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Preview Spurs – Celtics : maintenant que Al Horford est parti, qui va défendre sur LMA ?

Lamarcus aldridge

LaMarcus, plus l’adversité est relevée, plus le shoot est compliqué, et plus il aime ça.

Source image : NBA League Pass

La troupe de Brad Stevens veut confirmer sa belle entame de saison en se déplaçant dans le Texas, à San Antonio, à 23h. Jamais facile d’arriver sur les terres de Gregg Popovich et d’y faire bonne figure. En même temps ça fait vingt ans que ça dure. Les hommes en vert savent à quoi s’attendre. Les deux équipes sont en forme, et la rencontre s’annonce disputée. Ambiance. 

Le AT&T Center fait partie de ces forteresses NBA où prétendre y gagner même en régulière demeure un beau challenge. L’institution Spurs fait pâlir les vingt-neuf autre franchises depuis belles lurettes. Il faut dire qu’en étant l’équipe la plus compétitive depuis plusieurs décennies, San Antonio affiche une régularité historique dans le paysage basket de la planète. Depuis les retraites de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili, ainsi que le départ de Kawhi Leonard, l’équipe semble en légère perte de vitesse. Le genre de baisse de rythme qui n’empêche pas les comparses de LaMarcus Aldridge et DeMar DeRozan d’enchaîner les saisons régulières plus que solides et de jouer les trouble-fête en postseason. Cela se traduit dans les chiffres, mais également dans le jeu, car même quand le groupe de Pop’ semble démarrer l’exercice 2019-20 en jouant avec un pied sur la pédale de frein, les Texans affichent un bilan correct de cinq victoires pour trois défaites. Après deux grosses semaines de compèt, les Eperons sont dans leurs standards, à la cinquième place à l’Ouest. Dans leur registre, les quintuples champions NBA excellent, à des lieux de la mode actuelle. Cette saison encore, ils sont l’équipe qui prend le moins de tirs extérieurs et ça ne leur fait pas trop défaut jusqu’ici.

En témoigne le franchise player LaMarcus Aldridge, pas complètement concerné durant les premiers matchs de son équipe. La mauvaise nouvelle pour les Celtics, c’est que l’ailier-fort s’est réveillé lors de la dernière sortie contre OKC, avec une performance à 39 points, 6 rebonds, 4 assists, 1 block et 2 steals à 19/23 au tir ! On parle d’un intérieur scoreur old-school avec une palette mid-range indéfendable, du jeu au poste léché et des turnaround jump shots tous plus compliqués les uns que les autres. Afficher 82,6% d’efficacité avec un tel répertoire, c’est tout simplement de l’art. La mission s’annonce d’ores et déjà relevée pour Brad Stevens et ses intérieurs, d’autant que le chef de la défense Al Horford s’est barré à l’intersaison du côté de Philadelphie. La rotation intérieure des C’s est plutôt dense, mais aucun joueur ne semble en mesure de contenir l’ancien leader de Portland. Enes Kanter est blessé, le Turc ne pourra pas faire parler sa jolie défense ses talents en attaque pour compenser, Daniel Theis ne fera très certainement pas le poids, et les profils de Williams, Tacko Fall et Vincent Poirier sont variés et intéressants, mais les gars sont encore des bébés à l’échelle NBA. Pour couronner tout ça, rappelons que LMA avait lâché un petit 48-13-6 en début d’année 2019 dans le Massachusetts. Bon courage pour stopper la bête.

Avantage net à l’intérieur pour San Antonio donc, mais la bataille des coachs sera très serrée. Et les Celtics auront plusieurs match-ups favorables avec leur ribambelle d’ailiers talentueux, poke Jaylen Brown, Jason Tatum et Gordon Hayward. Ce dernier a d’ailleurs lâché un historique 16/16 à deux points contre Cleveland il y a quelques jours (du jamais vu depuis Wilt Chamberlain, c’est dire la prouesse) pour taper son career-high avec 39 points. Bref, plein d’excellents joueurs à suivre dans ce gros match qui se jouera presque en prime time pour nous autres Européens.

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