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Les Knicks s’imposent chez les Pacers, 92 à 85 : quand Marcus Morris se tait et joue au basket, c’est tout de suite mieux

marcus morris

Il est ronchon, mais quand il veut il est bon.

Source image : NBA League Pass

En déplacement chez les Pacers, nos amis les Knicks avaient une rivalité à prendre au sérieux afin de rendre fier leur fanbase. Mission accomplie pour Marcus Morris et ses potes, la victoire est en poche pour New York cette nuit (92-85).

Dans la famille équipe qu’on voulait vite voir se rattraper, les Knicks étaient une sacré carte à jouer ce weekend. Rappelons le contexte, avant le match de ce samedi, pour expliquer tout ceci. Tabassés au Madison Square Garden cette semaine par les Grizzlies, les coéquipiers de Mitchell Robinson avaient réussi une performance de choix : avoir l’air d’énormes buses, en agissant n’importe comment devant leur public. Déjà, avec Elfrid Payton qui y allait de sa flagrante en fin de match sur Jae Crowder, baston qui s’en suit et déclarations flinguées en bonus dans les vestiaires. Le meneur de New York avait en effet souligné que son adversaire de Memphis manquait de respect au sport pour avoir tenté un tir à… 50 secondes de la fin du match, dans un gros blowout non-assumé par Payton. En amuse-bouche, c’était déjà pas mal. Mais alors quand derrière c’est Marcus Morris qui s’est pointé devant les médias et a dit que Crowder avait des « tendances féminines » sur le terrain, c’est clairement parti en freestyle. Pas de surprise par ici, Momo n’a pas été célébré dans sa carrière comme étant un prix Pullitzer, mais avoir ce genre de discours publiquement n’a fait qu’aggraver la situation des Knicks qui nous offraient ce terrible spectacle dans une semaine particulièrement sombre pour la planète basket. En gros, sans en rajouter une caisse, la franchise new-yorkaise cochait une case légendaire en faisant en sorte qu’une majorité d’observateurs secoue sa tête par dépit en la regardant, bras-dessus bras-dessous. Et c’est sans parler, évidemment, des soucis d’eau chaude au MSG ou les agissements de James Dolan. On vient de le dire, on n’en ajoutera pas sur la pile, ça sent déjà suffisamment fort actuellement. Mais hasard du calendrier, sans Elfrid Payton suspendu pour abus de seum, les Knicks jouaient contre leur rival historique, les Pacers. Pas de Reggie Miller ou de John Starks chez les titulaires, mais une ambiance Côte Est qui aura certainement ravi les fans des années 90. Car comme l’ont souligné plusieurs joueurs dans la team de Frankie, l’effort défensif new-yorkais aura été assez remarquable, collectivement, cette nuit. Inutile d’en venir aux mains, il suffisait de défendre… bien. Et quand t’as les Knicks qui tapent Indiana dans une rencontre où personne n’arrive à planter 2 tirs de suite, ça pue la VHS à plein nez.

C’est ce blocus qui a notamment permis à New York de l’emporter, les Pacers ne trouvant aucun rythme malgré la validation du ticket All-Star pour Domantas Sabonis avec un rendement bien à lui (25 points à 10/15 au tir). Quand toute ton équipe shoote à 36% de réussite lorsque t’enlèves la production du Lituanien, tu sais que ça va être une galère pour gagner. Pour les Knicks, les manches ont été retroussées, et quand il le fallait. D’abord dominants dans le premier quart, les visiteurs ont ensuite gâché leur avance en laissant Indiana revenir au score, avant de resserrer les boulons dans le money-time. Un dernier quart-temps solide, parfois flippant à cause de décisions troublantes, mais défensivement impeccable. Pas de chichi, on joue dur et on fait la rotation pour le copain comme ça il nous protégera l’action suivante. Chaque rebond gobé permettait à New York d’y croire, et quand il a fallu boucler l’affaire… c’est Marcus Morris qui a été appelé à témoigner à la barre. Alors, on regrette les conneries qu’on a pu dire ? On va laisser le jeu parler à sa place ? Silence radio, ficelle auto. Dans un match à égalité à 5 minutes de la fin, l’homme au bandeau a joué comme un autre grand joueur des Knicks au bandeau (coucou Melo), en plantant tir clutch sur tir clutch. Et allez, mi-distance pour qui en veut, mi-distance pour toi, mi-distance pour lui, et tout ça sans trop de provocation. Marcus aurait pu clasher la moitié de la salle sur chaque jumper, mais pour une fois il savait ce qu’il avait fait 48h plus tôt. Du coup, la performance de fin de match de Morris fût assez remarquable, 10 points dans les 5 dernières minutes, et clairement l’homme à qui il fallait filer la gonfle pour permettre à toute une ville de célébrer la victoire. Ce n’est peut-être pas avec ce samedi que Marcus va totalement nettoyer son image, mais quand tu mènes les Knicks à la victoire chez les Pacers en étant clutch… ça a un petit fumet particulier, on va pas le nier.

Terminant sa soirée à 28 points (10/21 au tir) et ce money-time suprême, Marcus Morris a fait de son mieux pour calmer les critiques qui étaient légitimement posées sur lui. S’il pouvait jouer plus souvent comme ça, on serait assez contents en fait. Peut-être qu’il faut jouer les Pacers plus souvent.

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