Heat

Le Heat refuse de perdre à Miami : victoire 117-116 face aux Sixers, scénario impensable, Tyler Herro incroyable

tyler herro 29 décembre

Il a des couilles en titane, comme on dit chez nous.

Source image : NBA League Pass

Mais qui va faire chuter à nouveau le Heat à domicile ? En back-to-back, après avoir battu Indiana hier soir, les hommes d’Erik Spoelstra se sont accrochés jusqu’au bout de la partie pour finir par l’emporter face aux Sixers. Nouvelle win, nouveau classique à l’American Airlines Arena.

On en parlait hier soir, justement. Il y a quelque chose de mystique autour de Miami, quand les gars du coin jouent devant leur public. Comme si le match durait plus longtemps que prévu, et le Heat trouvait systématiquement une façon de l’emporter. Il y a à peine 24 heures, on le mentionnait car les Pacers butaient sur cette troupe féroce, indomptable, des morts de faim refusant de perdre. C’était le hustle de Bam Adebayo suivi par les efforts de Jimmy Butler, qui permettait à la Heat Nation de rester quasi-perfect à domicile, la seule défaite de la saison ayant lieu face aux Lakers. Du coup, en sortie de marathon et avec des jambes bien lourdes, tout en accueillant des Sixers énervés d’avoir perdu à Orlando et d’avoir bloqué face à une défense de zone d’école primaire un peu plus tôt dans ce mois de décembre contre Miami, on ne donnait pas cher au Heat. On se disait qu’il allait y avoir un fight, ça c’est sûr puisque c’est dans l’ADN de ce groupe, mais qu’au final ce sont les potes de Ben Simmons qui finiraient par l’emporter. Et quelque part, ça allait dans ce sens, difficilement mais ça allait dans ce sens grâce à un Trey Burke inspiré dans le dernier quart, grâce à un Joel Embiid plantant même des bombes d’assassin en fin d’horloge, la polyvalence de Ben Simmons et les points précieux de Josh Richardson. La manière n’y était pas, clairement pas puisque c’est Miami qui menait en début de money-time, mais Philly semblait prendre le dessus quand il le fallait, au meilleur moment, c’est-à-dire au finish. Il n’y avait plus qu’à finir le job proprement. Il n’y avait qu’à réaliser une remise en jeu, planter deux points, ou alors chercher les lancers et stopper le rythme pour sanctionner sur la ligne. Moins de 24 secondes à jouer, deux points d’avance pour les Sixers, balle aux visiteurs. Il faut littéralement un cataclysme pour perdre ce match, surtout vu les joueurs expérimentés qui font partie du squad de Philadelphie. Non, vraiment, on ne peut pas voir le Heat sortir de ce pétrin et les Sixers réaliser le choke de cette fin d’année.

Well…

 

Au jeu du plus grand trou noir, à qui donner la palme d’or ? Est-ce à Tobias Harris, qui loupe son dunk alors qu’il aurait pu tenir la balle et faire couler l’horloge pour finalement aller aux lancers francs ? Est-ce à Brett Brown, propriétaire d’un temps-mort et qui a apparemment checké les Velib disponibles dans le coin quand il fallait surveiller ses hommes ? Ou est-ce à Joel Embiid, qui souhaitait avoir les lancers mais n’a pas pu faire face à une prise à trois alors que deux de ses coéquipiers étaient démarqués ? Cette séquence, à elle seule, mérite une statue pour le staff des Sixers, c’est indéniable. Mais ce qui va suivre revient à Miami… et à Hitchcock également. L’énorme trois-points de Tyler Herro derrière qui fait exploser la salle, l’interception de Jimmy Butler sur Embiid, un seul lancer réussi, tant pis, quoique pas trop tant pis puisque Josh Richardson obtient des lancers, et Ben Simmons envoie tout le monde en prolongation grâce à un rebond offensif de la dernière seconde. Ce qui ne va pas faire paniquer le Heat, conscient qu’il y a 5 minutes pour faire la différence. Pendant que Herro continue ses folies, Dragic sanctionne en pénétration, Adebayo joue des coudes et Philadelphie tente de maintenir le regard avec Ben Simmons dans les airs. L’idée va marcher, mais l’exécution finale sera digne des Sixers cette saison : faute d’Al Horford sur un dernier shoot tenté par Butler, l’arrière de Miami rentre un lancer et force Philadelphie à l’emporter au buzzer, ce qui ne se produira pas malgré le tir ouvert de Tobias Harris. Soulagement énorme à l’American Airlines Arena, 24h de folies passées dans cette salle et un back-to-back de grand garçon validé en apnée à la maison. Oui, le Heat a réussi à l’emporter une nouvelle fois malgré des conditions limitées, grâce à un effort collectif et l’élévation inattendue d’un gaillard quand il le faut. Hier soir c’était Bam et Dragic, cette nuit c’était Herro et Butler, qu’en sera-t-il de la semaine prochaine ? Miami refuse de perdre à la maison, et cela fait 2 très gros poissons de la Conférence Est qui peuvent le confirmer.

Que d’émotions en ce moment pour le Heat. Quand ce n’est pas pour faire plaisir à Chris Silva, ce sont tous les fans de Miami qui versent leurs larmes en voyant cette équipe tout donner sur le terrain. La loi reste la loi, on ne vient pas à la Triple-A en croyant l’emporter comme ça.

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