Pacers

Une fratrie historique : Jrue, Aaron et Justin Holiday, le premier trio de frères de l’histoire à jouer un match ensemble en NBA

C’était un moment attendu, qui aurait pu être foiré, mais qui a bien eu lieu cette nuit à New Orleans. Dans la victoire des Pelicans face aux Pacers, les frères Holidays sont rentrés dans l’histoire : Jrue, Aaron et Justin sont en effet le premier trio de frérots à jouer dans le même match, dans l’histoire de la NBA.

Imaginez quelques secondes la fierté des parents, d’une mère qui a donné naissance à trois ballers, d’un père qui a appris les premiers dribbles à ses rejetons, désormais tous les trois installés dans la meilleure ligue au monde. Il était là d’ailleurs, bombant le torse dans les gradins, portant fièrement son t-shirt Holiday Szn, comme s’il était l’homme de la soirée. Et quelque part, c’était bien lui l’homme de la soirée. N’en déplaise à LaVar Ball, l’histoire retiendra la famille Holiday pour la qualité de son trio, qui a participé à la même rencontre ce samedi en Louisiane. Par le passé, on avait déjà vu du trio se pointer dans la Ligue et se croiser, mais à des adresses différentes. Brent, Jon et Drew Barry étaient en NBA à la fin des années 90, sauf qu’en évoluant dans trois équipes opposées, il était impossible de les rassembler le même soir. Caldwell, Charles, Major et Wil Jones ont eux aussi fréquenté les mêmes parquets, mais avec des destinées différentes et les empêchant de se retrouver au même endroit au même moment. Walker, Campy et Frank Russell ? Pas les même ères. Mason, Miles et Marshall Plumlee ? Pas les mêmes maillots. L’histoire aurait pu s’écrire avant les Holiday Brothers… il y a une dizaine de jours. En effet, les Bucks et les Lakers s’affrontaient à Milwaukee, une affiche qui proposait Giannis, Kostas et Thanasis Antetokounmpo. Le problème, c’est que pour rentrer dans la légende il ne faut pas juste avoir un pantalon d’échauffement sur soi, il faut rentrer sur le terrain. Et si Giannis a fait du sale face à LeBron et compagnie, ses deux frérots ont dû sagement regarder la rencontre sans intervenir, menottés au banc par leur entraîneur respectif. La voie était donc libre pour la triade des vacances, qui s’est empressée d’écrire une belle ligne dans les bouquins d’histoire.

Cet été, on savait que cette scène serait possible, probable. On avait eu droit à la signature de Justin Holiday chez les Pacers, équipe dans laquelle figurait déjà son petit frère, Aaron. Du coup, pour les parents Holiday, c’était un grand moment de joie de savoir que le grand Justin allait pouvoir évoluer avec son petiot, lui donner des conseils, et peut-être créer une belle dynamique dans l’Indiana. Pendant ce temps-là ? Jrue roulait sa bosse à New Orleans, espérant construire sur la hype de l’été et la Draft de Zion Williamson. La suite, on la connaît. Les rumeurs de transferts entourent désormais le bon Jrue, qui intéresse de nombreuses franchises à quelques semaines de la trade deadline. Et chez les Pacers ? C’est régalade avec les deux frères, Aaron et Justin s’éclatant dans leur rôle. Le sophomore n’était pas attendu avec autant de responsabilités, mais avec la blessure de Malcolm Brogdon, la mobylette a su saisir sa chance pour entrer dans le coeur des fans. Le plus âgé apporte sérénité en sortie de banc, et sa connexion évidente avec son frère apporte des séquences souvent intéressantes en faveur d’Indiana. Ce samedi, c’est donc officiellement que le trio Holiday a pu rentrer dans l’histoire, avec l’entrée en jeu de Justin en milieu de premier quart-temps : trois frères qui galopent sur le même terrain, en même temps, une première all-time. Justin a parfois défendu sur Jrue, Jrue a parfois ralenti Aaron, tout ça devant un papa fier de voir ses boys se donner en NBA de la plus belle des façons. Est-ce qu’on pourra les voir tous les trois un jour dans la même équipe ? Difficile à dire, ce fût déjà une galère pour que Justin garde sa place dans la Ligue. Mais qui sait, si le meilleur des trois devient agent-libre et décide de réaliser un petit rêve d’enfance… voilà qui cimenterait définitivement la famille Holiday dans l’histoire.

Holiday avec Holiday aux côtés de Holiday, une photo de fin de match qui va rentrer dans les mémoires, une famille fière de voir les garçons réussir avec le sourire, et tout ça pendant les… vacances de fin d’année : parfois, ce sont ces belles histoires qui font qu’on adore la NBA.

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