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Andrea Bargnani aurait tout cassé dans la NBA actuelle selon David West : de beurk à Dirk, il n’y a qu’une décennie

Andrea Bargnani

Un article sur Andrea Bargnani… 2020 est décidément une année pleine de surprises.

Source Image : Youtube/Toronto Raptors

First pick le soir de la Draft 2006, Andrea Bargnani n’a pas répondu aux attentes placées en lui par les Raptors : soft, catastrophique en défense et trop souvent blessé, l’Italien n’a pas vraiment brillé en NBA. Mais pour David West, il était juste en avance sur son temps. 

Qui se souvient d’Adam Morrison, de Tyrus Thomas, Shelden Williams, Patrick O’Bryant ou Mouhamed Sene ? Pas grand monde et c’est normal. Pourtant, tous ces mecs sont des anciens top 10 picks. Plus grave encore, ils viennent tous de la même Draft : une cuvée 2006 parmi les pires de l’histoire. Les carrières inexistantes de ces gars et la pauvreté de 90% des picks ont un peu sauvé Andrea Bargnani, premier choix de cette immonde Draft. D’accord, l’Italien n’est vraiment pas un bust : il a passé dix ans dans la Grande Ligue et a lâché quelques saisons intéressantes en attaque, avec notamment une pointe à plus de 21 points de moyenne en 2011. Mais il n’a clairement pas matché les attentes placées en lui par une franchise des Raptors, certaine de tenir sa raquette du futur en associant Bargnani à Chris Bosh un soir de juin 2006. Alors, choix foireux ou pick un peu trop visionnaire pour l’époque, telle est la question du jour. Si avec le recul cette Draft 2006 a l’air d’être très majoritairement composée de joueurs randoms générés par NBA 2K, Bargnani a quand même devancé quelques cracks et notamment cinq futurs All-Stars : LaMarcus Aldridge, Brandon Roy, Rajon Rondo, Kyle Lowry et Paul Millsap. Des joueurs qui ont tous eu un impact majeur sur une franchise à un moment de leur carrière, contrairement à Bargnani, scoreur talentueux, mais trop soft, incapable de prendre un rebond sur qui que ce soit et trop fragile physiquement. Le bilan des Dinos chutera lourdement après le départ de Bosh à Miami en 2010, laissant Bargnani devenir le go-to-guy de la franchise. Bilan qui retrouvera des couleurs… une fois l’Italien parti pour New York. Dur. Interviewé par BasketballNews, David West pense pourtant que Bargnani et les Raptors auraient connu plus de succès à une autre époque.

« Quand Bargnani et Bosh étaient à Toronto, ça n’a pas fonctionné parce que la NBA nous laissait leur casser la gueule. Dans la NBA actuelle, ils déchireraient tout. Ils étaient quasiment impossibles à défendre, je suis sérieux. La seule raison pour laquelle Bargnani n’a pas eu une carrière géniale, c’est parce que les arbitres laissaient des gars comme moi lui casser la gueule. Avec le jeu de maintenant, il assurerait parce qu’il serait protégé. »

Mouais. Déjà le mec nous parle de 2009 comme s’il se la donnait avec Larry Bird et en plus, il sort l’excuse donnée à tous les intérieurs shooteurs draftés avant 2010 qui pondent une carrière moyenne. Et la dernière fois qu’on a checké, ça n’a pas empêché Dirk Nowitzki de devenir l’un des meilleurs 4 de l’histoire. Parfois comparé à l’Allemand, sacré blasphème au passage, le 7-footer italien n’a jamais vraiment trouvé sa place sur le terrain et il aurait sans doute mieux réussi à exprimer son skillset offensif dans une NBA moins centrée autour des cinq postes définis. Mais Bargnani était toujours starter chez les Knicks en 2015, la Ligue avait déjà entamé sa transition vers le jeu actuel et ça n’a pas changé grand-chose à sa production. Pire encore, son shoot a régressé au fil des années, d’un très correct 37,6% à 3-points lors de ses quatre premières saisons, il est descendu à 31,8% lors des six dernières. Pas vraiment le shooteur hors-pair qu’on nous vend. Et on veut bien imaginer qu’il aurait pu avoir une carrière différente sans toutes ces blessures, mais de là à nous faire croire qu’il serait un joueur ultra-dominant en 2020, c’est non, désolé David. Par contre, on veut bien rendre hommage à Il Mago, en se remémorant cette disparition de cerveau soudaine, une Gérard inversée, en pire, qui laisse même le GOAT perplexe. Vive les Knicks.

Décidément, une belle journée pour les fans des Knicks de la dernière décennie. Après Melo qui veut revenir à New York, voilà qu’Andrea Bargnani est propulsé dans le Top 100 all-time d’une autre dimension spatio-temporelle par David West.

Source texte : BasketballNews

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