Mondial

Luis Scola est éternel : une masterpiece de basket FIBA à 39 ans, encore une finale pour l’abuelo, respeto

Non, Luis Scola n’a pas encore dépassé Oscar Schmidt en tête du classement des meilleurs marqueurs de l’histoire de la Coupe du Monde, ce sera pour dans quatre ou huit ans. Mais à 39 piges, l’Argentin vient de porter sa nation vers la troisième finale de son histoire grâce à cette victoire face à la France (80-66).

Son duel à distance avec Rudy Gobert devait être l’une des clés de ce match et il suffit de regarder deux secondes la ligne de stat du Français pour comprendre que la soirée a dû être bonne pour le joueur actuellement en pré-retraite du côté des Sharks de Shangaï. Le futur quadra évoluait donc presque à domicile dans un pays qu’il connait bien désormais, depuis son départ en 2017, et devant un public argentin venu en nombre pour encourager sa sélection à l’autre bout du monde. Les supporters ne regretteront pas le déplacement et seront en feu ce dimanche pour la finale : l’Albiceleste a donné une leçon de panier-ballon à la Team France et son vétéran était complètement intenable. Car on avait déjà eu l’occasion de parler de Loulou (pas Labeyrie, celui avec moins de cheveux) dans ce Mondial mais le boss de l’équipe sud-américaine depuis le départ à la retraite de Manu Ginobili a sagement attendu de croiser l’EDF pour délivrer sa masterpiece devant les caméras du monde entier et sous les yeux de l’autre légende nationale ainsi qu’un futur Hall of Famer accessoirement ambassadeur de cette Coupe du Monde en Chine.

28 points à 3/4 de loin et 9/10 aux lancers-francs, 13 rebonds, 2 passes et 1 seule balle perdue en 34 minutes.

Vincent Collet ne pourra pas dire qu’il n’a pas été prévenu puisque Scola a donné le ton d’entrée avec 9 points en sept minutes pour mettre son équipe sur de bons rails. Sur le scouting report il était pourtant écrit que le numéro 4 avait 39 ans. Il a dû échanger son maillot avec quelqu’un d’autre vu la vitesse à laquelle il traverse le parquet avec deux coast-to-coast en back-to-back pour rassurer ses médecins au service gériatrique de Buenos Aires. L’ancien joueur des Rockets à l’époque de Yao Ming avait retrouvé sa condition physique de 20 ans sans les cheveux longs qui nécessitent beaucoup moins de shampooing aujourd’hui. Sans nouvelle de lui depuis plus de deux ans suite à sa disparition des parquets NBA, Luis Scola a tenu à nous montrer toute sa palette offensive à commencer par son adresse extérieure qu’il commençait à peine à développer à Toronto puis à Brooklyn pour ses deux dernières saisons dans la Grande Ligue. Apparemment, le 56ème choix de Draft de la cuvée 2002 n’est pas devenu un vieux con et s’est tout de suite adapté à l’évolution du jeu en bossant son tir du parking. Il tourne à 45% derrière l’arc depuis le début du Mondial mais il a évidemment attendu de nous croiser pour sortir son meilleur ratio avec un 3/4 qui pénalisait chaque sortie en retard de Rudy loin de sa zone de confort. Mais c’est peut-être bien son petit go-to move dos au panier qui a le plus fait mal aux Français, incapables de trouver la recette pour l’arrêter. Le genre de geste qui fera toujours ficelle, même dans cinquante piges.

Déjà médaillé d’or aux Jeux Olympiques 2004 et deuxième de la Coupe du Monde en 2002, Luis Scola à l’occasion de compléter sa jolie collection face à l’Espagne ce dimanche. Une manière, peut-être, de bien clôturer une carrière internationale remplie de succès pour le natif de Buenos Aires qui n’est plus très loin du trophée de MVP dans cette compétition.

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