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« A Celebration of Life for Kobe and Gianna Bryant » : entre émotion, hommage et humour, le pupitre du Staples en a vu de toutes les couleurs

« Et maintenant, je vais encore devoir me taper trois-quatre ans de Jordan Crying Memes. »

Source image : NBA League Pass

Pendant environ deux heures et demie hier, la vie s’est arrêtée à Los Angeles et plus généralement sur la planète basket, afin de rendre hommage à Kobe et Gianna Bryant. De Vanessa à Shaquille O’Neal en passant par Michael Jordan et Rob Pelinka, les discours à la mémoire du Black Mamba et sa fille se sont succédé. Des moments qui ont évidemment provoqué des larmes, mais aussi quelques rires. Retour sur les quotes et autres anecdotes marquantes de la soirée.

Vanessa Bryant concernant sa fille Gianna

« Tous les matins et tous les soirs, Gianna venait pour m’embrasser. Il y a eu des moments où j’étais vraiment fatiguée à force d’être réveillée pour m’occuper de Bianca et Capri. Et je pensais qu’elle était partie à l’école sans dire au revoir. Du coup, j’avais envoyé un texto disant, ‘Pas de bisou ?’ Et Gianna avait répondu, ‘Maman, je t’ai embrassée. Tu dormais, et je ne voulais pas te réveiller.’ Elle savait à quel point ces bisous comptaient pour moi, et elle était tellement attentionnée qu’elle y pensait chaque jour. »

« Gigi avait un grand côté compétitif comme son père. Mais Gianna avait une douce grâce en elle. Son sourire était comme le soleil. Son sourire prenait tout son visage, comme le mien. Kobe disait toujours qu’elle me ressemblait. Elle avait mon feu intérieur, ma personnalité et mon sarcasme. Elle était tendre et remplie d’amour. Elle possédait le meilleur rire. Il était contagieux. Il était pur et sincère. »

« Gigi serait facilement devenue la meilleure joueuse en WNBA. »

Vanessa Bryant concernant son mari Kobe

« Il était mon cher époux, et le formidable père de nos enfants. Il était à moi. Il était tout pour moi. Kobe et moi, nous étions ensemble depuis que j’avais 17 ans et demi. J’étais sa première petite amie, son premier amour, sa femme, sa meilleure amie. Sa confidente, sa protectrice. Il était le meilleur des maris. Je ne peux pas exprimer ou dire à travers des mots à quel point il m’aimait. Il était le lève-tôt, j’étais l’oiseau de nuit. J’étais le feu, il était la glace, et vice versa parfois. On se complétait. Il était prêt à tout pour moi. Je n’ai aucune idée de comment j’ai pu mériter un homme qui m’aimait et me voulait autant que Kobe. Il était charismatique, un gentleman. Il était affectueux et romantique. »

« Kobe était le MVD, le MVP des girl dads (il était père de quatre filles, ndlr.). Il disait toujours aux filles à quel point elles étaient belles et intelligentes. Il a appris à nos filles comment être braves, comment continuer à avancer quand les choses deviennent difficiles. »

« D’une façon ou d’une autre, Kobe savait toujours où j’étais, surtout quand j’arrivais en retard à ses matchs. Il s’inquiétait quand je n’étais pas à mon siège au début de chaque match, et il demandait à la sécurité où j’étais lors du premier temps-mort du premier quart-temps. Et moi, comme une petite maligne, je lui disais qu’il n’allait pas marquer 81 points lors des dix premières minutes du match. »

Diana Taurasi, star WNBA originaire de Los Angeles

« La volonté de Kobe de travailler dur et de faire des sacrifices chaque jour m’a inspirée et a résonné avec la ville de Los Angeles. On a lutté ensemble. On a grandi ensemble. On a célébré les victoires ensemble.

Cette même passion que l’on retrouvait chez Kobe, Gigi l’a évidemment héritée. Sa technique était indéniable à un jeune âge. Je veux dire, qui possède un turnaround fadeaway jumper à 11 ans ? LeBron le maîtrise à peine aujourd’hui. »

Sabrina Ionescu, star NCAA

« Un jour, une joueuse a tiré le maillot de Gigi, et Gigi a en quelque sorte fait tomber cette joueuse, avant de lui passer par-dessus. Avec Kobe, nous nous sommes regardés, en rigolant, et il a dit, ‘Je ne sais pas où elle a appris ça.’ J’ai rigolé et j’ai dit, ‘Moi je sais.’

Ce n’est pas quelque chose qu’on peut enseigner, surtout à cet âge-là. Mais Kobe savait qu’elle possédait cela. J’adorais voir à quel point elle travaillait dur et à quel point ses coéquipières l’adoraient, mais aussi son désir d’être une grande joueuse. Elle voulait toujours apprendre, et aller à chaque match qu’elle pouvait – université, NBA, WNBA. Kobe était content par rapport à ça. Car il a vu ça en elle, comme il a vu ça en moi. Sa vision pour les autres était toujours supérieure à la vision qu’ils imaginaient pour eux-mêmes. Sa vision pour moi était toujours plus grande que celle que j’avais. »

Geno Auriemma, coach de l’équipe féminine de l’université du Connecticut

« Kobe voulait qu’on parle coaching. Le gars le plus impossible à coacher durant toute sa carrière NBA voulait parler coaching. Je voulais savoir pourquoi. Il a dit, ‘Je coache l’équipe de ma fille.’ J’ai répondu, ‘Oh mon Dieu. La pauvre.’ Quand j’ai regardé ses highlights, après avoir touché la ballon pour la troisième ou quatrième fois, elle a fait une passe alors qu’elle était libre pour tirer. Je me suis dit, ‘Elle n’écoute pas son père.' »

« Le numéro 24, le numéro 8 et le numéro 2, ce sont des numéros liés au basket. Ce sont des numéros du passé, qui ne reviendront pas. Mais ce que nous avons aujourd’hui, ce sont des gamins, comme Diana (Taurasi, ancienne joueuse de UConn, ndlr.), qui ont eu l’inspiration pour faire plus, pour travailler plus dur et viser plus haut. Et le nombre de gamins dans le futur, et de femmes, qui seront inspirés par la vie de Gigi. Et des pères inspirés par Kobe pour vraiment être le meilleur père possible. »

Rob Pelinka, manager général des Lakers et ancien agent de Kobe Bryant

« Il était un peu plus tard que 9h30. Kobe m’a envoyé un texto, en m’expliquant son désir d’aider un ami à lui qui cherchait un stage pour l’une de ses filles dans une agence de baseball. Kobe a mis en avant l’intelligence de cette fille, son intégrité et son éthique de travail. Il voulait vraiment la soutenir pour qu’elle ait un avenir brillant. J’ai directement répondu à Kobe en disant que j’allais mettre en place un plan pour aider cette fille. Quelques minutes plus tard, Kobe et Gianna et sept autres très belles âmes sont montées au paradis. Kobe m’écrivait depuis l’hélicoptère. La fille qu’il voulait aider était Lexi Altobelli, la fille du coach John Altobelli, qui était aussi dans l’hélicoptère. Le dernier geste de Kobe en tant qu’humain était héroïque. »

Michael Jordan, mentor de Kobe Bryant

« Il voulait devenir le meilleur basketteur possible. Et quand j’ai commencé à le connaître, je voulais devenir le meilleur grand frère possible. Pour cela, il faut accepter les coups de fil tardifs, les questions bêtes et l’exaspération qui va avec. Quand j’ai commencé à connaître Kobe Bryant et que je me suis rendu compte qu’il essayait de devenir une meilleure personne et un meilleur joueur de basket, j’ai pris ce rôle à cœur. Nous avons parlé business, nous avons parlé famille. Nous avons parlé de tout, et il essayait de devenir une meilleure personne.

Et maintenant, je vais encore devoir me taper trois-quatre ans de Jordan Crying Memes. »

« Quand Kobe Bryant a perdu la vie, une partie de moi s’est éteinte. Et quand je regarde cette salle et à travers le monde, une partie de vous s’est éteinte également, sinon vous ne seriez pas là. Nous allons devoir vivre avec ces souvenirs, et apprendre d’eux. Je vous promets qu’à partir d’aujourd’hui, je vais vivre avec les souvenirs en sachant que j’avais un petit frère, que j’ai essayé d’aider de n’importe quelle manière. Repose en paix petit frère. »

Shaquille O’Neal, ancien coéquipier de Kobe Bryant

« Un peu comme un autre duo de leaders, John Lennon et Paul McCartney, dont la rivalité créative a permis de marquer l’histoire de la musique, avec Kobe nous nous sommes stimulés mutuellement pour proposer un basket qui était l’un des meilleurs de tous les temps, et je suis fier qu’aucune autre équipe n’ait réussi à remporter trois titres de suite depuis les Lakers de Shaq et Kobe. Parfois, comme des gamins immatures, on se chamaillait, on se battait, on plaisantait, on s’agressait avec des remarques désinvoltes sur le terrain. Mais ne vous y trompez pas, même quand les gens pensaient que nous étions en mauvais termes, quand les caméras étaient coupées, on se faisait un clin d’œil et on se disait que c’était le moment de botter des culs.

Nous n’avons jamais pris ça au sérieux. En vérité, nous avons toujours maintenu un respect profond et un amour entre nous. Le jour où Kobe a gagné mon respect, c’était quand des gars se plaignaient et disaient, ‘Shaq, Kobe ne passe pas la balle.’ J’ai dit, ‘J’irai lui parler.’ J’ai dit, ‘Kobe, il n’y a pas de ‘I’ dans ‘team’ (il n’y a pas de ‘je’ dans ‘équipe’, ndlr.).’ Il a dit, ‘Je sais, mais il y a un ‘M-E’ (‘moi’, ndlr.) dedans mother*****r.’ Donc je suis allé retrouver Rick (Fox, ndlr.) et Big Shot Rob (Robert Horry, ndlr.) pour leur dire, ‘Allez chercher le rebond, il ne va pas passer la balle.' »

Jimmy Kimmel, animateur de télévision

« Peu importe où vous allez, vous voyez son visage, son numéro, le visage de Gigi, le numéro de Gigi. Partout, à chaque intersection. Il y a des centaines de peintures murales réalisées par des artistes inspirés, non pas parce qu’il est un joueur de basket mais parce que Kobe était également un artiste. Et pas uniquement à L.A., à travers le pays aussi, dans sa ville natale de Philadelphia, en Italie, en Inde, dans les Philippines, en Chine, à New York, à Phoenix, et même à Boston, pour l’amour du ciel.

Dans des endroits où il était sifflé sur le parquet, Kobe manque aux gens. Même un grand Boston Celtic, Bill Russell, a porté le numéro 24 et le maillot des Lakers lors du match d’hier. Je savais qu’il allait venir chez nous un jour. »

Source texte : Los Angeles Times

1 Comment

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  1. Clé Clé

    25 février 2020 à 18 h 10 min at 18 h 10 min

    Merci à toute l’équipe d’avoir traduit tout cela !

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