Heat

Bam Adebayo a poussé Pat Riley à drafter Tyler Herro : pas de doute, Bam est vraiment le real MVP du Heat

Butler Adebayo Herro Heat

Le trio magique du Heat !

Source image : YouTube/SLAM

Remarquable de régularité et de maturité sur ces Playoffs 2020, Tyler Herro a enfilé le costume de héros la nuit dernière contre Boston en réalisant une performance all-time pour un rookie, permettant ainsi au Heat de se retrouver à seulement une marche des Finales NBA. La fanbase de Miami peut donc dire merci à Tyler, mais aussi à… Bam Adebayo. 

Parce que oui, non seulement Bam a fait du Bam dans le Game 4 face aux Celtics (20 points, 12 rebonds, 4 passes, 2 interceptions), mais il a visiblement aussi joué un rôle dans l’arrivée du Herro en Floride. Sélectionné par Miami avec le 13è choix de la Draft 2019, le jeune arrière de 20 piges qui fait tourner toutes les têtes en ce moment provient de la même fac qu’Adebayo, et ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’on parle de Kentucky. Herro a passé une année sous les ordres de John Calipari, tout comme Bam, qui a lui évolué sous le maillot des Wildcats au cours de la saison 2016-17. Les deux coéquipiers du Heat n’ont donc jamais joué ensemble à l’université, mais on imagine que Bam a continué à suivre les résultats de son ancienne école bien après son arrivée chez les pros. Et c’est probablement comme ça que Tyler Herro lui a tapé dans l’œil, ce dernier réalisant une belle campagne freshman chez les Wildcats, au terme de laquelle il a notamment été nommé Rookie de l’Année dans la Conférence SEC par l’Associated Press. Du coup, aux alentours de la Draft 2019, Adebayo est allé voir le boss du Heat Pat Riley pour lui dire que le gamin avait du ballon.

« C’est moi qui ai soufflé à l’oreille de Pat pour lui dire de le drafter » a fièrement déclaré Bam via USA Today après le festival de Herro dans le Game 4.

Déjà auteur d’une saison rookie séduisante, Tyler Herro a pris une nouvelle dimension dans ces Playoffs 2020. Aucun match sous la barre des 10 points sur un total de 13 rencontres (troisième plus longue série pour un rookie en Playoffs selon ESPN Stats & Info, à égalité avec Monsieur Elgin Baylor), 16,5 points (44,8% au tir, 37,8% du parking, 88,9% aux lancers francs), 5,7 rebonds et 3,9 passes décisives de moyenne sur l’ensemble de la postseason en 33,5 minutes en sortie de banc, et donc cette incroyable explosion à 37 pions dans le Game 4 face aux Celtics. Pas de doute, ce gamin n’est pas un rookie comme les autres. Il n’a peur de rien, il joue avec la confiance d’un vétéran, il brille dans les moments chauds et il est tout simplement un bon joueur de basket, peu importe son âge ou son statut dans la Ligue. Il sait shooter, il sait driver, il sait trouver le coéquipier démarqué, il se bat bien au rebond, et surtout il bosse, encore et encore. Sur ses points forts mais aussi évidemment sur les aspects où il doit pas mal progresser, comme en défense, secteur dans lequel il montre une belle activité sur ces Playoffs. Vous l’avez compris, le jeunot a déjà un joli répertoire et ce n’est pas tous les jours qu’on voit un mec de 20 ans aussi agressif, qui joue aussi juste dans les moments les plus importants d’une saison. Ce n’est pas un hasard s’il est sur le parquet dans le money time et qu’il touche beaucoup la gonfle.

Cette ascension spectaculaire est forcément favorisée par l’environnement dans lequel évolue Tyler Herro depuis son arrivée en NBA. Avec le Heat, réputé pour sa capacité à développer les jeunes joueurs à travers l’excellent travail du coach Erik Spoelstra, Herro sait qu’il a la chance de grandir au sein de l’une des meilleures franchises de la Ligue d’un point de vue structurel. #Heatculture, ce n’est pas uniquement un slogan, c’est surtout un mode de fonctionnement basé sur la méthode Pat Riley, où travail, collectif et dureté sont les maitres-mots. Après sa magnifique performance du Game 4, Tyler a notamment rendu hommage à un joueur qui symbolise parfaitement cette culture, Jimmy Butler (via Nick Friedell et Izzy Gutierrez d’ESPN).

« Depuis que je suis arrivé ici, il est comme un grand frère pour moi. Sans Jimmy, je ne ferais probablement pas ça en tant que rookie. […] Il n’a jamais joué les Finales, je veux le faire pour lui. Je sais à quel point la victoire compte pour lui. Je veux l’aider à atteindre ce stade. »

Nommé dans le deuxième cinq des meilleurs rookies de la saison (hein ?), Tyler Herro est en train de se faire un vrai nom en NBA. On connaît pas mal de joueurs qui craquent en Playoffs, lui brille comme jamais, tout ça à seulement 20 ans et dans sa première saison chez les grands. Chapeau gamin. 

Source texte : USA Today / ESPN

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top