu’il ambitionne d’être. Mais une chose est déjà certaine, ce transfert à Los Angeles est en tout cas la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis longtemps.

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