TrashTalk Award

TrashTalk Award – S02 E14 : si vous êtes un être humain, vous pouvez vous faire tailler par Charles Barkley

Draymond Green Charles Barkley

Vivement leur prochaine rencontre à ces deux là.

Source image : YouTube

Chaque semaine de NBA apporte son lot de grandes gueules, de phrases choc, de provocation, de tacles à la gorge et de joutes verbales en tous genres. Et forcément, comptez sur nous pour les recenser aussi souvent que possible, car sans être trop premier degré, on est friands de ces duels musclés. Alors, c’est qui pour vous la plus grande gueule du moment ?

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par Ja Morant qu’on va très vite envoyer chez Pascal le Grand Frère.

Candidat n°1 : Charles Barkley assassine gratuitement Draymond Green

Comme à son habitude, Charles Barkley a sorti la sulfateuse pour tailler, comme à son habitude, c’était un peu gratuit, et comme à son habitude, il a laissé les pincettes au placard. Cette fois-ci, sa victime se nomme Draymond Green, qui a beaucoup moins d’impact cette saison, maintenant que son franchise player se nomme Eric Paschall. Du coup, Chuck canarde bien fort alors que les images montrent un Klay Thompson s’échauffant au tir vêtu de la tunique des Warriors et de son bandeau pour un look toujours plus old-school. Voir l’arrière de Golden State se remettre de sa rupture des ligaments croisés contractée lors des dernières Finales après un choc aérien avec Danny Green au Game 6 n’a pas attendri Barkley, au contraire.

Charles Barkley allume Draymond Green « Il ne parle plus beaucoup depuis qu’il tourne en triple-simple ».

En effet, Draymond Green tourne actuellement à 8,3 points à 38,4% aux tirs, 6,3 rebonds et 5,5 passes décisives par match dans le marasme de Golden State, soit nettement moins que lors des années fastes des Warriors. Si la punchline de Charles Barkley est joliment placée, il est bon de rappeler que les seules stats supérieures à 10 dans la carrière de Draymond sont les points, entre 2014 et 2018. A la décharge de Draymond Green, son impact est toujours allé au-delà des chiffres et il a toujours eu son importance lors des titres 2015, 2017 et 2018 (et aussi dans la défaite en 2016 malheureusement). En tout cas, pour la gratuité du tacle, on salue Chuck pour l’effort.

Candidat n°2 : Charles Barkley n’en a pas fini et s’en prend à Kyrie Irving

Kyrie Irving ne fait pas grand-chose pour se mettre les gens dans sa poche cette saison, entre manque de leadership, absences prolongées pour cause de blessure et déclarations maladroites. L’ancien Celtic divise beaucoup malgré des stats bien garnies et une grande fluidité dans son jeu. Toutefois, la position de Tonton Drew semble parfois fragilisée, d’autant que Spencer Dinwiddie a fait plus qu’assurer l’intérim en son absence, devenant même un candidat crédible au All-Star Game malgré son absence de la liste des remplaçants. Et ça, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : Charles Barkley s’est occupé du reste avec le natif de Melbourne.

« Cette année, il avait l’opportunité d’être un leader. Il a déjà manqué la moitié des matchs, et il revient pour dire des trucs idiots comme ça. Je pense que les Nets devraient être inquiets, ils ont tout misé sur Kevin et Kyrie mais si aucun des deux ne sait être un leader, ils ne gagneront pas. »

Pour le coup, difficile de donner tort à Barkley, après l’échec relatif d’Uncle Drew à Boston, et une équipe de Brooklyn qui a su tourner sans lui et qui doit s’adapter à son retour, Kyrie ne peut pas vraiment rallier tout le monde à sa cause et ses déclarations ne vont pas en ce sens. S’il a été un formidable lieutenant de LeBron James à Cleveland, force est de constater après son passage à Boston et son début d’expérience à Brooklyn qu’Irving n’est probablement pas un leader dans l’âme. Reste à voir ce que ça va donner lorsqu’il reviendra dans cette position quand Kevin Durant (qui a également pris une balle perdue au passage) reviendra sur les parquets. Une chose est sûre par contre : Kyrie le platiste va devoir changer sa communication.

Candidat n°3 : Lonzo Ball en place une pour Patrick Beverley, trop petit pour lui

Certains s’en souviendront : lors d’un Lakers – Clippers, Patrick Beverley est totalement rentré dans la tête de Lonzo Ball dès les premières minutes du match, entre pression défensive étouffante et trashtalking parfois limite, le chien de garde n’a fait aucun cadeau à celui qui était à l’époque rookie. Beverley a construit un lotissement voire même carrément une ville entière dans le crâne de son adversaire. Un match que l’aîné de LaVar n’est pas près d’oublier. Toutefois, sous la tunique des Pelicans, Lonzo a pris de l’expérience, et sa revanche par la même occasion, il a bien montré que même un tel chien de garde ne lui marcherait plus dessus aussi facilement.

Lonzo Ball marque sur la tête de Patrick Beverley en lui faisant savoir qu’il est trop petit.

Malgré la défense de fer de Patrick Beverley, Lonzo Ball arrive à déclencher son tir et à faire ficelle sur la truffe de son défenseur. Remonté comme une pendule, l’ancien Laker signifie à son propriétaire (honnêtement, c’est toujours le cas vu leur contentieux) qu’il est trop petit pour pouvoir défendre sur lui. Un retour de bâton pour le pitbull des Clippers, qui cette fois-ci se retrouve du mauvais côté de la punchline. Attention aux retrouvailles, si PatBev peut bien décider d’éteindre Lonzo Ball à tout moment, ce dernier montre également qu’il ne faut pas le prendre à la légère et qu’il ne reculera pas. Une belle mentalité de part et d’autre.

Candidat n°4 : Tyler Herro a un petit message pour Landry Shamet

La patte Jimmy Butler se fait sentir même sur les rookies de Miami : chaque joueur va vouloir trashtalker son adversaire au moindre panier marqué. On exagère mais on n’en est pas si loin. A l’image de Tyler Herro qui score sur la truffe de Landry Shamet lors du match face aux Clippers. Le 13ème choix de la dernière Draft, qui a une tronche à jouer dans Peaky Blinders avec ses coéquipiers Meyers Leonard et Duncan Robinson, enrhume l’ancien Sixer et fait ficelle à mi-distance, la suite, un petit trashtalking sur lequel nous allons revenir.

Tyler Herro a dit « Tu ne peux pas me défendre » à Landry Shamet.

Outre le fait que cette phrase est désormais trop utilisée par n’importe quel joueur étant ou non aguerri dans le domaine du « parler poubelle », c’est le timing dont il faut parler dans cette histoire. Si on ne peut pas reprocher à Tyler Herro de vouloir entrer dans la tronche de son adversaire au cours du match, on peut lui reprocher de le faire lors d’une défaite 122-117 à domicile, la faute au premier triple-double en carrière de Kawhi Leonard. De surcroît, Herro finit à 19 points certes, mais à 8/19 aux tirs dont 2/10 à 3 points pendant que Landry Shamet aligne 22 points à 8/15 dont 6/12 à 3 points. Shamet a donc plus scoré que Herro en moins de tirs. Trashtalker c’est bien, avec un meilleur timing c’est mieux.

Candidat n°5 : Enes Kanter ne loupe pas Kendrick Perkins

Il s’était déjà signalé lors d’une édition antérieure du TrashTalk Award en se chauffant avec Kevin Durant par tweets interposés, et il a décidé de récidiver, encore une fois malgré lui, face à Enes Kanter. Kendrick Perkins s’est fendu d’une (tentative d’) analyse concernant les Celtics, critiquant indirectement le poste de pivot. Du coup, le pivot turc, fidèle à son habitude, l’a probablement un peu pris pour lui et n’a pas hésité longtemps avant de sortir l’artillerie lourde sur Twitter pour dézinguer l’ancien pivot de Boston, champion en 2008.

« Il manque une chose aux Celtics, et c’est un pivot qui peut solidifier leur défense. Qui n’est pas d’accord ? Gordon Hayward contre Steven Adams ? »
« Ne vous droguez pas les enfants »

Si Enes Kanter n’est pas vraiment réputé pour sa défense, ce n’est pas le cas du pivot titulaire Daniel Theis. L’Allemand n’est pas un All-Star en puissance mais s’avère très précieux dans la défense collective des Celtics qui commence dès le périmètre avec des gars comme Jaylen Brown, Marcus Smart ou encore Semi Ojeleye. Chacun se met au diapason et cela donne la troisième meilleure défense en terme de points encaissés et la quatrième en terme de defensive rating. S’il est difficile de contredire Kendrick Perkins sur l’impact que peut avoir Steven Adams sur une défense, il est difficile de le soutenir dans le sens où les Celtics sont au coude à coude avec les Raptors et le Heat pour être le dauphin des intouchables Bucks à l’Est. Du coup, Kanter a décidé de tirer à balles réelles, comme souvent

Du lourd donc pour cette semaine de NBA, avec de la punchline et du tacle en veux-tu en voilà ! La réponse à la question suivante vous revient : qui a eu la plus grande gueule sur cet épisode ? A vous de nous le dire.

Mais qui a eu la plus grande gueule en NBA cette quinzaine ?

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