Nuggets

Preview Nuggets – Pelicans : on avait commandé une rotule toute neuve pour Zion, elle n’est jamais arrivée

Zion Williamson

Tout ce qu’on voulait pour Noël, c’était lui.

Source image : YouTube

Encore un match qui s’annonçait très bien quand le calendrier est sorti en octobre et qui a perdu un peu de son attrait en cours de saison. Ce Nuggets – Pelicans avait de quoi être une affiche très excitante mais Adam Silver avait mal lu dans sa boule de cristal. On pensera plus à ce qu’on aurait pu avoir comme cadeau qu’à ce qu’on a effectivement reçu en guise de dernière rencontre du programme de Noël.

Quand on nous a annoncé que cette match-up clôturerait la soirée la plus magique de l’année, on l’a vu comme une dernière sucrerie à déguster à 4h30 : on se voyait déjà affalé dans le canap, le bide plein à craquer de papillotes et de basket, prêt à faire nos adieux à Santa Claus avec un dernier Kinder surprise : Nikola Jokic et ses Nuggets, grosse écurie de la Conférence Ouest contre les Zion Pelliamson. Les hommes de Mike Malone ne nous ont finalement pas déçu, après un début de saison un peu mou du genou (oui c’est Niko qu’on regarde quand on dit ça). Ils sont maintenant deuxièmes à l’Ouest (21-8) grâce à une fin d’année aussi haute en couleur que leur maillot city edition. Ça justifiait bien la petite prolongation de contrat que vient de signer leur coach, qui devrait rester dans le Colorado au moins jusqu’en 2023, selon le bon vieux Adrian Wojnarowski pour ESPN. Les Pels ? C’est tout l’inverse. On espérait voir une équipe de basket, on est tombé sur une troupe de mecs qui feraient mieux de devenir coiffeurs (spéciale dédicace à Jaxson Hayes). À leur décharge, ils ont beaucoup souffert d’une infirmerie plus pleine que les urgences de Paris le soir du Nouvel An. Après avoir claqué une magnifique série de 13 défaites de suite, le retour de chez le médecin de certains gars comme Derrick Favors a permis au Pels de rebooster un peu leur fierté, en remportant deux de leur trois dernières rencontres. Mais ça reste à confirmer, en attendant le retour de leur supposée pièce maîtresse.

L’absence dont tout le monde parle et qui explique sûrement en partie ce début de saison pourri, c’est évidemment celle de Zion Williamson. Et il faut dire qu’on ne peut pas s’empêcher d’être très déçu que la rotule la plus surchargée de la Ligue aie craqué. Voir les Pels sans Zion cette nuit, ce sera un peu comme si on avait commandé une PS4 avec le dernier 2K pour Noël et que tata nous avait offert un mikado à la place. On a le sentiment que tata s’est ouvertement foutu de notre gueule. Surtout que les bruits qui courent avaient indiqués un potentiel retour pile pour les fêtes. Scott Kushner du New Orleans Advocate nous a indiqué via Twitter que le phéno avançait dans sa convalescence mais qu’il ne serait pas encore game ready tout de suite. Dans ces conditions, si le match de ce soir au Pepsi Center était un tremplin pour 2020, alors les Pels auraient intérêt à ne pas se viander en sautant dessus, déjà que leur course d’élan était plutôt boiteuse. Car malgré une avant-dernière place à l’Ouest et un bilan bien crade (8-23), ils n’ont en réalité que six matchs de retard sur les Blazers, huitièmes. Il n’est peut-être pas trop tard pour J.J. Redick et son rêve de ne jamais rater les Playoffs mais les prochains matchs vont peser lourd dans la balance. Étant donné les incertitudes sur la date de résurrection du fils prodigue de la franchise, ce match de Xmas va se faire poser pas mal de questions à David Griffin : cette saison est-elle officiellement à foutre dans une benne ? Faut-il lancer l’opération tanking ? Faut-il se séparer de Jrue Holiday et Jay Jay Raidique avant la trade deadline ? Tout dépend de ce fameux genou et des résultats que vont obtenir les Pelicans en l’absence de son propriétaire.

« David Griffin a annoncé que Zion pouvait ‘mettre tout son poids’ sur son genou. Mais il a dit qu’il était ‘encore loin’ de démarrer sa saison. »

Les Pelicans jouent donc plus qu’un simple match de gala cette nuit à Mile High City et la tâche à accomplir ne sera pas simple du tout. Les Nuggets les attendent, fiers de leur série de sept victoires consécutives, qu’ils voudront poursuivre face à une équipe théoriquement bien plus faible. Finir la nuit sur de la Champions League contre le bas de tableau de Ligue 2, ce n’est pas exactement ce qu’on avait commandé, mais au cas où Brandon Ingram décide de fermer des bouches comme il l’avait fait contre ces mêmes Nuggets il y a un mois et demi, on surveillera quand même ce que nous réserve les oisillons privés de Zion.  

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top