News NBA

Des propriétaires réclament toujours une reprise de la NBA à 30 franchises : il faut sauver les petits marchés

Carte Météo Catherine Laborde

Ne les oubliez pas,

Source image : Montage TrashTalk via Télé Loisir, www.packriverpotions.com et Petr Kratochvil / Public Domain

Nous l’évoquions ce samedi, la NBA semble s’orienter vers une reprise à 22 équipes dans la bulle qui devrait être formée à Disney World aux alentours de la fin juillet. Le vote définitif doit avoir lieu jeudi prochain mais on apprend que certains propriétaires poussent encore pour voir les 30 franchises être appelées sur le pont pour une question d’équité.

Le casse-tête continue pour le commissionnaire et ses équipes qui n’ont pour l’instant pas réussi à obtenir l’unanimité des propriétaires en prévision du vote du 4 juin lors du Board of Governors qui est censé permettre de prendre une décision quant à la marche à suivre pour terminer la saison 2019-20 qui s’est arrêtée il y a deux mois et demi. Les cerveaux ont chauffé, des cheveux ont été arrachés et tous les scénarios possiblement imaginables ont été abordés par Adam Silver en vue de satisfaire le plus grand monde. Et, en prenant en compte les intérêts de chacun, la solution préférée semblait pencher vers une reprise à 22 équipes comprenant le Top 8 de chaque Conférence et six teams supplémentaires toujours en course pour la postseason avec moins de six matchs de retard sur le huitième de leur Conférence, à savoir New Orleans, Portland, Sacramento, San Antonio, Phoenix et Washington. Une fois tout ce petit monde réuni à un seul endroit, la NBA pourrait organiser huit matchs de saison régulière par équipe avant de mettre en place un tournoi play-in pour la huitième place dans chaque Conférence. Sur le papier, ça fonctionne alors qu’est-ce qu’on attend pour commencer ? Pendant que les dernières franchises continuent d’attendre le feu vert des autorités locales pour ouvrir à nouveau leurs infrastructures d’entraînement à leurs joueurs, il faut aussi que la proposition soit approuvée par 75% des propriétaires lors du prochain Board of Governors prévu jeudi pour permettre de lancer la procédure. Or, certains multimillionnaires seraient encore réticents vis-à-vis de cette proposition comme le rapportent Adrian Wojnarowski et Zach Lowe d’ESPN.

« Vers la fin du Board of Governors de la NBA qui a eu lieu par visio-conférence vendredi dernier, le propriétaire du Thunder d’Oklahoma City, Clay Bennett, a délivré un monologue passionné afin d’expliquer pourquoi la Ligue et les propriétaires devaient prendre en compte les difficultés financières et sportives que pourraient rencontrer les petits marchés qui ne seraient pas invités à Orlando pour terminer la saison. Ce dernier aurait également insisté sur la symbolique de rassembler les 30 équipes pour évoluer comme une Ligue unie. »

Plusieurs points sont à retenir de cette intervention de l’homme qui a abandonné les fans de Seattle pour amener une franchise dans l’Oklahoma il y a une dizaine d’années. D’abord, il est important de signaler que le Thunder fait actuellement partie des équipes qui seraient conviées à Orlando dans ce format de compétition. OKC était même cinquième à l’Ouest au moment de l’interruption de la saison et on peut affirmer sans trop s’avancer que les hommes de Billy Donovan sont quasiment assurés de disputer les Playoffs. En tout cas, ils devraient avoir l’opportunité de pouvoir le faire. C’est donc un message bourré d’altruisme qu’a envoyé Bennett, immédiatement soutenu par Josh Harris des Sixers et Robert Sarver des Suns afin de permettre au maximum d’équipes de revenir à la compétition avec leurs consœurs. Le principal argument du patron du Thunder ? Une pause de neuf mois entre le 11 mars et la rentrée de la saison 2020-21 annoncée vers Noël pourrait avoir des conséquences terribles sur le développement des joueurs mais aussi et surtout sur la vente de billets et dans les négociations avec les sponsors pour des marchés moins importants comme Minnesota, Cleveland, Charlotte, Detroit ou Atlanta par exemple. Il est donc dans leur intérêt de rappeler aux fans et aux marques qu’ils existent pour ne pas totalement disparaître pendant pratiquement un an.

Se pose toutefois la question de la sécurité des joueurs dans le cas d’une reprise à 30 équipes. La bulle en Floride n’est pas infiniment extensible et des propriétaires comme Michael Jordan se sont positionnés contre la tenue de matchs sans enjeu. Le boss des Hornets n’est d’ailleurs pas le seul et de nombreux joueurs ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient revenir que si leur équipe pouvait encore espérer se qualifier en Playoffs. Mis à part les Warriors, aucune franchise n’était encore mathématiquement éliminée de la course à la post-saison au moment de l’interruption soudaine de la saison mais il semble tout de même peu probable que l’intégralité des derniers matchs de régulière soient disputés avec toutes les précautions impliquées par la construction d’une bulle de sécurité dans un lieu unique. Les joueurs étaient-ils bien conscients des risques soulevés par Clay Bennett en tenant de tels propos ? De toute façon, la solution qui sera trouvée ne sera pas parfaite et il est désormais de la responsabilité d’Adam Silver de prendre la décision la plus favorable pour la Ligue dans sa globalité tout en réussissant à convaincre les trois quarts des propriétaires. Une idée qui a été rapportée par le Woj consisterait à organiser des mini-tournois d’été ou d’automne entre les équipes non-conviées à Orlando ou qui seraient éliminées rapidement. Ainsi, les joueurs auraient une raison de s’entraîner et aucune franchise ne disparaîtrait totalement pendant une période aussi longue.

On sera bien sûr au taquet ce jeudi pour savoir quelle décision a été prise lors du Board of Governors. Ce qui est sûr, c’est qu’à deux jours du grand vote, tout le monde n’a pas la même approche sur le sujet.

Source texte : ESPN

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top