Raptors

Never underestimate the heart of a champion : les Raptors l’emportent à Boston, avec le coeur, la manière et les balls

Kyle Lowry 29 décembre

L’ami Lowry, toujours en mission.

Source image : NBA League Pass

Après avoir pris une petit déculottée de la part des Celtics le soir de Noël, les Raptors se rendaient à Boston ce samedi afin de régler quelques comptes. Résultat du fight ? Une des plus belles victoires de Toronto cette saison (113-97), et pourtant il y en a eu un paquet de kiffantes.

Le comeback contre Dallas ? La victoire face aux Lakers ? Ou bien la leçon donnée à Joel Embiid à domicile ? On peut se pencher sur le calendrier des hommes de Nick Nurse, relever quelques victoires impressionnantes et aisément placer chacune tout en haut de la pile. Plus d’une fois en l’espace de deux mois, les Raptors ont séduit, étonné, changé le script en gagnant alors que les projections n’étaient pas en leur faveur. Une marque de combativité et d’abnégation qui est au coeur de cette équipe, globalement mise de côté cet été après le départ de Kawhi Leonard et Danny Green, mais qui a permis à Toronto de finir bien des soirées avec la victoire plutôt que de repartir tête baissée. Cette nuit, à Boston, on peut en parler de ces foutues projections en leur défaveur, et de ce coeur de champion. Les Raptors n’avaient pas Pascal Siakam. Les Raptors n’avaient pas Marc Gasol. Les Raptors n’avaient pas Norman Powell. Les Raptors n’avaient pas l’arbitrage non plus avec eux, obtenant 20 lancers francs de moins que les Celtics et étant sifflés 15 fois de plus que les gars de Boston (32 fautes à 17). Les Raptors n’avaient même pas la possibilité de se pointer dans une salle abordable, puisque Jaylen Brown et ses potes n’avaient perdu qu’une seule fois devant leur public depuis octobre dernier. On peut aligner tous les éléments sur la table, même le fait que les Cs étaient en back-to-back après avoir joué Cleveland hier soir, et une chose était claire, sûre et certaine auprès de quasiment tous les observateurs : ce n’est pas Toronto mais Boston qui était favori dans cette rencontre. Et pourtant, grâce à un plan de jeu efficace et un groupe soudé, ce sont les visiteurs qui sont repartis du TD Garden avec la gagne, une des plus belles de toute leur saison.

Offensivement, on peut parler de la première mi-temps très sérieuse de Serge Ibaka, des banderilles assassines d’un Kyle Lowry qui semble adorer le Massachusetts, de Patrick McCaw qui a peut-être réalisé son meilleur match en carrière, et de tant d’autres copains venant du pays de Céline Dion. Mais ce n’est pas ça qui a marqué la rencontre, pas cet abus du pick and roll dès qu’Enes Kanter se retrouvait en face, histoire de punir les limites défensives du géant qui symbolisait la faiblesse de la raquette de Boston cette nuit (15 rebonds offensifs pour Toronto, 53 à 31 dans la bataille globale au rebond). Ce qui a clairement impressionné, c’est cet effort défensif monumental proposé par tous les joueurs des Raptors, eux qui avaient l’air déterminés à faire passer une soirée cauchemardesque à Kemba Walker et ses potes. Le retour de Marcus Smart dans la rotation devait injecter un coup de jus dans les plans de Brad Stevens, au lieu de ça c’est toute l’équipe verte qui a buté sur un mur canadien. Moins de 40% au tir, 21% et des poussières à trois-points, rares furent les moments où les Celtics pouvaient prendre un shoot en totale liberté, un adversaire se pointant systématiquement dans le champ de vision pour tenter de limiter les pourcentages de réussite. Du coup, malgré des fautes difficiles à gérer, les monstres comme Rondae Hollis-Jefferson, OG Anunoby, Chris Boucher ou Terence Davis ont rejoint Lowry, McCaw et Ibaka pour offrir un récital défensif. Pas un run de Boston dans le dernier quart qui permettait de croire à un comeback, et pas une seule autre réaction que des applaudissements pour ces Raptors venus chercher leur victoire en patrons. Les projections et pronostics n’allaient pas dans leur sens, clairement pas. Pas dans cette salle inatteignable, pas trois jours après avoir pris piquette devant les fans de Toronto, pas comme ça, de manière aussi impressionnante. Mais les Raptors ont montré qu’ils avaient du coeur, un coeur de champion, et que Nick Nurse contrôlait son effectif dans ce genre de soirée à la quasi-perfection.

Le respect, voilà ce qu’il faut donner à Toronto aujourd’hui après les avoir vus battre les Celtics sur leur parquet. Tant qu’il y a du coeur dans cette équipe, tout sera possible, envisageable, atteignable. Rendez-vous au prochain challenge, histoire d’empiler les pronostics en leur défaveur au-dessus d’eux…

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