One-on-One

Salut Clint Capela, comment ça va ? Jouer avec un mec en 30/10, tu commences à être habitué non ?

Clint Capela

Meneur différent, même capacité à être servi sur pick and roll.

Source image : Youtube

Étrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur Clint Capela, qui va devoir jouer au daron chez les jeunes Hawks. 

Cela aurait pu être sa saison, entre ambitions personnelles (All-Star Game ?) et conquête du titre, mais les événements ne lui ont pas été favorables. Entre des blessures persistantes, un projet qui le poussait inexorablement vers la sortie, un transfert et finalement une interruption qui a freiné son intégration dans sa nouvelle équipe, c’est peu dire que Clint Capela a connu une année mouvementée. 

Progression … constante. Depuis son arrivée dans la Grande Ligue, Clint Capela n’a fait qu’améliorer ses stats de saison en saison. Cinq saisons en NBA et chaque année le refrain est le même : plus de points, plus de rebonds mais aussi un meilleur pourcentage sur la ligne. Il avait conclu 2019 à 16,6 points, 12,7 rebonds mais aussi 1,5 contre, de quoi le placer dans les discussions pour le match aux étoiles. Qu’espérer donc sur cette saison 2020 ? Et bien encore mieux, tout simplement. Pour cela, il aurait fallu surmonter un karma bien crade de bout en bout.. Première épine dans le pied du pivot ? Les blessures. Enfin oui, on parle du pied mais en l’occurrence il s’agissait plutôt de l’épaule et une douleur persistante qui gênait ses mouvements pendant tout le début de saison. Pas étonnant alors de voir son apport diminuer autant sur le terrain que dans les chiffres (baisse aux points et aux pourcentages). Une fois revenu en forme c’est un autre point noir qui est venu se mettre sur sa route : l’alchimie collective. Si Chris Paul était un shooteur émérite, c’est loin d’être le cas d’un Russell Westbrook qui ne peut pas offrir le spacing cher à Mike D’Antoni. Comment faire alors pour booster l’impact d’un slasher de première catégorie ? En libérant de l’espace dans la raquette avec des shooteurs pour étirer les lignes… et en virant la tour de contrôle qui squatte le secteur intérieur. C’était le début de l’expérience pocket ball. Clint Capela devenu « obsolète », il fallait trouver le moyen de récupérer le ou les éléments capables de s’adapter à ce nouveau système et la réponse est rapidement tombée sur la table : Robert Covington. Capable de shooter de loin avec efficacité mais aussi de défendre le meilleur attaquant adverse (LeBron, Kawhi pour ne pas les citer), il représentait la pièce idéal à ajouter au puzzle. Un trade XXL était mis en place avec notamment 4 équipes concernées et c’en était fini de « Swiss Bank » à Houston. Débarqué blessé à Atlanta, il n’avait même pas la chance de finir la saison avec ses nouveaux coéquipiers, merci le virus. D’une saison bordeline All-Star, il a donc fini sur un projet de reconstruction avec des pépins physiques à soigner. Merci l’ascenseur émotionnel.

A quoi s’attendre désormais dans sa nouvelle équipe des Hawks ? Différent casting, différente ambition, Clint Capela ne débarque pas n’importe où en rejoignant la Géorgie. Avec un style très offensif basé sur un rythme rapide et du pick and roll, il a de quoi s’amuser avec ses nouveaux coéquipiers. Trae Young, excellent passeur, devrait rapidement l’envoyer sur Mars à la moindre pénétration alors qu’un John Collins lui offrira un peu plus de liberté dans la raquette grâce à sa capacité à s’écarter du cercle (40% de loin l’an passé). Plus qu’un bon fit avec le style de jeu, l’arrivée de Clint vient combler certaines défaillances dans le roster. Aucune équipe n’encaissait plus de points qu’Atlanta dans la peinture l’année dernière et le renfort d’un protecteur de cercle va forcément être une bouffée d’air frais pour Lloyd Pierce. 18ème équipe au rebond, les Hawks peuvent également se satisfaire de récupérer le deuxième meilleur gobeur de la Ligue, qui va pouvoir sécuriser un peu le rebond défensif. Enfin et c’est peut-être le plus important, Clint Capela va apporter son vécu à ses jeunes coéquipiers. En six saisons dans la Ligue, il n’a jamais manqué les Playoffs et a atteint cinq fois les demi-finales de sa Conférence et même deux fois les finales de l’Ouest. Il ne sera certainement pas l’option numéro une en attaque mais il va avoir des responsabilités, autant sur le parquet que dans le vestiaire, il va être écouté et c’est donc une nouvelle facette du joueur qu’on pourrait découvrir en 2021.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 20%
  • Jauge de hype actuelle : 60%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 5%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Hakeem Olajuwon
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Nikola Pekovic

Clint Capela est sur le retour et ça fait bien plaisir ! Entre ses blessures et son transfert, on peut dire que sa saison 2019-20 n’a pas été de tout repos mais il est désormais l’heure du rebond pour l’helvète et ça se passera du côté d’Atlanta. Quelque chose nous dit que Trae Young va kiffer son nouveau copain de lob. 

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