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« On manque de spacing et on n’a pas d’identité offensive » : merci Joel Embiid, on n’avait pas remarqué

Les galères des Sixers, expliquées par Joel Embiid.

Source image : YouTube

Pendant la première partie de saison, les Sixers ont été l’une des équipes les plus frustrantes de toute la NBA. Certains soirs, ils donnent l’impression de pouvoir battre tout le monde. Et puis parfois, ils sont à la rue. En ce moment, Philly montre son mauvais visage et Joel Embiid a pointé du doigt les problèmes évidents de son équipe.

Ça va pas fort à Philly. Dans une saison régulière qui n’a de régulière que le nom, les Sixers se retrouvent une nouvelle fois dans une période compliquée. Car après avoir remporté six matchs sur sept durant la deuxième partie du mois de janvier, dont cinq sans Joel Embiid, les hommes de Brett Brown sont retombés dans leurs travers récemment. Trois défaites consécutives à l’extérieur, et c’était particulièrement moche à avoir. Une première à… Atlanta, rien à ajouter, une autre de 21 points à Boston durant laquelle Embiid a notamment été catastrophique, puis une taule du côté de South Beach avec un écart de 31 unités dans les gencives. Parmi les gros problèmes qui plombent les Sixers actuellement, et même plus généralement depuis le début de la saison, il y a cette incapacité à trouver un véritable équilibre offensif. Le manque de snipers est un gros souci à Philly, qui a montré des limites inquiétantes sur demi-terrain, comme par exemple face aux défenses de zone. Ces limites sont particulièrement visibles quand les Sixers ne mettent pas l’intensité défensive qu’ils sont capables de mettre au vu de leur potentiel. Car quand ça défend, ça donne des opportunités en transition et sur ce point-là, les Sixers sont redoutables. Mais sur jeu placé, pfiou, c’est très dur parfois.

« Le spacing est un problème » a notamment déclaré Joel Embiid via ESPN. « Parfois, nous jouons vite, parfois nous jouons lentement. Mais en fin de compte, quand on y pense et pendant qu’on essaye de se préparer pour les Playoffs, le jeu ralentit. C’est du jeu demi-terrain, et c’est sur ce point-là qu’on galère le plus. »

Le jeu demi-terrain, mais aussi l’implication de Joel Embiid au milieu de tout ça. Sa compatibilité avec Ben Simmons est souvent remise en question et Jojo avoue qu’il n’est pas vraiment à l’aise aujourd’hui dans l’attaque des Sixers, sans pour autant critiquer son coach Brett Brown.

« Parfois, vous ne savez pas à quoi vous attendre. Je ne sais pas si je vais rentrer dans le match et si je vais recevoir le ballon. […]

Je suis obligé de passer du temps derrière la ligne à trois points, juste histoire qu’il y ait un peu de spacing. Tout le monde dit, ‘Joue au poste !’, mais si vous comprenez quelque chose au basket, vous savez qu’il faut trouver cet équilibre.

Le plus important, c’est l’équipe, et aider mes coéquipiers. Si ça signifie rester derrière la ligne à trois points, alors je dois le faire. Mais dans le même temps, je dois aussi maximiser ce que je fais de mieux. Et il y a aussi un autre aspect négatif : chaque équipe fait des prises à deux sur moi à chaque match. C’est dur, mais il faut trouver cet équilibre, et continuer. »

Vous l’avez compris, ça ne tourne pas très rond à Philly. Al Horford a d’ailleurs avoué qu’il se passait des choses dans le vestiaire, sans en dire plus. Heureusement pour les Sixers, le manager général Elton Brand s’est bougé pour essayer de régler ce foutu problème de spacing qui déséquilibre toute l’attaque. On a appris ce jeudi les arrivées d’Alec Burks et de Glenn Robinson III en provenance de Golden State. Le premier est un scoreur qui tourne à plus de 16 points cette année, à 37,5% de loin. Quant au second, il a profité de responsabilités plus grandes cette saison pour montrer de quoi il était capable, avec 12,9 points par match chez les Warriors à 48,1% au tir dont un très sérieux 40,0% de loin. Ces deux-là peuvent clairement aider les Sixers offensivement, reste à voir si leur apport fera vraiment une différence.

Seulement sixièmes à l’Est, les Sixers et Joel Embiid sont en difficulté et c’est aujourd’hui compliqué de les imaginer remporter leur conférence. Cependant, peut-être que leurs mouvements à la deadline vont apporter un vrai coup de boost à l’équipe. En tout cas, ils en ont désespérément besoin.

Source texte : ESPN

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