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Les Nuggets passent à sept de suite avant les fêtes : le train de la mine est lancé, bonne chance pour l’arrêter

Le petit coup de moins bien constaté lors du road-trip à l’Est semble de l’histoire ancienne pour les Nuggets qui viennent d’enchaîner une septième victoire de suite en back-to-back cette nuit. En fait, il suffisait de promettre un peu de foie gras à Nikola Jokic pour Noël.

Deux stars en dilettante, un banc pas tout à fait au niveau et tout de suite quelques questions apparaissaient concernant Denver au terme d’une série de cinq défaites de six matchs lors d’une virée à l’Est début décembre. Puis, les disciples de Mike Malone sont rentrés à la maison, ont retrouvé l’altitude de la Mile High City et les raclettes de cohésion de groupe, et depuis l’équipe n’est plus la même. La rencontre d’hier en back-to-back à Phoenix en est encore un bel exemple. Largement devant après un quart-temps, les Nuggets vont d’abord subir le comeback des Suns jusqu’à accuser un retard de huit points à quatre minutes de la fin. Puis le Joker et Jamal Murray vont se répartir le travail pour s’assurer de quitter l’Arizona avec un W en plus dans le bilan. Encore auteur d’un triple-double (son sixième de la saison), le Serbe a laissé l’arrière signé au max l’été dernier achever leurs hôtes avec deux gros tirs bien clutch dans les 30 dernières secondes. 21ème victoire de la saison en 29 match et une deuxième place à l’Ouest à laquelle ils s’accrochent dans l’espoir d’obtenir à nouveau le seed 2 pour les Playoffs, comme la saison dernière. En tout cas pour ceux qui s’inquiétaient pour Denver, rassurez-vous car la machine est en marche.

On ne peut même pas parler de retard à l’allumage car ils avaient commencé la saison par un 13-3. Mais le mois de décembre avait fait mal au mental et au bilan tandis que l’entraîneur multipliait les messages bien vénère dans les médias pour réveiller ses troupes. Car plus que les résultats, c’est le body language qui n’allait pas avec un Niko Jokic en surpoids et une gueule de sept mètres de long tous les soirs comme si on l’avait privé de dessert alors que son duo canadien ne mettait rien dedans. Quand un des deux leaders tire la langue, Denver peut encore s’en sortir mais quand ce sont les deux qui n’ont pas l’esprit au basket ça devient compliqué. On ne sait pas ce qu’il s’est passé et on ne le saura sûrement jamais mais le plus important est de constater que les Nuggets ont remis le bobsleigh sur les rails, prêts à glisser sur la régulière pour arracher une médaille. L’avantage de la continuité dans l’effectif a mis un peu de temps à se faire sentir mais ça y est. Mike Malone n’a pas trop innové, on garde les ingrédients habituels à savoir de la défense (la meilleure du pays avec 101,8 points accordés par match) et une slow pace (29ème en NBA) pour laisser Big Honey arriver dans la moitié de terrain adverse avant de repartir dans l’autre sens. Pour l’instant, ça marche plutôt pas mal et les Pépites ont le champs libre pour venir titiller les Lakers tout en haut de la Conférence Ouest.

Los Angeles où les Nuggets sont justement allés s’imposer ce dimanche en profitant de l’absence de LeBron pour en coller 24 au leader de l’Ouest chez lui. On retrouve aussi dans leur récent tableau de chasse des équipes comme Portland, OKC ou encore Orlando et la série pourrait donc se poursuivre si l’on jette un rapide coup d’œil au calendrier. Déjà, Denver aura l’honneur de jouer le soir de Noël en recevant des Pelicans toujours privés de Zion. Puis, les Grizzlies et les Kings se succéderont encore au Pepsi Center. C’est seulement après que les choses se compliquent puisque les coéquipiers du Joker entament un road-trip qui les emmènera successivement à Houston, Indianapolis, Washington, Atlanta et Dallas. Mais avec un rythme d’un match tous les deux jours et sans aucun back-to-back, ce sera un test atteignable pour les Nuggets qui peuvent compter sur une belle profondeur de banc. Car si le load-management n’est pas trop au goût du chef, Mike Malone s’emploie à ne pas trop tirer sur la corde pendant la saison régulière. Jamal Murray est le joueur le plus utilisé avec 31,8 minutes de temps de jeu en moyenne. De quoi arriver en avril avec le réservoir plein pour résister à plusieurs Game 7 décisifs s’il le faut.

Au bout d’un tiers de la saison, un quatuor se dégage à l’Ouest et les Nuggets font évidemment partie du lot. Alors ne vous endormez pas sur les deux Los Angeles et Houston car la surprise pourrait venir d’un peu plus haut dans les montagnes cette année.

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