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30 Reviews en 30 jours – Utah Jazz : quelques marches franchies cette saison, reste à savoir où se situe le haut de l’échelle

Jordan Clarkson banc Utah Jazz

Un duo solide en apparence, un vrai coach, un supporting cast rôdé, il leur manque quoi en fait ?

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 52 et 57 victoires. La saison 2018-19 avait été plutôt satisfaisante dans l’Utah et, mis à part une nouvelle défaite face à la bête noire et barbue, il y avait de quoi se projeter avec le sourire. Rudy Gobert venait de chopper son deuxième trophée de DPOY, Donovan Mitchell était prêt pour l’explosion, et surtout la Free Agency laissait entrevoir une belle progression. Emmanuel Mudiay, Ed Davis et Jeff Green pour faire le nombre, Bojan Bogdanovic pour profiter des espaces laissés par le duo Rudy/Spida et surtout Mike Conley, censé être le chainon manquant d’un roster bien équilibré. Le tout coaché par un sorcier qui commençait à avoir bonne presse, bref de quoi se laisser tenter et imaginer le Jazz jouer les troubles-fête à l’Ouest et pourquoi pas passer un tour en Playoffs, et plus si affinités.

Le bilan

41 victoires et 23 défaites, on est sur une vitesse de croisière intéressante… mais peut encore mieux faire. Les + cette saison ? L’avènement tout d’abord du duo star de Quin Snyder, avec comme preuve de leur progression une première sélection au All-Star Game. Bojan Bogdanovic ensuite, intégré comme il se doit et auteur de quelques grosse soirées, puis enfin l’arrivée en février de Jordan Clarkson, ancien boulet des Cavs reconverti sixième homme de super-luxe à Salt Lake City. Une défense moins elite que les saisons précédentes mais on donne le change en attaque et le peloton de tête n’est jamais bien loin, tout va bien dans le meilleur des mondes. Les moins ? Une certaine inconstance dans l’effort et, ne tournons pas autour du pot, l’intégration compliquée de Mike Conley. Dix ans que l’ancien meneur des Grizzlies n’avait pas semblé aussi à la rue, maladroit et mal à l’aise. Un physique fragile, la difficulté pour lui à s’imposer dans un nouveau système de jeu et c’est tout Utah qui en pâtit, notamment un Rudy Gobert qui ne voit pas vraiment la balle avec Mike sur le terrain. Des soucis plus ou moins mis à l’ombre grâce au talent en attaque de Donovan Mitchell notamment mais un « détail » qu’il faudra prendre en compte pour la suite si le Jazz veut devenir autre chose qu’une honnête équipe du premier tiers de la Conférence Ouest.

L’événement marquant

Nous sommes le 12 mars, il est environ 1h30 du matin et Adrian Wojnarowski balance la bombe la plus relou de l’année. La NBA est à l’arrêt et la cause est très vite officielle : Rudy Gobert a contracté le COVID-19. On avait aperçu le pivot français plaisanter innocemment et bêtement à ce propos quelques jours auparavant et le deuxième effet Kiss-cool est violent. Le gaillard est solide et se remettra rapidement mais le plus gros souci est ailleurs car Rudy est au cœur de la tourmente. Jugé très vite et très abusivement comme le responsable de la propagation de la pandémie en NBA, le double-DPOY voit son collègue Donovan Mitchell être lui aussi infecté par le virus mais surtout… lui tourner officieusement le dos. Selon certaines sources c’est même tout le vestiaire du Jazz qui en voudrait à Rudy et c’est donc dans ce climat compliqué que se termine cette saison 2019-20 dans l’Utah, on a connu des fins de chapitre plus heureuses…

 

Les petits nouveaux

Pas grand chose à se mettre sous la dent cette saison dans la catégorie rookie, c’est qu’on avait d’autres chats à fouetter dans l’Utah. Les poupons Nigel Williams-Goss, Juwan Morgan, Jarrell Brantley, Miye Oni et Justin Wright-Foreman cumulent ainsi 36 matchs et 23 petits points pour leur saison 1, évidemment pas assez pour se faire une idée du réel niveau des garçons. Cinq gamins qui ont malgré tout passé une saison à empiler les buckets en G League et c’est déjà pas mal, en attendant mieux.

L’image de la saison

Nuit du 30 au 31 janvier, le monde de la baballe orange se remet à peine du décès de l’une de ses icônes mais il faut déjà passer à autre chose. La suite ? Un All-Star Game qui lui sera en grande partie dédié et auquel… deux joueurs du Jazz participeront. Donovan Mitchell et Rudy Gobert sont sélectionnés par les coachs et joueront donc leur premier match des étoiles. Mérité selon la majorité des gens qui suivent le basket, abusé pour une frange d’écervelés venus de Gaule imaginant que Rudy Gobert n’est pas légitime car il n’a pas le footwork d’Hakeem Olajuwon, mais les faits sont là et viennent récompenser la progression des deux ex-copains et les bons résultats de leur équipe.

Mitchell Gobert 6 avril 2020

La suite des événements

Le Jazz est à peine arrivé à une forme de constance dans l’effort et les résultats… qu’il faudra déjà penser très vite à l’après. Mike Conley ? Free agent dans un an. Rudy Gobert ? Free agent dans un an. Donovan Mitchell ? Va falloir le payer même si cela ne semble pas un gros problème. La grosse question est donc aujourd’hui de savoir si on continue à viser les sommets avec un duo Gobert / Mitchell qui prendra le max ou pas loin, sans oublier de les entourer de la meilleure des manières puisqu’il semble assez probable que Mike Conley ne soit finalement pas ce facteur X qui change la donne. Là tout de suite ? On va s’y remettre tranquille, mais alors dans un an…

  • Si la saison régulière reprenait : il y aurait clairement un podium à aller chercher et le meilleur bilan de la franchise depuis l’époque Deron Williams.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : ça jouerait le Thunder au premier tour, enfin une série sans avoir à croiser James Harden, ouf.

Ça grandit encore et encore dans l’Utah avec une saison très accomplie collectivement, et individuellement pour la plupart des cadres. Le plafond semble aujourd’hui se situer quelque part juste en dessous des deux franchises de Los Angeles, c’est déjà pas mal hein, reste à savoir quelle direction prendra la franchise à l’été 2021. On monte, on monte, on monte… mais on monte jusqu’où ?

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