Mavericks

Luka Doncic continue son festival : 30 minutes, 31 points, 12 rebonds, 15 passes et un Marquese Chriss énervé, quadruple-double validé

C’est l’histoire d’un petit blondinet qui débarque dans un quartier chaud fait de gros malabars tatoués et très égocentrés. Blondinet est une anomalie et certains des malabars présents ont du mal à l’accepter, surtout ceux d’entre-eux dont le QI est semblable à celui d’un girafon sous ecstasy.

Introduction un peu tapageuse on vous l’accorde, mais qui définit plutôt bien la rencontre cette nuit entre Luka Doncic et Marquese Chriss. D’un côté un génie qui n’est pas Marquese, dominateur depuis ses débuts et devenu une référence quasi all-time en à peine un an, et de l’autre côté un phénomène athlétique qui n’est pas Luka, drafté assez haut car prometteur à sa sortie de l’école, mais devenu depuis un quasi… paria à cause d’une éthique de travail proche de celle de J.R. Smith et une capacité à réfléchir digne d’un rocher de la Côte d’Opale. Et qu’est-ce qu’il se passe quand ces deux personnes se rencontrent et que l’un des deux en a un peu marre de voir que son adversaire a infiniment plus de talent que lui n’en aura jamais ? On vous laisse le découvrir :

Pas content le Marquese, tu m’étonnes. En même temps le gonze découvre des moves dont il ne soupçonnait même pas l’existence (faire une passe par exemple), logique que ça dégoupille, encore plus logique d’ailleurs quand on sait que le mec dégoupille quand même… assez souvent, ligne de plus à rajouter à son magnifique CV. Mais assez parlé de celui qui ne sera jamais la star des Dicos d’Or et parlons plutôt de ce match car il mérite qu’on vous en touche un mot. Un qui mérite, tiens, D’Angelo Russell. Clairement en forme depuis quelques matchs, le futur coéquipier de Karl-Anthony Towns et Devin Booker a démarré son match pied au plancher avec… douze points en moins de deux minutes, à 5/5 au tir, dans un début de rencontre qui nous teasait le plus beau 175-172 qui soit, début de match qui voyait également Luka Doncic et les Mavs se lancer dans un concours à 3-points géant (les cinq premiers paniers du match marqués du parking, trois par Luka Superstar). Le meilleur meneur de l’histoire des Nets depuis Jason Kidd et Deron Williams finira d’ailleurs sa première mi-temps avec un irréel… 30 points à 8/10 du parking du Livre des Records, alors que le score affichait 74-72 Mavericks et que Luka Doncic en était déjà à une partition de 25 points, 8 rebonds et 7 passes. *

All-Star Game avec seulement trois stars, mais un samedi soir en rentrée de cuite… on prend.

La deuxième mi-temps sera malheureusement un chouïa moins excitante, puisqu’on peut finalement la résumer à ceci. Embrouille gentille entre l’âne de Shrek Draymond Green et Ivan Drago Krsitaps Porzingis, embrouille donc entre Marquese Chriss et Luka Doncic, un Luka Doncic qui ira d’ailleurs chercher très vite son nouveau triple-double, son neuvième de la saison et son dix-septième en carrière (dépassant Jason Kidd au classement all-time des triples-doubles en 25 points et + de la franchise), et un record de franchise également pour les Mavs au nombre de shoots rentrés du parking (le record de la NBA qui a même failli tomber grâce à messieurs Hardaway Jr., Krstaps et Seth Curry), puis, enfin, moment clé du match, ce choc entre la tête de D’Angelo Russell et le popotin de Luka, qui obligera le meneur des Dubs à faire entrer la civière sur le parquet. Plus de peur que de mal au final mais le mood career high brisé en plein vol pour un homme qui reviendra finalement aux affaires trop tard, puisque Dallas avait entre temps passé la seconde et mis un écart définitif aux Warriors dans un troisième quart… à la mode Warriors justement. Luka Doncic ? Il finira tranquillement son match avec un petit 31/12/15 des familles, avec une nouvelle fois une démo énervante mais tellement crémeuse, offrant aux Mavs une nouvelle victoire dans une première partie de saison décidément incroyable.

Une première mi-temps de gala, 45 points marqués au troisième quart pour tuer le match et planquer les cadres en vue du passage de l’huissier Cheval du choc de ce soir face aux… Lakers, on part donc sur une soirée réussie pour les Mavs. Soirée réussie, Mavs, Luka triple-double, on ne va pas tarder à nous dire que c’est un pléonasme.

warriors stats 29 décembre mavs stats 29 décembre

4 Commentaires

4 Comments

  1. P-Square

    29 décembre 2019 à 12 h 57 min at 12 h 57 min

    J’apprécie fortement le contenu de vos articles peignant l’univers NBA avec un angle totalement autre que celui des journalistes classiques. Mais je trouve que qualifier Draymond Green de « l’âne de Shrek » est réellement irrespectueux au vu du QI basket très développé qu’a pu démontrer ce joueur.
    Aussi, peut-être a-t-il eu des comportements déplacés mais je trouve que le traitement réservé à Marquese Chriss est assez exagéré. M’enfin bon

    • Giovanni Marriette

      29 décembre 2019 à 14 h 44 min at 14 h 44 min

      Salut P-Square ! L’âne de Shrek c’est uniquement dû à un GIF qui avait pas mal tourné et mettant en parallèle les deux visages, rien à voir avec son IQ Basket qui est, je te l’accord, bien au dessus de la moyenne. Concernant Chriss par contre je ne peux que contester, c’est une vraie huïtre.

      • P-Square

        30 décembre 2019 à 13 h 24 min at 13 h 24 min

        Fair enough!
        Beaucoup d’amour pour votre taff les gars!

  2. ju

    2 janvier 2020 à 23 h 00 min at 23 h 00 min

    pourquoi vous jaquetez americain tous les 3 mots ^^

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top