MIP Rankings

Meilleure Progression de l’Année 2019-20 : on passe sur un duel entre une poutre floridienne et une baguette de Louisiane

adebayo ingram 30 janvier 2020

Nota bene : Alex Caruso est hors-catégorie.

Source image : montage TrashTalk via NBA League Pass
Nouvelle page du grand livre des NBA awards avec aujourd’hui notre troisième classement annuel des meilleures progressions de la saison, autrement dit ceux qui pourraient concourir pour le trophée de MIP 2019-20. Allez, ode immédiate à ceux qui nous surprennent le plus cette saison, let’s go.
On ne change pas une équipe qui gagne, alors le maitre-mot reste l’objectivité bien sûr, même si vous verrez assez vite que l’on se permet quelques raccourcis avec le « réglement ». L’important étant qu’on vous donne notre ressenti et qu’on en parle ensemble derrière, car à ce qu’on sache ce n’est pas – encore – à nous que la NBA demande de voter. On en profite, tiens, pour mentionner quelques gus qui auraient pu craquer notre Top 10 du mois, sans rancune les gars ce sera peut-être pour février. Alors messieurs Jayson Tatum, Kelly Oubre, Pascal Siakam, Luka Doncic, Trae Young, Richaun Holmes, Markelle Fultz, Jonathan Isaac, Malcolm Brogdon, Andrew Wiggins, Montrezl Harrell, Davis Bertans ou Terry Rozier on ne lâche rien, les places d’honneur sont là, tout près.

#10 Kelly Oubre Jr.

Les statistiques ne sont pas forcément très significatives, mais la progression de Kelly dans l’impact l’est beaucoup plus. Véritable two-way player comme il en existe peu dans la Ligue, KOJ conditionne bien souvent la forme de son équipe aux côtés de la torche Booker. Plus constant et all-around que Rubio, plus concerné que Deandre Ayton, l’ailier gaucher n’est pas seulement terriblement stylé puisqu’il est devenu cette saison un vrai joueur de basket, du genre de ceux qu’on apprécie tout particulièrement. Vrai guerrier, vrai papatte, vrai trashtalker, l’ancien cas soc’ de Washington y est en tout cas pour beaucoup dans la saison presque réussie des Suns et fait clairement partie des mecs qui nous font mettre des réveils entre trois et quatre heures du mat. Allez Kelly, un poil plus d’altruisme de temps en temps et on se rapprochera du beau gosse ultime.

Stats 2018-19 : 15,2 points à 44,5% au tir dont 32% du parking et 77,5% aux lancers, 4,7 rebonds, 1,2 passe et 1,2 steal en 28 minutes

Stats 2019-20 : 18,4 points à 45,4% au tir dont 33,9% du parking et 78,4% aux lancers, 6,5 rebonds, 1,6 passe et 1,4 steal en 34 minutes

#9 Davis Bertans

On connait un vieux grincheux qui doit bien faire la gueule du côté de San Antonio. Parmi les bonnes surprises des Spurs la saison passée, le sniper letton a pris l’été dernier la direction de la capitale fédérale pour laisser place à Marcus Morris du côté de Fort Alamo. On connait la suite à SA, et si la tête du double M a depuis été mise à prix aux alentours de l’AT&T Center, Davis Bertans, lui, s’éclate dans le grand n’importe quoi des Wizards. Des trains de buckets pris du parking et des wagons qui rentrent, la pression retombée au minimum après dix ans passés à évoluer sous les ordres de dictateurs venus d’Europe de l’Est, et au bout du compte une carrière de sniper qui décolle, le bras du garçon étant d’ores et déjà reconnu comme l’un des plus fiables et les plus dangereux du circuit. une moyenne de points multipliée par deux, un rôle qui l’est tout autant, tout ce qu’il fallait pour que Bertans s’affirme enfin comme un joueur qui compte dans la Ligue. Le rouquin a en tout cas très vite compris comment son époque fonctionnait, to be continued.

Stats 2018-19 : 8 points, 3,5 rebonds, 1,3 passe, 0,5 steal et 0,4 contre en 21,5 minutes

Stats 2019-20 : 15 points, 4,6 rebonds, 1,7 passe, 0,7 steal et 0,7 contre en 29,2 minutes

#8 Spencer Dinwiddie

L’histoire est beaucoup moins belle qu’il y a encore un mois mais elle n’est pas pour autant à jeter aux encombrants. Avec le retour aux affaires de Kyrie Irving, Spencer Dinwiddie a perdu à la fois son rôle de starter mais aussi celui de leader des Nets, et forcément la hype est retombée comme un soufflé. Les stats restent là, évidemment, et Spencer ne s’est pas transformé du jour au lendemain en vulgaire Shabazz Napier, mais les rêves de All-Star Game se sont très vite transformés en un retour à la routine d’une franchise huitième à l’Est. Tut tut… on nous fait signe dans l’oreillette que ce classement est là pour faire des compliments alors on y retourne avant de partir, on parle quand même d’un mec capable de prendre en mains une franchise toute entière et pas n’importe laquelle, et qui continue à viser le cœur de la cible même en étant réduit à un simple lieutenant depuis quelques semaines. Le joueur parfait en somme, et surtout une merveilleuse progression depuis un an, c’est un peu pour ça qu’on en parle aujourd’hui, finalement.

Stats 2018-19 : 16,8 points, 2,4 rebonds, 4,6 passes et 0,8 steal en 28,1 minutes

Stats 2019-20 : 21,4 points, 3,3 rebonds, 6,5 passes et 0,7 steal en 31,2 minutes

#7 Fred VanVleet

Fredo la Frite a raté quelques matchs en début d’année civile mais a cartonné dès son retour, participant à faire aujourd’hui de Toronto la deuxième meilleure équipe à l’Est. En quelques mois le pitbull est tout simplement passé de facteur X from the bench à leader de son équipe, aux côtés d’un duo Kyle Lowry / Pascal Siakam qui fait lui aussi le taf. Vraie sangsue en défense et possédant une paire de couilles en titane, FVV est aujourd’hui l’un des meilleurs meneurs de la Ligue et forme avec Kyle Lowry l’un de ses backcourts les plus dingues et ce des deux côtés du terrain. Rajoutez à cela un mental de guerrier et un sang qui se glace dans le money time et vous obtenez forcément l’un des chouchous de la Scotiabank et plus concrètement l’un des favoris pour le trophée de MIP 2020. Peut-être un peu court en face des noms ci-dessous mais clairement dans la course, et c’est tout à fait normal quand on a un nom de cycliste néerlandais.

Stats 2018-19 : 11 points, 2,6 rebonds, 4,8 passes et 0,9 steal en 27,5 minutes

Stats 2019-20 : 18 points, 3,8 rebonds, 6,9 passes et 1,9 steal en 36,2 minutes

#6 Domantas Sabonis

Plus les mois passent, plus Domantas s’affirme comme l’une des plus belles surprises de cette saison 2019/20. Sélectionné pour la première fois de sa carrière pour le All-Star Game, l’intérieur lituanien a plus que bien assuré l’interim en l’absence de Victor Oladipo, confirmant de ce fait la place des Pacers parmi les cadors de l’Est. Sabas n’aura peut-être pas le trophée cette année mais si on devait filer le trophée de la meilleure progression constante depuis quatre ans il serait pour lui, tant le mec gravit une marche supplémentaire chaque saison depuis son arrivée dans la Ligue. Aujourd’hui Dom-antas est à deux doigts d’être un vrai franchise player, il a ajouté l’intensité demandée par son poste au toucher hérité de papa et si Indiana ne fait rire personne c’est en grande partie grâce à son énorme contribution. Allez mon grand, n se voit à Chicago dans quinze jours, et c’est amplement mérité.

Stats 2018-19 : 14,1 points, 9,3 rebonds, 2,9 passes, 0,6 steal et 0,4 contre en 24,8 minutes

Stats 2018-19 : 18 points, 12,8 rebonds, 4,6 passes, 0,8 steal et 0,6 contre en 34,4 minutes

#5 Jaylen Brown

Encore un qui assume son nouveau contrat tiens. Comme son voisin du dessus Jaylen Brown confirme aujourd’hui la confiance placée en lui par ses dirigeants, et voilà qu’après deux années à tâtonner le gracieux arrière de Boston fait partie des meubles en ville. A deux doigts de valider lui aussi une première invitation au All-Star Game mais malheureusement moins bankable que son collègue Tatum, Jaylen a pourtant bel et bien la tête du véritable lieutenant de Kemba Walker. En attaque évidemment, le gars a dépassé la barre des 20 pions de moyenne et fait montre d’une belle constance, mais en défense surtout où le gamin a passé un beau cap, devenant presque instantanément l’un des two-way players les plus solides de la Ligue, le tout à seulement 23 piges. Vraie progression et vraie performance sur la durée, toujours plus dur d’ailleurs lorsque vous êtes attendus à un tel niveau. Congrats Jaylen, faut tenir maintenant.

Stats 2018-19 : 13 points à 46,5% au tir dont 34,4% du parking et 65,8% aux lancers, 4,2 rebonds, 1,4 passe et 0,9 steal en 25,9 minutes

Stats 2019-20 : 20,1 points à 49,4% au tir dont 39,2% du parking et 75,2% aux lancers, 6,6 rebonds, 2,4 passes et 1,2 steal en 33,6 minutes

#4 Devonte’ Graham

Léger contrecoups pour le sniper des Hornets, on appellera ça le sophomore wall, mais un simple coup d’oeil aux statistiques du garçon suffit à laisser Devonte’ bien haut dans notre classement. Un début de saison exceptionnel, un hiver un peu plus douloureux mais toujours ce statut de carabinier numero uno de son équipe, alors même que son propre coach ne savait pas où se situait l’apostrophe de son prénom il y a encore quatre mois. Le volume de tir est toujours là, ça rentre un peu moins mpais ça reste très sérieux, surtout pour un mec qui tournait à moins de cinq points de moyenne la saison passée. A voir si une éventuelle fin de saison sans pression lui permettra de retrouver la grosse flamme de l’automne, mais l’exercice 2019-20 est d’ores et déjà réussi pour Little Graham.

Stats 2018-19 : 4,7 points à 34,3% au tir dont 28,1% du parking, 1,4 rebond, 2,6 passes et 0,5 steal en 14,7 minutes

Stats 2019-20 : 18,2 points à 37,4% au tir dont 37,9% du parking, 3,6 rebonds, 7,6 passes et 0,9 steal en 35,1 minutes

#3 Shai Gilgeous-Alexander

Nouvelle place grattée par le sophomore canadien, non pas grâce à ses statistiques (légèrement en baisse en janvier) mais plutôt car le gamin continue de pousser son équipe à une aussi magnifique qu’inattendue septième place. Chris Paul a clairement pris le lead sur la période mais SGA est là et bien là, collectionnant lui aussi un bon paquet de records de précocité. On parle d’un gosse capable de marquer 30 points, de prendre 20 rebonds ou de lâcher 15 passes, on attend le jour où il le fera le même soir, et c’est en tout cas un joueur plein d’assurance et de talent – évidemment – qui nous est donné de voir cette saison dans l’Oklahoma. On savait que le Thunder avait fait un sacré pari en récupérant Shai et Chris à la place de Russell Westbrook, on a déjà compris que le pari était gagné.

Stats 2018-19 : 10,8 points et 2,8 rebonds en 26,5 minutes

Stats 2019-20 : 19,5 points et 6,1 rebonds en 35,6 minutes

#2 Bam Adebayo

Les deux leaders de notre classement continuent de s’échanger les deux plus hautes places du classement. Petite chute cette semaine pour Bam Adebayo mais attention, cela ne signifie en rien que l’apport du pivot du Heat a pris un coup dans l’aile. Loin de là car Bam Eudrice continue de pousser Mayami vers un magnifique bilan, en se positionnant avec l’expérimenté Butler comme l’élément central de la belle surprise floridienne. Exceptionnel protecteur d’arceau, point center par excellence, Bam Bam a vu triple à deux reprises déjà cette saison, dans la plus grande tradition d’un Draymond Green mais avec cinq ou huit centimètres de plus. Intouchable au poste grâce à sa vision de jeu, de plus en plus solide poste bas et dur comme un roc en défense, Adebayo ressemble peu ou prou au basketteur moderne parfait, plutôt flippant quand on sait que’il ne cesse de progresser, match après match, semaine après semaine. Bonus track ? Bam partipera dans quinze jours à son tout premier All-Star Game et franchement, c’est plus que plus que plus mérité.

Stats 2018-19 : 8,9 points à 57,6% au tir, 7,3 rebonds, 2,2 passes, 0,9 steal et 0,8 block en 23,3 minutes

Stats 2019-20 : 16 points à 40,9% du parking, 10,4 rebonds, 4,7 passes, 1,2 steal et 1,1 block en 34,5 minutes

#1 Brandon Ingram

Vous l’avez compris, c’est le troisième All-Star de la bande qui récupère ce mois-ci sa première place. Ça ne se joue finalement pas à grand chose avec son camarade du dessus, et peut-être que le fait de le voir continuer son carnage malgré le retour de Zion Williamson a pesé dans la balance. Zion ou pas Zion, le chef cette année s’appelle bien Brandon Ingram, et ceux qui, par exemple, ont vu le coton-tige éxécuter le Jazz quasiment à lui tout seul au milieu du mois ne nous contrediront probablement pas. Une marque à 49 points qui vient mettre le bolduc sur une saison en forme de paquet cadeau avec la barre des 25 points par match atteinte, et la sensation aussi, surtout, que le jeune homme a encore un million de kilomètres de progression à effectuer. Sur ses choix en attaque ou sur la partie distribution notamment, puisque niveau tir le bonhomem commence à se faire une sacrée réputation de mec chaud et humide comme le bayou. Là aussi le All-Star Game vient récompenser le lourd envoyé depuis octobre, et là aussi on valide tout à fait l’idée.

Stats 2018-19 : 18,3 points à 33% du parking, 5,1 rebonds, 3 passes, 0,5 steal et 0,6 block en 33,8 minutes

Stats 2019-20 : 25 points à 40,4% du parking, 6,3 rebonds, 4,3 passes, 0,9 steal et 0,8 block en 34,5 minutes

C’est tout pour ce mois de décembre, et même si un tel classement ne veut encore pas dire grand chose à cette période de l’année, on commence à apercevoir une vraie tendance. Bam ? Brandon ? Brandon ? Bam ? Peut-être qu’un nouveau larron viendra prendre place dans la course mais une chose est sûre : ce ne sera probablement pas John Wall ni C.J. McCollum. Totalement gratuit ça, mais on assume.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top